A la rencontre des guides touristiques saoudiens qui ressuscitent le passé de Diriyah

Guide tourisitique de Diriyah (Photo, fournie)
Guide tourisitique de Diriyah (Photo, fournie)
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Publié le Mercredi 22 septembre 2021

A la rencontre des guides touristiques saoudiens qui ressuscitent le passé de Diriyah

  • 28 jeunes guides touristiques saoudiens s’apprêtent à raconter l'histoire de la lutte courageuse de leurs ancêtres contre les envahisseurs ottomans
  • Les guides touristiques de Turaif expliquent l'histoire du Royaume, de la première colonie d'Al-Saoud, en 1446, au siège dramatique et à la destruction de Diriyah, en 1818

RIYAD: Alignés devant le palais historique de la Salwa, 28 jeunes guides touristiques saoudiens s’apprêtent à raconter l'histoire de la lutte courageuse de leurs ancêtres contre les envahisseurs ottomans – un combat qui a posé les bases du Royaume d'aujourd'hui.

«Je voudrais montrer la détermination et la persévérance des habitants de Diriyah», déclare Mohamed Ahmed al-Salem, qui montre avec fierté les anciens murs du palais.

Les guides de la Diriyah Gate Development Authority expliquent qu'ils proposent non seulement des visites du site historique, mais qu'ils racontent également les histoires de leurs ancêtres.

«Je n'ai pas l'impression d'être un simple guide touristique ou un guide touristique senior. En réalité, je représente mon pays et son histoire», confie à Arab News Manal al-Qahtani. «Je me sens comme une ambassadrice, ici, à Diriyah. Je suis au service de mon pays», ajoute-t-elle.

Al-Qahtani n’aurait jamais imaginé travailler comme guide touristique. Pourtant, pendant sa formation, elle est rapidement tombée amoureuse de ce secteur. Après avoir suivi des cours d'hôtellerie, d'histoire et de tourisme pendant plus de deux ans, elle compte désormais parmi les guides touristiques les plus expérimentés de Diriyah. Elle est particulièrement fière de représenter son pays.

Les guides passionnés font revivre le passé du Royaume (Photo, fournie).

Les guides touristiques de Turaif expliquent l'histoire du Royaume, de la première colonie d'Al-Saoud, en 1446, au siège dramatique et à la destruction de Diriyah, en 1818.

Ces passionnés font revivre le passé. Non seulement ils proposent des visites du site historique, mais ils évoquent aussi les histoires de leurs ancêtres, des récits pleins de bravoure et d'intégrité, comme celui qui relate les six mois de résistance de l'imam Abdallah, qui fut le dernier dirigeant du premier État saoudien entre 1814 et 1818.

Mohammed Ahmed al-Salem, un guide touristique chevronné originaire de Diriyah, ne cache pas sa fierté de travailler sur le lieu de ses ancêtres: «J'ai l'impression que mon rôle est considérable ici. Travailler dans sa ville natale vous rend fier.»

Ces guides incarnent l'histoire et le patrimoine du Royaume, car ils préservent les récits de l'Arabie saoudite et sont les garants du fait que l'histoire du pays ne mourra jamais.

«C'est incroyable de pouvoir expliquer sa propre histoire à son peuple et aux touristes. Je pense qu'il y a beaucoup à dire sur l'Arabie saoudite», indique Al-Salem.

Avant de jouer ce rôle si important, les guides ont suivi un programme de formation intensif sur l'histoire, l'archéologie et l'hospitalité du Royaume. Cette formation peut durer des mois, voire des années. Chacun est désireux de continuer à apprendre, même après avoir terminé le cursus. Tous les cours sont dispensés par la Diriyah Gate Development Authority.

Les guides touristiques remplissent des cahiers d'informations apprises lors de leurs sessions de formation, lorsque qu'ils découvraient peu à peu les origines du Royaume. Ils ont rigoureusement mémorisé les faits et les chiffres, qui permettent de restituer fidèlement les événements phares du passé de la nation.

Ils souhaitent rendre l'accès à l'histoire du Royaume aussi inclusif que possible. Aussi les visites sont-elles effectuées dans différentes langues: en anglais, en arabe, en coréen, en espagnol, en ourdou et en italien. «Nous avons même mis en place un cours de langue des signes afin de pouvoir nous adresser au plus grand nombre de gens possible», se réjouit la guide Najla Aldrees.

Sur les 28 guides touristiques, 21 sont des femmes. C’est là une illustration des initiatives de la Vision 2030. Les visiteurs et les touristes peuvent en effet constater que beaucoup de femmes sont en activité: si certaines dirigent les visites, d’autres travaillent au plus haut niveau de l’accueil du Royaume.

«Nous mettons en avant notre histoire, en particulier l'histoire du Najd. Nous présentons notre pays, nos origines et notre culture»

«Je suis profondément fière de faire partie des femmes qui travaillent ici, à Diriyah», souligne Al-Qahtani lorsqu’elle commente les profonds changements qui ont lieu en Arabie saoudite dans le cadre du programme de réforme Vision 2030. «Cela montre l’aide apportée par le Royaume», ajoute-t-elle.

Les guides touristiques font découvrir l'histoire et la culture qui ont ouvert la voie à l'Arabie saoudite d'aujourd'hui, c’est pourquoi leur rôle est crucial.

Les visiteurs de Diriyah devinent leur passion à la façon dont sont dirigées les visites. Il ne s'agit pas d’un simple métier pour eux, mais d'un véritable poste d'ambassadeur, avec des responsabilités, qui leur permet de faire connaître l'histoire du Royaume aux Saoudiens et aux touristes en visite.

«Nous mettons en avant notre histoire, en particulier l'histoire du Najd. Nous présentons notre pays, nos origines et notre culture», déclare Al-Qahtani.

Diriyah, site du patrimoine mondial de l’Unesco, est connu pour ses palais de briques qui abritent plus de trois cents ans de la riche histoire du Royaume.

Le passé semble reprendre vie grâce à ces passionnés qui, à chaque endroit, parviennent à le ressusciter, à grand renfort de récits d’aventure et d’anecdotes. Grâce à eux, le lieu de naissance du Royaume devient pour les visiteurs une expérience inoubliable.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.