All you need is 40 000 euros: un enregistrement inédit de Lennon aux enchères au Danemark

La cassette audio ne paie pas de mine mais son étiquette jaunie trahit sa valeur: quatre mots «John Lenon (sic) - Skyrum Berge» dévoilent un enregistrement inédit de l'ancien Beatles (Photo, AFP)
La cassette audio ne paie pas de mine mais son étiquette jaunie trahit sa valeur: quatre mots «John Lenon (sic) - Skyrum Berge» dévoilent un enregistrement inédit de l'ancien Beatles (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 28 septembre 2021

All you need is 40 000 euros: un enregistrement inédit de Lennon aux enchères au Danemark

La cassette audio ne paie pas de mine mais son étiquette jaunie trahit sa valeur: quatre mots «John Lenon (sic) - Skyrum Berge» dévoilent un enregistrement inédit de l'ancien Beatles (Photo, AFP)
  • Estimé entre 27 000 et 40 000 euros, cet enregistrement d'un total de 33 minutes est mis en vente par une bande de sexagénaires danois
  • Pour écouter l'enregistrement, disponible nulle part ailleurs et dont un très court extrait disponible en ligne laisse penser qu'il est de qualité correcte, un bon vieux lecteur de cassettes est nécessaire

COPENHAGUE: La cassette audio ne paie pas de mine mais son étiquette jaunie trahit sa valeur: quatre mots « John Lenon (sic) - Skyrum Berge » dévoilent un enregistrement inédit de l'ancien Beatles, mis mardi aux enchères à Copenhague. 

Estimé entre 27 000 et 40 000 euros, cet enregistrement d'un total de 33 minutes est mis en vente par une bande de sexagénaires danois qui, il y a plus de 50 ans, avaient rencontré le musicien, lequel avait même chanté pour eux. 

Nous sommes alors début 1970, et quatre garçons dans le vent, qui écrivent pour le journal de leur lycée, bravent une tempête de neige dans l'espoir d'interviewer leur idole, Lennon, et sa femme, Yoko Ono, venus passer une partie de l'hiver dans un coin reculé du Jutland, la partie continentale Danemark (ouest). 

« On est rentrés dans le salon et on a vu John et Yoko (...) assis dans le canapé, c'était fantastique. On s'est aussi assis et on était assez serrés les uns à côté des autres », se souvient Karsten Højen, l'un des propriétaires du précieux souvenir, vendu avec des photos de la fameuse journée du 5 janvier et un exemplaire du journal. 

« J'étais assis à côté de Yoko Ono et John Lennon était assis à côté de Yoko et on a parlé, on a passé du bon temps. Il s'est étiré les jambes sur la table avec ses chaussettes en laine. C'était tout simplement cosy », confie ce géant débonnaire âgé aujourd'hui de 68 ans. 

Fin décembre 1969, dans un épisode jusqu'alors oublié, John Lennon arrive dans le royaume scandinave avec Yoko Ono pour se rapprocher de Kyoko, la fille de cette dernière, qui vit alors avec son père dans la péninsule de Thy. 

D'abord passée inaperçue, leur visite, qui ne durera que quelques semaines, attise la curiosité des locaux et la star organise une conférence de presse qui tombe... le jour de la rentrée scolaire, s'amuse encore le vendeur. 

Qu'à cela ne tienne, ses amis et lui convainquent le proviseur de manquer une journée de cours pour aller parler paix et musique avec le chanteur, quelques mois avant la dissolution des Beatles.  

Suite à un concours de circonstances rocambolesques, à cause de la météo détestable, les quatre lycéens se retrouvent à l'interviewer dans une ambiance décontractée, dans une chaumière du lieu-dit Skyum Bjerge, comme indiqué - mal orthographié-  sur l'étiquette.

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Dans cette photo d'archive prise le 26 janvier 1970, John Lennon joue de la guitare avec sa femme Yoko Ono à Herred, Jutland au Danemark (Photo, AFP)

 Pour un musée ou Yoko Ono? 

Si M. Højen et ses amis ont décidé de se séparer de leur trésor, qu'ils n'ont pas numérisé, c'est avant tout parce qu'ils n'en profitaient plus vraiment et n'imaginaient pas le partager entre leur nombreuse progéniture. 

« Nous serions heureux si un musée était intéressé ou pourquoi pas Yoko Ono elle-même », estime ce consultant dans le domaine culturel. 

Pour écouter l'enregistrement, disponible nulle part ailleurs et dont un très court extrait disponible en ligne laisse penser qu'il est de qualité correcte, un bon vieux lecteur de cassettes est nécessaire. 

« Il faut se poser et prendre un peu de temps pour l'écouter et espérer que tout se passe bien », confie Alexa Bruun Rasmussen, une responsable de la maison d'enchères Bruun Rasmussen qui s'occupe de la vente. 

« Ils jouent ‘Give peace a chance’, mais avec des mots différents et (Lennon) incorpore des aspects danois locaux, ce qui est évidemment très amusant pour nous, mais aussi ‘Radio Peace’ qui n'a jamais été publié », explique-t-elle. 

Selon elle, écouter l'enregistrement, qui ne peut pas être commercialisé pour des raisons de droits, est très émouvant. 

« C'est très sincère. C'est très local, et je pense que ça le rend unique parce que John Lennon parle à de jeunes lycéens, ils partagent la passion du message de paix. Et on voit clairement qu'il y a entre eux une connexion », dit Mme Bruun Rasmussen. 

Karsten Højen a raconté par le menu le souvenir de cette journée d'hiver à ses enfants et petit-enfants. Bientôt, il ne lui en restera aucune preuve. 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.