Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes : soyez courageux, poursuivez vos rêves, saisissez toutes les opportunités

Jawaher Al-Mehairi parle six langues, possède une licence en gestion de l'aviation, un diplôme d'études supérieures en diplomatie et est douée pour l'optimisation statistique. (Fourni)
Jawaher Al-Mehairi parle six langues, possède une licence en gestion de l'aviation, un diplôme d'études supérieures en diplomatie et est douée pour l'optimisation statistique. (Fourni)
Des Saoudiennes participent à une course cycliste pour célébrer la Journée mondiale de l'obésité à l'université Princesse Noura de Riyad. (AFP)
Des Saoudiennes participent à une course cycliste pour célébrer la Journée mondiale de l'obésité à l'université Princesse Noura de Riyad. (AFP)
La Koweïtienne Rawah Al-Saeid participe à l'épreuve de saut en hauteur lors du premier tournoi d'athlétisme féminin du Koweït en 2020. (AFP)
La Koweïtienne Rawah Al-Saeid participe à l'épreuve de saut en hauteur lors du premier tournoi d'athlétisme féminin du Koweït en 2020. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 septembre 2021

Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes : soyez courageux, poursuivez vos rêves, saisissez toutes les opportunités

  • Jawaher al-Mheiri incarne l'esprit d'une génération du Moyen-Orient qui semble prête à façonner son propre destin
  • Jawaher al-Mheiri a un message pour les jeunes Arabes : soyez courageux, poursuivez vos rêves, saisissez toutes les opportunités

DUBAΪ: L'exemple donné par la jeune femme émiratie Jawaher al-Mheiri est une véritable inspiration, même s'il est peut-être un peu intimidant. Elle parle six langues, a une licence en gestion de l'aviation, un diplôme d'études supérieures en diplomatie et est experte en optimisation statistique, le tout à l'âge de 28 ans.

Ce mois-ci, elle a écarté la concurrence de 300 autres candidats pour obtenir une place dans la catégorie «impact» de la liste des «30 Under 30» de cette année publiée par Forbes Middle East, qui reconnaît les réalisations des jeunes de la région et leur potentiel pour contribuer à façonner l'avenir.

Son inclusion met en évidence le fait qu'elle est un exemple exceptionnel des jeunes Arabes talentueux, dont beaucoup sont des femmes, qui changent le visage de leur région et innovent en prenant de plus en plus en main leur propre destin.

Elle suit les traces d'autres femmes arabes pionnières telles que Razan Khalifa al-Mubarak, 42 ans, directrice générale de l'Agence pour l'environnement d'Abu Dhabi et du Fonds pour la conservation des espèces Mohammed ben Zayed.

Plus tôt ce mois-ci, Mme Al-Mubarak a été élue présidente de l'Union internationale pour la conservation de la nature, l'un des organismes de conservation les plus importants et les plus connus au monde. Elle n'est que la deuxième femme à diriger l'institution en soixante-treize ans d'histoire, et la première femme arabe.

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Le conseil de Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes est de croire en eux-mêmes et en leurs capacités, d'avoir le courage de poursuivre leurs rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à eux. (AFP)

 

Mme Al-Mheiri a des ambitions similaires pour changer les choses dans le monde, et un message pour toutes les jeunes femmes de la région: ayez le courage de poursuivre vos rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à vous.

Son parcours a commencé à l'âge de 18 ans alors qu'elle consacre ses journées à l'obtention d'une licence en gestion de l'aviation à l'Emirates Aviation University de Dubaï, et ses soirées à un emploi à temps partiel dans la finance à Al Ansari Exchange.

«Mon travail était différent de ma spécialité mais c'était la seule option disponible», déclare Jawaher al-Mheiri à Arab News. «C'était toutefois un bon domaine et je voulais continuer à être indépendante étant donné que mes études étaient coûteuses.»

«Je savais que mes parents feraient de leur mieux et couvriraient mes dépenses, mais je ne voulais pas devenir un fardeau supplémentaire pour eux – j'ai huit frères et sœurs et ils devaient s'occuper de leur éducation.»

Elle ne gagnait que 4 000 dirhams (1 100 dollars: 1 dollar = 0,85 euro) par mois, mais était heureuse d’avoir un salaire à l'âge de 18 ans. Son ambition et sa motivation la distinguaient de beaucoup de ses pairs, façonnant sa personnalité, sa réflexion et son comportement.

«Je suis devenue plus mature», souligne-t-elle. «Je voulais continuer à apprendre et je savais que si je commençais ma carrière à un jeune âge, cela porterait certainement ses fruits plus tard.»

