Harcèlement d'inspectrices en Iran: l'AIEA dénonce des incidents «inacceptables»

La centrale nucléaire de Natanz a été touchée par une explosion en avril; ce que Téhéran a qualifié d'acte de « sabotage ». (Dossier/AFP)
La centrale nucléaire de Natanz a été touchée par une explosion en avril; ce que Téhéran a qualifié d'acte de « sabotage ». (Dossier/AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Harcèlement d'inspectrices en Iran: l'AIEA dénonce des incidents «inacceptables»

  • « Au cours des derniers mois, il y a eu des incidents liés aux contrôles de sécurité des inspecteurs sur un site iranien », indique l'AIEA dans une déclaration transmise mercredi à l'AFP, sans préciser la nature de ces incidents
  • « L'Agence a immédiatement et avec fermeté soulevé ce problème avec l'Iran », poursuit l'instance, qui dit avoir « expliqué de manière claire et sans équivoque que c'était inacceptable et que cela ne devait plus se reproduire »

VIENNE: L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a dénoncé des incidents "inacceptables" alors que des gardes de sécurité iraniens sont accusés d'avoir harcelé physiquement plusieurs inspectrices du gendarme onusien du nucléaire, selon un article du Wall Street Journal.

"Au cours des derniers mois, il y a eu des incidents liés aux contrôles de sécurité des inspecteurs sur un site iranien", indique l'AIEA dans une déclaration transmise mercredi à l'AFP, sans préciser la nature de ces incidents.

"L'Agence a immédiatement et avec fermeté soulevé ce problème avec l'Iran", poursuit l'instance, qui dit avoir "expliqué de manière claire et sans équivoque que c'était inacceptable et que cela ne devait plus se reproduire".

Les faits en question se sont déroulés dans l'usine d'enrichissement de Natanz (centre), rapporte le WSJ, citant des sources diplomatiques ainsi qu'un document des Etats-Unis réclamant "la fin d'une telle conduite". 

Des gardes auraient eu un comportement inapproprié envers des inspectrices et leur auraient ordonné d'enlever une partie de leurs vêtements, selon le quotidien américain qui fait état de quatre à sept incidents depuis début juin.

De son côté, "l'Iran a fourni des explications en invoquant des procédures de sécurité renforcées à la suite d'événements survenus sur un de leurs sites", précise l'AIEA.

Le complexe de Natanz avait été touché le 11 avril par une explosion, un "acte de sabotage" imputé par Téhéran à Israël.

"Les mesures de sécurité ont été renforcées de manière raisonnable. Les inspecteurs de l'AIEA se sont progressivement accommodés des nouvelles règles", a justifié dans un tweet l'ambassadeur iranien auprès des organisations internationales à Vienne, Kazem Gharib Abadi, en réaction aux informations de presse.

Les diplomates participent cette semaine à Vienne à la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs de l'AIEA. 

Ils doivent aborder ce mercredi le sujet du programme nucléaire iranien, alors que la République islamique, qui demande la levée des sanctions américaines, s'est nettement désengagée ces derniers mois des obligations prises dans le cadre de l'accord international de 2015.

Les négociations entre les Etats-Unis et les autres protagonistes (Iran, Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine et Russie) pour sauver ce texte, torpillé par l'ancien président américain Donald Trump, sont actuellement au point mort.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.