Iran : Un ultra conservateur anti-Occident pour négocier l'accord nucléaire

Le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord initial en 2018 et a réimposé des sanctions économiques paralysantes contre l'Iran. (Photo, AFP/Archives)
Le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord initial en 2018 et a réimposé des sanctions économiques paralysantes contre l'Iran. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Jeudi 16 septembre 2021

Iran : Un ultra conservateur anti-Occident pour négocier l'accord nucléaire

  • Téhéran place sa politique nucléaire entre les mains des proches du président en choisissant un ultraconservateur qui s’oppose à toute «ingérence étrangère»
  • «Cette décision doit être considérée comme un avertissement clair à l'Occident car il est probable que la nouvelle équipe remette en question toute la base de l'accord de 2015 »

DJEDDAH : Téhéran a démis de ses fonctions son principal négociateur nucléaire mercredi et l'a remplacé par un ultraconservateur radical anti-occidental, ce qui jette le doute sur les pourparlers visant à relancer l'accord nucléaire avec l’Iran.

Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de l'accord initial de 2015, a également perdu son poste de vice-ministre des Affaires étrangères, et son rôle dans les pourparlers sera désormais limité à celui de conseiller du ministère.

Son remplaçant au ministère est Ali Bagheri, un protégé du président Ebrahim Raïssi qui était son adjoint aux affaires internationales lorsque Raïssi était chef de la magistrature.

Bagheri, 53 ans, a critiqué à plusieurs reprises les limites strictes imposées aux activités nucléaires de l'Iran et accordant aux «étrangers» l'accès pour inspecter les centrales nucléaires du pays et d'autres «installations de sécurité sensibles».

Sa nomination place la politique nucléaire iranienne entre les mains de partisans radicaux proches de Raïssi, a souligné l'analyste Mehdi Zakerian. «Dans l'administration Raïssi, les personnalités clés à la table des négociations sont désormais le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Mohammad Eslami et Ali Bagheri», a affirmé Zakerian.

«La nomination de Bagheri doit être considérée comme un avertissement clair à l'Occident car il est probable que la nouvelle équipe remette en question toute la base de l'accord nucléaire et abandonnera tous les engagements de l'Iran si les Américains retardent leur retour à l'accord de 2015».

Nicki Siamaki, analyste chez Control Risks, a précisé que la nomination de Bagheri pourrait prolonger le processus de conclusion d'un accord avec les États-Unis, car le régime iranien augmentera les enjeux dans le but de parvenir à un accord qui remplira ses conditions.

Le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord initial en 2018 et a réimposé des sanctions économiques paralysantes contre l'Iran.

Téhéran a réagi en violant de nombreuses restrictions de l'accord et en enrichissant l'uranium à des niveaux de pureté beaucoup plus proches de la qualité militaire.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.