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Salwa de Shorouq Basha (R) en compétition avec Shorouq Salem d'al-Qadeseyya, lors de la 3e ligue féminine de futsal, au Koweït Sports Club à Koweït. (AFP)

Après avoir décroché son diplôme à l'âge de 21 ans, elle rejoint le centre d'ingénierie d'Emirates Airline en tant que spécialiste du développement commercial, où elle acquiert une précieuse expérience. Ses tâches quotidiennes comprennent le développement et l'interprétation de scénarios pour soutenir les installations de maintenance, appuyer la direction et aider à façonner les politiques stratégiques.

«J'étais très attachée aux méthodes statistiques appliquées, très différentes de la théorie apprise à l'université», dit-elle. «J'ai travaillé avec des méthodes d'optimisation pour interpréter des scénarios et j'ai vraiment aimé ça.»

Mme Al-Mheiri continue d’acquérir de l'expérience et d’apprendre et, trois ans plus tard, son intérêt professionnel se tourne vers les affaires internationales et la diplomatie. Un an plus tôt, alors qu'elle travaillait toujours à temps plein pour Emirates, elle avait été nommée au Conseil de la jeunesse de Dubaï et, dans le cadre de ses fonctions, elle représentait les jeunes du pays devant ses dirigeants et lors d'événements internationaux.

«J'ai senti que c'était quelque chose qui me plaisait et que je voulais en faire une carrière», déclare-t-elle.

Dans les mois qui suivent, elle représente les Émirats arabes unis (EAU) lors d'événements à l'étranger à plusieurs reprises, notamment à l'Assemblée de la jeunesse des nations unies à New York et à l'Assemblée de la jeunesse asiatique du Forum urbain de Malaisie.

L'expérience qu'elle gagne lors de tels rassemblements lui donne la confiance nécessaire pour poursuivre une carrière dans la diplomatie.

En 2017, Jawaher al-Mheiri postule avec succès pour un poste de diplomate junior au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des EAU, et s’inscrit à un diplôme d'études supérieures à l'Académie diplomatique des Émirats à Abu Dhabi.
 

en bref

* Les hommes et les femmes figurant sur la liste des«30 Under 30» de Forbes Middle East ont obtenu des résultats considérables et possèdent un grand potentiel pour l'avenir.

* Ils inspirent les générations plus jeunes et plus âgées, donnent vie à leurs idées et prouvent que des décennies d'expérience ne sont pas nécessaires pour faire la différence.

* La liste 2021 comprend 38 personnes de 20 nationalités, basées dans 11 pays du Moyen-Orient.

Elle a rapidement commencé à gravir les échelons de sa carrière au ministère et est devenue une spécialiste économique principale en charge du dossier économique EAU-États-Unis. En septembre de l'année dernière, elle a de nouveau été promue et est devenue cheffe de la section des affaires économiques asiatiques.

«Mon rôle consiste à promouvoir et à faciliter les intérêts économiques, à organiser des plates-formes économiques et à faire des recherches sur des questions clés ayant un impact sur les relations économiques et commerciales des EAU», précise-t-elle. «Et parce que c'est un poste de direction, je dois également superviser et soutenir mes collègues diplomates.»

Ses rêves, ses ambitions et sa détermination à poursuivre son développement personnel ne s'arrêtent pas là. Ce mois-ci, elle a entamé un congé sabbatique rémunéré au cours duquel elle entreprendra deux années d'études pour une maîtrise en affaires internationales à l'université Columbia à New York, avec une spécialité en finance internationale et politique économique.

«J'ai pris cette mesure audacieuse parce que je ne m'attendais pas à être associée à l'une des universités de l'Ivy League», souligne-t-elle. «C’était quelque chose que j’avais en tête car, dans notre pays, rien n'est impossible – mais j'avais l'impression que je devais être diplômée d'une université de l'Ivy League pour être acceptée pour des études de troisième cycle.»

«Mais ce que je vis en ce moment prouve que ce point de vue est faux; je suis ici et je motive les gens à poursuivre leurs études et à essayer d’intégrer ces universités.»

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Des Saoudiennes passent devant une peinture murale représentant le roi Salmane dans la rue Tahliya à Riyad, la capitale. (AFP)

Jawaher al-Mheiri déclare qu'elle n'est pas intimidée par l'idée que seuls certains profils peuvent s'inscrire dans ces universités d'élite. Elle a eu confiance en elle-même et à ses capacités lorsqu'elle a fait le pas de postuler à l'une d'entre elles et a relevé le défi de s'améliorer intellectuellement.

«Je veux tirer le meilleur parti de cette expérience», déclare-t-elle. «Ce qui m'a encouragée, c'est le soutien que j'ai reçu au travail.»

Columbia a octroyé à Mme Al-Mheiri une bourse qui couvre 70 % de ses frais de scolarité. Le ministère de l'Éducation des EAU a couvert les 30 % restants, et le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale continue de payer son salaire pendant qu'elle étudie.

