Nouvelle alarme à Washington sur la course de l’Iran vers la bombe nucléaire

Un membre du personnel retire le drapeau iranien de la scène après une photo de groupe avec des ministres et des représentants de différents pays lors des pourparlers sur le nucléaire iranien à Vienne, le 14 juillet 2015. (Photo, Reuters)
Un membre du personnel retire le drapeau iranien de la scène après une photo de groupe avec des ministres et des représentants de différents pays lors des pourparlers sur le nucléaire iranien à Vienne, le 14 juillet 2015. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 06 octobre 2021

Nouvelle alarme à Washington sur la course de l’Iran vers la bombe nucléaire

  • Dans le cadre de l'accord de 2015, Téhéran a limité l’enrichissement d'uranium, une voie possible vers les armes nucléaires, en échange de la levée des sanctions économiques
  • Malgré le scepticisme des États du Golfe et d'Israël, l'administration Biden reste convaincue «que la voie diplomatique reste la meilleure»

DJEDDAH: Les États-Unis sont alarmés par les progrès de l'Iran vers l'obtention d'une arme atomique et espèrent reprendre bientôt les pourparlers afin de restreindre le programme nucléaire de Téhéran, a déclaré mardi un haut responsable à Washington.

Les activités nucléaires de l'Iran étaient également au centre des discussions à Washington entre les équipes de sécurité nationales américaine et israélienne.

Le conseiller israélien à la sécurité nationale Eyal Hulata et son homologue de la Maison Blanche Jake Sullivan ont participé à une réunion du groupe consultatif stratégique américano-israélien des agences diplomatiques, militaires et de renseignement.

Le président américain Joe Biden veut revenir sur la décision de son prédécesseur Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord de 2015 visant à restreindre le programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions économiques qui ont entièrement paralysé l'économie iranienne.

Les pourparlers à Vienne qui visaient à relancer l'accord sont bloqués sur la question de savoir si Téhéran ou Washington devraient faire le premier pas. «La voie des négociations à Vienne reste ouverte», a affirmé mardi un haut responsable de l'administration Biden. «Les Iraniens envoient des indications à plusieurs parties qu'ils se préparent à revenir à Vienne, et bien sûr, nous devrons voir s'ils se réengageront vraiment dans ce processus.»

Malgré le scepticisme des États du Golfe et d'Israël, l'administration Biden est convaincue «que la voie diplomatique reste la meilleure», a signalé le même responsable.

Cependant, le responsable a déclaré que la Maison Blanche et le nouveau gouvernement israélien étaient d’accord que l'Iran avait fait des progrès rapides dans sa course vers l’acquisition de la bombe nucléaire, depuis que Trump a quitté l'accord de 2015 et imposé les sanctions. «Nous avons une évaluation commune de la mesure dans laquelle le programme nucléaire iranien est sorti des sentiers battus», a confié le responsable.

«Le temps de rupture, c'est-à-dire les stocks d'uranium enrichi et d'autres façons de voir cela, est passé d'environ 12 mois à une période de quelques mois. Alors évidemment, c'est assez alarmant.»

Le responsable a signalé que les États-Unis pensent que la diplomatie serait «le meilleur moyen de plafonner le programme et de revenir sur les progrès réalisés par l'Iran ces dernières années». Cependant, il n'y a eu aucune action vers la levée des sanctions américaines et si la diplomatie échoue, «il y aura certes d'autres voies».

«Nous pensons que la responsabilité incombe actuellement au côté iranien», a soutenu le responsable.

Entre-temps, l’Iran a admis qu'une attaque de sabotage israélienne en juin sur un atelier de centrifugation de l'uranium avait causé de «graves dommages», après avoir précédemment prétendu qu'elle avait été déjouée.

L’Iran a exigé que l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'organisme de surveillance nucléaire des Nations unies, «clarifie sa position» sur l'attaque contre la centrale nucléaire de Karaj, à environ 50 km de Téhéran.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.