Environ 2 500 partisans du président tunisien Saied rassemblés à Tunis

Des Tunisiens scandent des slogans soutenant le président Kais Saied lors d'un rassemblement à l'avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, le 3 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des Tunisiens scandent des slogans soutenant le président Kais Saied lors d'un rassemblement à l'avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, le 3 octobre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 03 octobre 2021

Environ 2 500 partisans du président tunisien Saied rassemblés à Tunis

  • Les manifestants, chiffrés selon certains observateurs à environ 3 000, se sont rassemblés sur l'artère principale du centre de Tunis
  • Un bon nombre de manifestants brandissaient le drapeau tunisien, des photos du président Saied et des banderoles

TUNIS: Environ 2 500 partisans du président Kais Saied se sont rassemblés dimanche à Tunis pour appuyer ses mesures exceptionnelles et son coup de force du 25 juillet par lequel il s'est arrogé les pleins pouvoirs en disant vouloir ainsi "sauver" la Tunisie.

Les manifestants, chiffrés selon certains observateurs à environ 3 000, se sont rassemblés sur l'artère principale du centre de Tunis, l'avenue Bourguiba, en scandant des slogans tels que: "Le peuple veut la dissolution du Parlement", "Nous sommes tous Kais Said, nous sommes tous la Tunisie", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Après des mois de blocage politique, le président Saied, élu fin 2019 par surprise et à une ample majorité, a annoncé inopinément le 25 juillet le limogeage du Premier ministre, le gel du Parlement et qu'il s'octroyait aussi le pouvoir judiciaire.

Il a dit agir dans le but de "sauver" la Tunisie d'un "péril imminent", après des mois de blocage politique et d'une crise socio-économique aggravée par une flambée de l'épidémie de la Covid-19.

Le 22 septembre, le chef de l'Etat a officialisé ses pleins pouvoirs par des "mesures exceptionnelles" qui prolongent la suspension du Parlement. Elles lui permettent aussi de légiférer par décret, de présider le conseil des ministres et de modifier les lois du pays.

Les forces de sécurité étaient déployées en grand nombre sur l'avenue Bourguiba et formaient une protection autour des manifestants rassemblés devant le Théâtre municipal. 

Un bon nombre de manifestants brandissaient le drapeau tunisien, des photos du président Saied et des banderoles assurant que "le peuple veut une révision de la Constitution" ou "Saied, porte-parole officiel du peuple".

Les mesures exceptionnelles promulguées par décret par M. Saied sont théoriquement provisoires, le temps d'adopter des "réformes politiques", dont des amendements à la Constitution de 2014.

M. Saied considère ce texte à l'origine d'un régime hybride donnant beaucoup de pouvoirs au chef de gouvernement, comme étant trop déséquilibré en faveur du Parlement. Cet expert en droit constitutionnel qui se décrit comme apolitique, a été élu au terme d'une campagne anti-système.

Dimanche dernier, environ 2 000 Tunisiens avaient manifesté contre le coup de force de M. Saied, l'accusant d'"accaparement du pouvoir", d'avoir "volé" la Constitution et de vouloir instituer un régime "pire" que celui de Zine El Abidine Ben Ali, chassé par la Révolution de 2011.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.