Les premiers touristes de SpaceX entament leur croisière spatiale

La fusée SpaceX Falcon 9 transportant l'équipage Inspiration4 est lancée depuis le Pad 39A au Kennedy Space Center de la NASA à Cap Canaveral, en Floride, le 15 septembre 2021. (Photo, AFP)
La fusée SpaceX Falcon 9 transportant l'équipage Inspiration4 est lancée depuis le Pad 39A au Kennedy Space Center de la NASA à Cap Canaveral, en Floride, le 15 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 septembre 2021

Les premiers touristes de SpaceX entament leur croisière spatiale

  • Ils doivent voyager plus loin que la Station spatiale internationale (ISS), à une orbite visée de 575 km. Ils feront chaque jour environ 15 fois le tour du globe
  • Pour SpaceX, il ne s'agit rien de moins que d'un premier pas vers une humanité multiplanétaire, la vision ultime d'Elon Musk

ETATS-UNIS : Quatre touristes spatiaux américains ont débuté mercredi un incroyable voyage en apesanteur dans un vaisseau de SpaceX, où ils doivent passer trois jours en orbite autour de la Terre sans aucun astronaute professionnel à bord, une première historique.

La fusée Falcon 9 a décollé à l'heure prévue, 20H02 locales (00H02 GMT jeudi) depuis le centre spatial Kennedy en Floride, dans un grondement et une boule de feu illuminant la nuit.

Quelques minutes plus tard, le premier puis le second étage de la fusée se sont séparés, laissant la capsule Dragon et ses passagers seuls dans le cosmos.

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Cette capture d'écran tirée de la diffusion Web en direct de SpaceX montre les membres d'équipage Hayley Arceneaux, Jared Isaacman, Sian Proctor et Christopher Sembroski après avoir été attachés à leurs sièges dans la capsule Crew Dragon avant le lancement de l'Inspiration4 au Kennedy Space Center de la NASA à Floride, le 15 septembre 2021. (Photo, AFP)

"Peu y sont allés avant et beaucoup vont suivre. La porte s'ouvre maintenant, c'est assez incroyable", a déclaré le milliardaire Jared Isaacman, commandant de la mission, depuis l'intérieur de la capsule après avoir atteint l'espace. 

Ils doivent voyager plus loin que la Station spatiale internationale (ISS), à une orbite visée de 575 km. Ils feront chaque jour environ 15 fois le tour du globe. 

Baptisée Inspiration4, la mission est censée incarner un pas vers une démocratisation de l'espace, en prouvant que le cosmos n'est pas réservé qu'à des équipages d'astronautes triés sur le volet et formés durant des années.

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Lancement de la fusée SpaceX Falcon 9 transportant l'équipage Inspiration4. (Photo, AFP)

Après avoir reçu la visite du patron de SpaceX Elon Musk, les quatre passagers s'étaient rendus sous le soleil et les applaudissements d'une petite foule vers le bâtiment où ils ont ensuite enfilé leur combinaison faite sur mesure. 

Puis ils ont rejoint le mythique pas de tir 39A -- d'où décolla notamment la mission Apollo 11 vers la Lune -- où ils ont embarqué, et, après une série de vérifications des systèmes, l'écoutille de la capsule a été fermée. 

Là-haut, ils pourront profiter d'une vue spectaculaire à travers un dôme de verre installé pour la première fois sur Dragon.

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Cette capture d'écran tirée de la diffusion Web en direct de SpaceX montre une fusée SpaceX Falcon 9 transportant l'équipage Inspiration4, Hayley Arceneaux, Jared Isaacman, le pilote Sian Proctor donnant un coup de pouce et Christopher Sembroski, après avoir décollé du Kennedy Space Center de la NASA en Floride , le 15 septembre 2021. (Photo, AFP)

La mission a été affrétée par Jared Isaacman, 38 ans, patron d'une entreprise de services financiers et pilote aguerri. Le prix qu'il a payé à SpaceX n'a pas été dévoilé, mais se compte en dizaines de millions de dollars. Il a offert trois autres sièges à des inconnus. 

Hayley Arceneaux, rescapée d'un cancer pédiatrique, est une assistante médicale de 29 ans. Elle est la plus jeune Américaine à se rendre dans l'espace, et la première personne avec une prothèse (de fémur).

Chris Sembroski, 42 ans, est un ancien de l'armée de l'Air américaine qui travaille désormais dans l'industrie aéronautique.  

Enfin, Sian Proctor, professeure de 51 ans, avait failli en 2009 devenir astronaute pour la Nasa. Elle est seulement la quatrième femme Afro-Américaine à aller dans l'espace. 