L'annonce la semaine dernière que Forbes a reconnu ses réalisations professionnelles en lui attribuant une place sur sa liste des«30 Under 30» témoigne de son succès dans la construction d'une carrière réussie à un jeune âge et de ses responsabilités croissantes.

«Désormais, je ne représente pas seulement moi-même ou ma famille, c'est la région elle-même dont je suis ambassadrice», précise-t-elle. «Je dois donc m'assurer que les gens de la région sont inspirés et que je les représente.»

Jawaher al-Mheiri évoque le soutien massif pour l'autonomisation des femmes qu'elle a ressenti de la part des dirigeants des EAU et du Golfe, ce qui permet à un nombre croissant de jeunes de poursuivre leurs rêves de manière à les rendre fiers d'eux-mêmes, ainsi que de leur pays et de leur région.

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L'astronaute des EAU, Nora al-Matrooshi, lors d'une conférence de presse à Dubaï le 7 juillet 2021, elle est la première femme arabe à commencer une formation d'astronaute. (AFP)

«Je considère tout cela comme une façon de rendre à nos nations ce qu'elles nous ont donné», déclare-t-elle. «Elles ont veillé à ce que nous recevions une bonne éducation, un bon soutien et de la reconnaissance, donc chaque fois que ce genre d'opportunités se présente, je m'assure personnellement de tenter ma chance et je suis reconnaissante que les choses se déroulent bien. J'ai le sentiment de travailler dans le bon sens.»

Le conseil de Jawaher al-Mheiri aux jeunes Arabes est de croire en eux-mêmes et en leurs capacités, d'avoir le courage de poursuivre leurs rêves et de saisir les opportunités qui se présentent à eux.

«Je faisais partie de ces personnes qui ont dû apprendre à se faire confiance pour poursuivre leurs rêves et les réaliser», dit-elle. «Ne vous découragez pas. Même s'il s'agit d'une petite chose, vous devriez foncer. La région fourmille de talents de moins de 30 ans.»

«Nous sommes tous jeunes, nous avons l'énergie, et si nous nous réunissons avec le même état d'esprit et la même énergie, nous pouvons vraiment apporter les changements que nous souhaitons pour ce monde.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


« Le Hezbollah doit choisir entre le Liban et l’Iran », affirme Jean-Yves le Drian

Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. (Photo: Huda Bashatah, Arab News)
Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères. (Photo: Huda Bashatah, Arab News)
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  • Les frappes sur Beyrouth marquent une escalade majeure malgré une trêve censée s’appliquer à toute la région
  • Jean-Yves le Drian insiste sur une issue diplomatique, incluant la sécurité régionale et la libre circulation maritime dans le détroit d’Ormuz

DUBAÏ : Au lendemain de frappes israéliennes inédite sur Beyrouth, la communauté internationale s’inquiète d’une nouvelle phase d’escalade au Proche-Orient. En dix minutes, une centaine de frappes ont visé la capitale libanaise, sans avertissement, causant des centaines de morts et de blessés.

Pour Jean-Yves le Drian, Président exécutif de l’Agence française pour le Développement d’AlUla et envoyé personnel du Président de la République française pour le Liban, ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères, la violence de l’attaque marque un seuil critique, lors d’un entretien accordé à Arab News en français.

Il évoque « un carnage effrayant » et juge ces frappes « intolérable[s] », rappelant qu’elles interviennent alors même qu’une trêve venait d’être acceptée par les principales parties, notamment les États-Unis et l’Iran.

Au cœur de la crise, la trêve apparaît à la fois essentielle et déjà compromise. Selon l’ancien ministre, celle-ci est « claire dans ses principes, sans ambiguïté, et devait s’appliquer à l’ensemble de la région, incluant le Liban ».

Mais la poursuite des opérations militaires en vide largement la portée. En frappant Beyrouth, Israël agit, selon lui, à rebours de la dynamique diplomatique qui avait permis l’instauration de ce cessez-le-feu. Une contradiction qui rend la situation « extrêmement grave » et alimente une méfiance généralisée entre les acteurs.

Dans ce contexte, le Liban apparaît comme un théâtre secondaire d’un affrontement régional qui le dépasse. Jean-Yves le Drian insiste sur ce point : les combats se poursuivent sur le sol libanais alors même que les protagonistes principaux ne sont pas directement liés au pays.

Cette situation met en péril des éléments fondamentaux de l’État libanais. « Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'intégrité et la souveraineté du Liban », souligne-t-il, décrivant un pays pris au piège d’une confrontation extérieure.

Malgré ses failles, la trêve reste, selon lui, une nécessité stratégique. Elle devait permettre de stopper une spirale jugée « inacceptable », tant pour la stabilité régionale que pour l’économie mondiale.

Mais sa fragilité est évidente. « Chacun suspecte l'autre de mensonge, de mauvaise interprétation ou de cacher son jeu », explique M. le Drian, ajoutant que la poursuite des frappes sur le Liban empêche toute stabilisation réelle.

