Un colon juif condamné à la perpétuité pour le meurtre de trois Palestiniens

Amiram Ben-Uliel est traduit en justice dans l'affaire de l'incendie criminel de 2015, qui a tué un enfant palestinien et ses parents dans le village de Douma, occupé par Israël en Cisjordanie, au tribunal du district central de Lod à Lod, Israël, le 18 mai 2020. (Reuters)
Amiram Ben-Uliel est traduit en justice dans l'affaire de l'incendie criminel de 2015, qui a tué un enfant palestinien et ses parents dans le village de Douma, occupé par Israël en Cisjordanie, au tribunal du district central de Lod à Lod, Israël, le 18 mai 2020. (Reuters)
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Publié le Lundi 14 septembre 2020

Un colon juif condamné à la perpétuité pour le meurtre de trois Palestiniens

  • Lors de ses aveux, Ben Uliel, qui vivait au moment du crime dans une colonie en Cisjordanie occupée, avait affirmé avoir voulu venger la mort de Malachi Rosenfeld, un colon assassiné par balles par des Palestiniens, dans la zone du village de Douma
  • Les actes de l'accusé ont provoqué la mort de trois personnes d'une même famille

JERUSALEM: Un colon israélien a été condamné lundi à la perpétuité pour le meurtre d'un bébé palestinien et de ses parents, décédés dans l'incendie criminel de leur maison en 2015, un drame qui avait suscité une vive émotion dans les territoires palestiniens, en Israël et à l'étranger

Le tribunal de Lod (centre) avait reconnu en mai dernier Amiram Ben Uliel, 25 ans, coupable de ces meurtres. Lundi, il a condamné le jeune homme à un total de « trois peines » de prison à perpétuité, une par meurtre.

« L'accusé a été reconnu coupable de trois meurtres, deux tentatives de meurtre, deux incendies criminels et de crime raciste », affirme le verdict de 14 pages du tribunal dont une copie a été consultée par l'AFP.

En juillet 2015, le bébé de 18 mois Ali Dawabcheh a été brûlé vif dans son sommeil après le lancement de cocktails Molotov sur sa maison de Douma, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Son père Saad et sa mère Riham, surpris comme lui dans leur sommeil, ont succombé à leurs brûlures dans les semaines suivantes. Seul son frère, Ahmed, alors âgé de quatre ans, a survécu. Ce drame avait suscité une vive émotion dans les territoires palestiniens, en Israël et à l'étranger.

En mai 2019, un autre Israélien arrêté dans cette affaire a plaidé coupable pour participation à la préparation d'un « crime raciste ». Et en octobre dernier, la justice l'a condamné pour « appartenance à une organisation terroriste », en référence à un groupe de colons radicaux qui remettent en question l'autorité de l'Etat. Son verdit est prévu mercredi.

« Les actes de l'accusé ont provoqué la mort de trois personnes d'une même famille. Ce résultat tragique ne provient pas d'un acte spontané mais préparé avec soin et mu par une idéologie extrémiste et par le racisme. L'accusé voulait la mort des habitants de la maison qu'il a incendiée uniquement car ils étaient des Arabes vivant à Douma jugeant que leur mort vengerait celle de Malachi Rosenfeld, assassiné un mois plus tôt », poursuit le tribunal.

« Volonté de venger »

Lors de ses aveux, Ben Uliel, qui vivait au moment du crime dans une colonie en Cisjordanie occupée, avait affirmé avoir voulu venger la mort de Malachi Rosenfeld, un colon assassiné par balles par des Palestiniens, dans la zone du village de Douma.

Amiram Ben Uliel ne pourra pas faire de demande de réduction de peine avant d'avoir purgé au moins 15 ans en prison. Il a par ailleurs été condamné à 20 ans de prison pour tentative de meurtre sur l'enfant de 4 ans qui a survécu à l'incendie et sur le voisin de la maison de la famille. Il devra aussi payer une somme de près d'1 million de shekels (environ 250 000 euros) à la famille à titre de compensation.

Dans un communiqué, son épouse Oriane Ben Uliel a dénoncé « l'injustice » faite à son mari.

« Les juges n'ont pas cherché à faire la justice ni découvrir la vérité mais ont voulu condamner mon mari à tout prix, malgré les preuves de son innocence que nous avons présentées au tribunal. Nous allons faire appel et nous ne perdons pas espoir de prouver son innocence ».Son avocat a annoncé que son client allait faire appel devant la Cour suprême. Il a affirmé que les aveux de son client lui avaient été extorqués sous la torture.

Le grand-père Hussein Dawabcheh, présent au tribunal a déclaré aux journalistes que ce verdict ne lui donnait « aucune joie ». « Cette décision ne va pas me ramener ma famille », a-t-il affirmé.

A la suite de l'attaque, Israël avait été critiqué à l'étranger et par des organisations de défense des droits humains pour son « laxisme » vis-à-vis des groupes radicaux. Les Palestiniens avaient accusé l'Etat hébreu de « soutien » à l'extrémisme juif.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.