«Pandora Papers»: la présidence ukrainienne défend Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse à la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2021 à New York (Photo, AFP)
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse à la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2021 à New York (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

«Pandora Papers»: la présidence ukrainienne défend Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse à la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 22 septembre 2021 à New York (Photo, AFP)
  • Volodymyr Zelensky et ses partenaires au sein de la société de production Kvartal 95 ont mis en place à partir de 2012 un réseau d'entreprises offshore, qui a servi notamment à acheter trois propriétés cossues dans le centre de Londres 
  • Mykhaïlo Podoliak n'a cependant pas commenté d'autres révélations de l'enquête, selon laquelle l'épouse du président aurait continué de toucher des dividendes provenant d'une société offshore

KIEV: L'administration du président ukrainien Volodymyr Zelensky a tenté de justifier lundi son recours à des sociétés offshore à la suite des révélations de la vaste enquête journalistique des « Pandora Papers », alors qu'il avait fondé son image sur la lutte contre la corruption et les abus des puissants. 

Selon cette enquête publiée dimanche par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), M. Zelensky et ses partenaires au sein de la société de production Kvartal 95 ont mis en place à partir de 2012 un réseau d'entreprises offshore, qui a servi notamment à acheter trois propriétés cossues dans le centre de Londres. 

Selon la même source, juste avant son élection à la présidence ukrainienne en 2019, M. Zelensky a cédé ses parts dans l'une de ces sociétés offshore, Maltex Multicapital, à son associé de l'époque Serguï Chefir, aujourd'hui son premier conseiller, visé récemment par une tentative d'assassinat. 

L'administration présidentielle a expliqué que Volodymyr Zelensky, alors célèbre comédien, et ses associés tentaient ainsi de « protéger » leur groupe contre les « actions agressives » du régime « corrompu » de l'ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch, destitué en 2014. 

« Les journalistes ont de facto confirmé le respect absolu par le président des normes de la législation anti-corruption », a assuré Mykhaïlo Podoliak, conseiller du chef de l'administration présidentielle. 

M. Podoliak n'a cependant pas commenté d'autres révélations de l'enquête, selon laquelle l'épouse du président aurait continué de toucher des dividendes provenant d'une société offshore. 

Le camp de l'ex-président Petro Porochenko, un milliardaire battu par M. Zelensky à la présidentielle en 2019 et qui était pour sa part cité dans une autre enquête journalistique sur les sociétés offshore, a aussitôt saisi l'occasion pour attaquer le chef de l'Etat, l'accusant de fraude fiscale. 

« Lui et ses complices ont sorti de l'argent sur des offshores sans payer leurs impôts en Ukraine », a lancé sur Facebook la député Iryna Guérachtchenko en surnommant M. Zelensky le « président offshore ».  

Avant d'accéder à la présidence de ce pays parmi les plus pauvres d'Europe, M. Zelensky a incarné dans une série télévisée un professeur d'histoire élu président après avoir dénoncé la corruption endémique en Ukraine.  

Lors de sa réelle campagne électorale, il a cultivé une image d'homme du peuple voulant « casser le système » et promettant une lutte féroce contre la corruption, ainsi que l'égalité de tous devant la loi dans ce pays connu pour les abus des riches et puissants. 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.