La cuillère, nouveau symbole de «libération» pour les Palestiniens

Une personne brandit une cuillère, qui aurait été l'outil de creusement utilisé par six prisonniers palestiniens qui se sont évadés de la prison israélienne de Gilboa, lors d'un rassemblement devant la mosquée du Dôme du Rocher après les prières du vendredi dans le complexe de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, le 10 septembre, 2021. AHMAD GHARABLI / AFP
Une personne brandit une cuillère, qui aurait été l'outil de creusement utilisé par six prisonniers palestiniens qui se sont évadés de la prison israélienne de Gilboa, lors d'un rassemblement devant la mosquée du Dôme du Rocher après les prières du vendredi dans le complexe de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, le 10 septembre, 2021. AHMAD GHARABLI / AFP
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Publié le Vendredi 17 septembre 2021

La cuillère, nouveau symbole de «libération» pour les Palestiniens

  • Dans les manifestations palestiniennes, on ne brandit plus seulement des drapeaux et des pancartes
  • Depuis peu, un autre objet s'est imposé: la cuillère, utilisée par des prisonniers pour s'échapper d'un établissement pénitentiaire israélien et devenue symbole de la «libération» palestinienne

JERUSALEM :Dans les manifestations palestiniennes, on ne brandit plus seulement des drapeaux et des pancartes. Depuis peu, un autre objet s'est imposé: la cuillère, utilisée par des prisonniers pour s'échapper d'un établissement pénitentiaire israélien et devenue symbole de la "libération" palestinienne.

Lundi 6 septembre, les réseaux sociaux palestiniens et israéliens s'embrasaient à mesure que parvenaient des informations sur l'évasion spectaculaire de six Palestiniens, écroués pour des attaques anti-israéliennes, d'une prison de haute sécurité dans le nord d'Israël.

Alors qu'étaient partagées des images d'un tunnel au pied d'un évier et d'un trou creusé au sol à l'extérieur de la prison israélienne de Gilboa, un hashtag s'est imposé: "la cuillère miraculeuse".

S'il a d'abord été difficile de savoir si l'objet relevait de la légende ou s'il avait réellement été utilisé pour creuser le tunnel, l'avocat d'un des détenus a affirmé mercredi à l'AFP que l'opération avait débuté en décembre, à l'aide de cuillères, d'assiettes et même du manche d'une bouilloire.

Si quatre fugitifs ont depuis été capturés par les forces israéliennes, l'évasion digne d'un film de Hollywood reste considérée côté palestinien comme une "victoire" sur l'"ennemi" israélien.

"Avec volonté, vigilance, (...) et ruse, et avec une cuillère, il a été possible de creuser un tunnel par lequel les Palestiniens se sont libérés et dans lequel ils ont emprisonné l'ennemi", a salué l'écrivain Sari Orabi sur le site d'informations Arabi 21.

L'évasion à la petite cuillère relève de "l'humour noir" et a tourné en ridicule le système sécuritaire israélien, estime le caricaturiste palestinien Mohammed Sabaaneh, auteur de plusieurs dessins sur lesquels on retrouve une cuillère, dont l'un est intitulé "Le tunnel de la liberté", nom d'ailleurs donné par plusieurs Palestiniens à cette opération.

«Cuillère miraculeuse»

Le phénomène de la "cuillère miraculeuse" s'est répandu à l'extérieur des territoires palestiniens, où l'objet est brandi dans les manifestations en soutien aux nombreux détenus incarcérés en Israël.

Au Koweït, l'artiste Maitham Abdal a sculpté une main géante qui renferme énergiquement une cuillère, une oeuvre qu'il a intitulée "Cuillère de la liberté".

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L'artiste koweïtien Maitham Abdal travaille sur une sculpture nommée "Cuillère de la liberté", en l'honneur des prisonniers palestiniens qui auraient utilisé une cuillère pour creuser un tunnel d'où ils se sont évadés d'une prison israélienne à sécurité maximale, dans son atelier à Koweït City le 13 septembre 2021. YASSER AL-ZAYYAT / AFP

En Jordanie, le graphiste Raëd Al-Qatnani a dessiné une gigantesque cuillère représentant un pont vers la liberté emprunté par six silhouettes, avec pour inscription en rouge au-dessus, "Ô liberté".

Pour l'artiste jordanien, l'objet est un double "symbole", qui sert aussi à rappeler les nombreuses grèves de la faim observées par des prisonniers pour protester contre leurs conditions de détention ou leur incarcération arbitraire.

A Tulkarem, ville du nord de la Cisjordanie, un territoire occupé depuis 1967 par Israël, l'évasion récente a eu un écho particulier pour Ghassan Mahdawi.

L'ancien prisonnier palestinien, arrêté pour appartenance à un groupe armé durant la première Intifada (soulèvement palestinien, 1987-1993), s'est échappé avec un autre détenu d'une prison israélienne en 1996 via un tunnel de 11 mètres creusé à l'aide de clous, dit-il à l'AFP.

"Les prisonniers sont capables de tout (...) et il y a toujours une faille", raconte l'homme qui a de nouveau été arrêté puis relâché en 2009, après 19 ans de détention au total.

Selon lui, les évadés ont peut-être utilisé d'autres outils que la cuillère, récupérés lors de travaux à l'intérieur du centre de détention. "S'échapper d'une prison israélienne est une pensée qui accompagne chaque détenu", explique-t-il: cette dernière évasion à la cuillère "restera dans l'histoire".


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.