Nucléaire: le chef de l'AIEA promet la «fermeté» face à l'Iran

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, tient une conférence de presse après une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA au siège de l'agence à Vienne, en Autriche, le 13 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, tient une conférence de presse après une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA au siège de l'agence à Vienne, en Autriche, le 13 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 14 septembre 2021

Nucléaire: le chef de l'AIEA promet la «fermeté» face à l'Iran

  • Grossi s'exprimait à l'ouverture de la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de l'agence. La menace d'une résolution sanctionnant l'Iran est «a priori» levée
  • Depuis février, Téhéran refuse de fournir les images des caméras, mais s'est engagé à les transmettre si les négociations diplomatiques pour sauver l'accord aboutissent

VIENNE : Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré lundi de sa "fermeté" à l'égard de l'Iran, alors que les médias iraniens ultraconservateurs criaient victoire au lendemain d'un compromis entre les deux parties.

"Depuis le premier jour, j'ai eu une approche ferme et juste avec l'Iran", a déclaré Rafael Grossi devant la presse à Vienne, un journaliste lui demandant s'il n'était pas temps de durcir le ton.

L'arrangement annoncé dimanche donne aux inspecteurs de l'instance onusienne la possibilité de vérifier le matériel de surveillance dans les installations iraniennes relevant de l'accord de 2015.

Ils vont désormais pouvoir se rendre sur place pour changer les disques durs, réparer ou remplacer les caméras si nécessaire... Mais il s'agit uniquement de maintenance et ils ne repartiront pas avec les données.

Depuis février, Téhéran refuse de fournir les images des caméras, mais s'est engagé à les transmettre si les négociations diplomatiques pour sauver l'accord, torpillé en 2018 par le retrait des Etats-Unis, aboutissent.

La presse iranienne conservatrice se félicitait lundi du fait que l'AIEA n'aura toujours pas accès aux cartes mémoire des caméras, alors que dans le même temps le programme nucléaire iranien monte en puissance. 

"Les yeux grands fermés", titrait ainsi le journal Vatan-é Emrouz, tandis que le quotidien Javan lançait: "L'Iran n'a pas révélé ses secrets à l'agence".

Interrogé sur l'ampleur de la tâche quand viendra le temps de passer en revue l'ensemble des images, M. Grossi a admis qu'il s'agissait d'une opération "qui n'avait jamais été faite, dans une certaine mesure". 

Mais "nos équipes techniques en ont la capacité (...), sans aucun doute", a-t-il affirmé. 

Il a par ailleurs redit ses inquiétudes concernant quatre sites non déclarés, où des matières nucléaires ont été détectées.

A ce sujet, il espère avoir "une conversation très claire" avec le nouveau gouvernement iranien, à l'occasion de sa prochaine visite à Téhéran prévue pour "très bientôt".

Le président ultraconservateur Ebrahim Raïssi a succédé au modéré Hassan Rohani, artisan de l'accord nucléaire de 2015 côté iranien.

Malgré "la ligne dure" de la nouvelle administration sur la question nucléaire, "nous devons aller de l'avant" et "régler ensemble" ces problèmes, a estimé le responsable de l'AIEA.

M. Grossi s'exprimait à l'ouverture de la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de l'agence. La menace d'une résolution sanctionnant l'Iran est "a priori" levée, a confié une source diplomatique.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.