"C'était un honneur de discuter avec Sian Proctor", a tweeté peu après le décollage l'ancienne Première dame des Etats-Unis Michelle Obama. "Je pense à tous ces jeunes qui lèveront les yeux vers cet équipage et rêveront grand grâce à eux." 

Formation accélérée

Au terme de leur périple, ils entameront une vertigineuse descente pour amerrir au large de la Floride.  

Pour SpaceX, il ne s'agit rien de moins que d'un premier pas vers une humanité multiplanétaire -- la vision ultime d'Elon Musk.

Pour aider à comprendre l'effet de l'environnement spatial sur des novices, leurs données biologiques (rythme cardiaque, sommeil...) ainsi que leurs capacités cognitives seront analysées. Ils se plieront également à des tests comparant leurs performances avant et après le voyage.  

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Cette capture d'écran extraite de la diffusion Web en direct de SpaceX montre une vue du tableau de bord avec le pilote Sian Proctor (R) ainsi que l'équipage d'Inspiration4. (Photo, AFP

Leur entraînement n'a duré qu'environ six mois. Le vol devrait rester entièrement automatisé, mais l'équipage a été formé par SpaceX pour pouvoir prendre le contrôle en cas d'urgence.  

Pour se préparer, ils ont également effectué un trek dans la neige jusqu'à plus de 3 000 mètres d'altitude, et supporté la force g d'une centrifugeuse (long bras en rotation rapide) et de vols en jet.  

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Ils doivent voyager plus loin que la Station spatiale internationale (ISS), à une orbite visée de 575 km. Ils feront chaque jour environ 15 fois le tour du globe. (Photo, AFP)

La mission sert par ailleurs de levier pour une immense levée de fonds pour l'hôpital pédiatrique de St Jude (Memphis, Tennessee), où travaille Hayley Arceneaux après y avoir été soignée enfant. Dans le vaisseau se trouvent divers objets (ukulélé...) qui seront ensuite mis aux enchères. 

Secteur en ébullition

Cette mission conclut un été marqué par l'envol de milliardaires au-dessus de l'ultime frontière: Richard Branson le 11 juillet, à bord du vaisseau de Virgin Galactic, puis quelques jours plus tard Jeff Bezos, avec sa société Blue Origin. Mais ces vols suborbitaux n'offraient que quelques minutes en apesanteur. 

Des touristes se sont déjà rendus en orbite: de riches personnalités sont par exemple allées dans l'ISS entre 2001 et 2009, à bord de fusées russes. 

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Une traînée suit la fusée SpaceX Falcon 9 avec la capsule Crew Dragon alors qu'elle vole en orbite après avoir décollé de la rampe de lancement 39A au Kennedy Space Center de la NASA pour la première mission entièrement privée à voler en orbite le 15 septembre 2021 à Cap Canaveral, en Floride. (Photo, AFP)

Mais l'avènement des programmes d'entreprises privées marque aujourd'hui un tournant.  

"Félicitations, Inspiration4!", a tweeté le patron de l'agence spatiale américaine, Bill Nelson, après le décollage. "Nous sommes impatients face à l'avenir, un (avenir) où la Nasa n'est qu'un client parmi de nombreux autres dans le secteur spatial commercial."

SpaceX a déjà envoyé 10 astronautes vers l'ISS pour le compte de la Nasa lors de ses trois précédentes missions habitées, et prévoit par la suite d'autres vols de tourisme spatial. Le prochain dès janvier 2022, avec trois hommes d'affaires à bord. 


Trump dit que cela lui est égal que l'Iran reprenne ou non les négociations

 Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il se moquait de savoir si l'Iran reviendrait à la table des négociations avec les Etats-Unis, après l'échec de pourparlers à Islamabad. (AFP)
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il se moquait de savoir si l'Iran reviendrait à la table des négociations avec les Etats-Unis, après l'échec de pourparlers à Islamabad. (AFP)
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  • Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il se moquait de savoir si l'Iran reviendrait à la table des négociations avec les Etats-Unis
  • "Cela m'est égal qu'ils reviennent ou non. S'ils ne reviennent pas, ça me va très bien", a déclaré M. Trump

JOINT BASE ANDREWS: Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu'il se moquait de savoir si l'Iran reviendrait à la table des négociations avec les Etats-Unis, après l'échec de pourparlers à Islamabad.

"Cela m'est égal qu'ils reviennent ou non. S'ils ne reviennent pas, ça me va très bien", a déclaré M. Trump aux journalistes sur la base militaire d'Andrews, près de Washington, à son retour d'un week-end passé en Floride.