Dans cette crise, Jean-Yves le Drian désigne clairement le rôle du Hezbollah, qu’il considère comme à l’origine de l’engrenage initial des frappes contre Israël, en lien avec l’Iran. Mais il dénonce simultanément la riposte israélienne, qu’il juge « complètement disproportionnée ».

Cette dynamique crée une situation paradoxale : loin d’affaiblir le Hezbollah, l’intensification des frappes pourrait renforcer son influence.

« L'aggravation des tensions aujourd'hui et l'aggravation du conflit renforcent indirectement le rôle du Hezbollah qui est en train de s'ériger en protecteur de la nation », ajoute M. le Drian.

C’est dans ce contexte qu’il formule une mise en garde centrale : « Il faut que le Hezbollah choisisse ou c'est le Liban, ou c'est l'Iran. Il n'y a pas d'alternative. » Un choix qu’il espère voir tranché en faveur de l’État libanais, notamment par une partie de la population chiite.

Il souligne toutefois que le Liban dispose aujourd’hui d’un « gouvernement de qualité », qu’il décrit comme responsable et engagé dans le renforcement de l’État. Celui-ci a notamment affirmé que « seul l'État a le monopole des armes ».

Mais « ce gouvernement est aujourd'hui en difficulté face à l'aggravation de la crise », explique M. le Drian, insistant sur la nécessité de le soutenir, notamment par les partenaires internationaux et les pays du Golfe.

Malgré l’intensité des combats, une voie politique demeure envisageable. Le gouvernement libanais a récemment proposé l’ouverture de discussions directes avec Israël, une initiative que Jean-Yves le Drian qualifie d’effort « considérable ».

Il y voit une opportunité rare, estimant que cette initiative pourrait constituer un tournant si elle était saisie. Dans un contexte où la guerre ne produit pas de solution durable, il insiste sur la nécessité de redonner toute sa place à la négociation.

Les pays du Golfe apparaissent également comme des acteurs clés dans cette tentative de désescalade. Indirectement affectés par le conflit, ils ont soutenu les efforts de médiation.

« Il y a eu une offre de négociation […] avec le soutien de plusieurs pays du Golfe, en particulier avec le soutien de l'Arabie saoudite », explique M. le Drian.

Pour Jean-Yves le Drian, cette implication ouvre la voie à une redéfinition plus large de la sécurité régionale, fondée sur « une sécurité collective ».

Concernant les opérations israéliennes dans le sud du Liban, M. le Drian met en garde : « toute intervention d'occupation de la part d'Israël sur le Liban est contraire au droit international. »

Il rappelle que les précédentes opérations de ce type ont favorisé le renforcement du Hezbollah, une dynamique qu’il estime à ne pas reproduire.

Au-delà des enjeux stratégiques, la situation humanitaire se dégrade rapidement. « L'intervention israélienne a mis sur la rue quasiment un million de déplacés qui aujourd'hui survivent », explique M. le Drian.

Jean-Yves le Drian alerte sur le risque d’une aggravation rapide, avec des conséquences potentiellement graves pour la cohésion interne du pays.

Face à cette crise, la France maintient son engagement. Elle soutient les forces armées libanaises, notamment par la livraison récente de véhicules blindés, et poursuit son action humanitaire.

L’objectif est clair : renforcer l’État libanais dans ses fonctions régaliennes, en particulier sa capacité à assurer le monopole de la force.

Pour Jean-Yves le Drian, la poursuite du conflit ne peut mener qu’à une impasse. Tous les acteurs en sont conscients, estime-t-il, ce qui rend d’autant plus urgente la reprise des discussions.

Il réaffirme la nécessité d’une solution diplomatique : « La France a toujours considéré qu'il fallait régler les conflits par la voie de la négociation. »

Les paramètres d’un accord existent déjà : « C'est sur la table, il faut en discuter. »

Dans ce contexte, il élargit la réflexion aux enjeux régionaux et internationaux, en particulier la liberté de circulation maritime. « La libre circulation maritime dans le détroit d'Ormuz est essentielle », explique-t-il, avertissant que toute perturbation engendre « des difficultés considérables pour l'économie mondiale ».

Il souligne enfin que des initiatives sont déjà envisagées pour sécuriser cette zone stratégique, notamment par des dispositifs d’escorte maritime, une fois la désescalade suffisamment engagée. À cet égard, le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont permis de mobiliser un ensemble de pays volontaires pour accompagner la sécurisation du trafic maritime dans le Golfe.

Dans une région sous tension, le Liban apparaît ainsi à un moment décisif de son histoire — entre effondrement et sortie de crise par la diplomatie, sur fond d’équilibres régionaux et économiques encore fragiles.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.