 

 


Les Etats-Unis et l'Iran affichent leur méfiance avant les négociations au Pakistan

Le vice-président américain JD Vance, au centre, marche aux côtés du chef des forces de défense et chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir (à gauche), et du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais Mohammad Ishaq Dar, après son arrivée à Islamabad le 11 avril 2026. (AP)
Le vice-président américain JD Vance, au centre, marche aux côtés du chef des forces de défense et chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir (à gauche), et du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais Mohammad Ishaq Dar, après son arrivée à Islamabad le 11 avril 2026. (AP)
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  • Les négociations Iran–États-Unis s’ouvrent à Islamabad dans un climat de forte méfiance, avec des divergences sur les conditions préalables, notamment le Liban et le déblocage des actifs iraniens
  • Le contexte régional reste extrêmement tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban, les tensions autour du cessez-le-feu, et les désaccords persistants sur le nucléaire iranien et le détroit d’Ormuz

ISLAMABAD: Les négociations de paix entre l'Iran et les Etats-Unis doivent débuter samedi au Pakistan, sous le signe d'une méfiance mutuelle affichée par les deux parties.

"Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance", a déclaré l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à son arrivée vendredi soir à Islamabad, où il mène une délégation de plus de 70 personnes.

Les négociations passées avec les Etats-Unis se sont toujours finies par "des échecs et des promesses brisées", a appuyé le responsable, cité par la télévision d'Etat iranienne.

Avant son arrivée, Mohammad Bagher Ghalibaf avait également prévenu que "deux mesures sur lesquelles les parties se sont mises d'accord" devaient encore être appliquées avant toute négociation, à savoir "un cessez-le-feu au Liban" et "le déblocage des actifs de l'Iran".

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a toutefois tenu à rassurer sur la tenue des pourparlers, affirmant vendredi lors d'une allocution à la nation que les négociations se tiendraient "pour instaurer la paix".

- "De bonne foi" -

Au moment de partir pour Islamabad, le vice-président américain JD Vance -- qui mène la délégation des Etats-Unis -- avait lui appelé Téhéran à "ne pas se jouer" de Washington, tout en promettant d'"essayer de mener des négociations positives".

"Si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait disposés à leur tendre la main", a-t-il déclaré.

L'arrivée de JD Vance est prévue samedi matin. Il sera accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump.

Islamabad, placée sous haute sécurité, s'est transformée en ville fantôme avant les négociations qui doivent se tenir dans un hôtel de luxe.

A Téhéran, des Iraniens ont témoigné auprès de l'AFP de leurs doutes, comme cet habitant de 30 ans, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"On ne devrait pas prendre Trump aussi au sérieux. Il veut rayer une civilisation de la carte et douze heures plus tard, met en place un cessez-le-feu qui ne repose sur rien", résume-t-il.

- Pourparlers Liban-Israël -

Depuis la conclusion de la trêve de deux semaines mardi, Téhéran et Washington s'opposent en outre sur la question de l'inclusion du Liban dans l'accord. Israël est déterminé de son côté à y continuer sa lutte contre le Hezbollah pro-iranien.

Quelques heures à peine après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, des frappes israéliennes ont fait 357 morts au Liban mercredi, selon un nouveau bilan. Israël a dit avoir tué 180 combattants du Hezbollah ce jour-là.

Ces bombardements sont les plus meurtriers dans le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février.

Vendredi, de nouvelles frappes ont tué 13 membres des forces de sécurité dans le sud du Liban, selon l'agence de presse d'Etat libanaise.

En Israël une trentaine de tirs en provenance du Liban vendredi ont provoqué des dégâts matériels, selon l'armée.

Parallèlement aux discussions irano-américaines, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, selon la présidence libanaise.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait auparavant donné son feu vert à des "négociations directes".

Le Hezbollah rejette cette initiative, et son chef Naïm Qassem a appelé vendredi les responsables libanais à ne pas faire de "concessions gratuites" à Israël.

En retour, Israël a déclaré vendredi, par la voix de son ambassadeur aux Etats-Unis, refuser d'évoquer un cessez-le-feu avec le Hezbollah lors de ces pourparlers.

- Ormuz et nucléaire -

Autre ombre au tableau des négociations entre toutes les parties au conflit: le détroit d'Ormuz. Le trafic maritime y reste entravé, alors que sa réouverture par l'Iran était une condition du cessez-le-feu.

Donald Trump a affirmé que l'Iran n'avait "aucune carte en main" si ce n'est le blocage de ce point de passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Le président américain a menacé le pays de nouvelles frappes en cas d'échec des discussions.

Quelques heures plus tard, il a assuré devant la presse que le détroit serait "bientôt ouvert", et que cela se ferait "avec ou sans" les Iraniens.

Pour Donald Trump, "ça va s'ouvrir automatiquement" car l'Iran "ne se fait pas d'argent sinon".

Les deux belligérants s'opposent aussi sur le dossier-clé du nucléaire.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a ainsi exclu toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium, une des demandes fondamentales des Etats-Unis et d'Israël qui accusent Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique. La République islamique défend elle son droit au nucléaire civil.


Trêve de deux semaines entre les États-Unis, Israël et l’Iran

De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
De la fumée s’élève à la suite de frappes sur Téhéran le 7 avril 2026. (AFP)
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  • Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran prévoit l’arrêt des attaques américaines et la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des négociations prévues au Pakistan pour tenter d’aboutir à un accord durable
  • Des divergences majeures persistent (nucléaire, sanctions, présence militaire), et la trêve n’inclut pas le Liban, où les hostilités se poursuivent

WASHINGTON: Les Etats-Unis et l'Iran se sont accordés mardi pour un cessez-le-feu de deux semaines, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique.

Voici ce que l'on sait de la trêve entre les deux pays, qui devraient entamer vendredi des pourparlers au Pakistan, pays médiateur dans la guerre au Moyen-Orient.

La trêve selon Washington

Joint par l'AFP au téléphone, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que pour Washington, la victoire était "totale et complète."

Les Etats-Unis vont interrompre les attaques sur l'Iran durant deux semaines, et Téhéran va en retour rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz.

Téhéran a accepté "l'OUVERTURE TOTALE, IMMÉDIATE ET SÉCURISÉE du détroit d'Ormuz", a déclaré M. Trump dans un message publié sur son réseau Truth Social.

Le président américain a précisé que l'accord avait été conclu après s'être entretenu avec des dirigeants au Pakistan, pays médiateur dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

Il a affirmé que la question de l'uranium iranien serait "parfaitement réglée", pendant cette trêve.

M. Trump a justifié la guerre, accusant Téhéran d'enrichir de l'uranium dans le but de fabriquer une arme atomique, une affirmation qui n'est pas étayée par l'agence nucléaire de l'ONU et que l'Iran a démentie.

Dans un précédent plan visant à mettre fin aux hostilités, les Etats-Unis exigeaient que l'Iran cesse tout nouvel enrichissement, accepte des limites à son programme de missiles et mette fin à son soutien aux groupes armés de la région, ce qui a été refusé par Téhéran.

Ces exigences n'ont pas été communiquées dans la dernière trêve.

Le mois dernier, le dirigeant américain a déclaré que la "reddition inconditionnelle" de l'Iran serait le seul résultat acceptable pour mettre un terme à la guerre.

Et Téhéran?

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a confirmé que Téhéran allait garantir des traversées en sécurité du détroit d'Ormuz, où transitait avant la guerre 20% du brut mondial.

Un plan en 10 points proposé par l'Iran pour parvenir à la fin de la guerre, a été qualifié de "viable" par Donald Trump.

Il pourrait servir de base à d'éventuelles négociations plus tard cette semaine, mais comporte plusieurs points de blocage que Washington a jugé irréalisables par le passé.

Le plan exigerait "le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement, la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires", selon un communiqué publié par la République islamique.

Alors que la demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figurait pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU, elle faisait partie de la version en persan diffusée par les médias d'Etat iraniens.

Parmi les autres exigences: le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant.

Le cessez-le-feu ne s'applique pas au Liban

Israël a annoncé soutenir la décision de Donald Trump de suspendre les attaques contre l'Iran, tout en précisant que la trêve n'incluait pas le Liban.

Au total, les frappes israéliennes au Liban ont tué 1.530 personnes depuis le début de la guerre entre le mouvement islamiste Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué mardi le ministère de la Santé libanais.

Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait "partout, y compris au Liban et ailleurs".

Et pour la suite?

M. Sharif a annoncé que le cessez-le-feu prenait effet immédiatement, et que des pourparlers commenceront vendredi dans la capitale pakistanaise avec des délégués des deux pays.

Les discussions auront pour but d'atteindre "un accord définitif", a-t-il déclaré.

L'Iran a annoncé qu'il consacrerait deux semaines aux négociations.

Le pétrole a chuté mercredi après l'annonce de la réouverture du détroit d'Ormuz dans le cadre de la trêve, alors que les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz étaient sous pression depuis que l'Iran avait, de fait, fermé le passage.

La décongestion du détroit pourrait apporter un soulagement temporaire aux pays qui dépendent des importations de pétrole.