La réintégration de la Syrie à Interpol met en danger réfugiés et dissidents

La semaine dernière, Interpol a confirmé que le statut de la Syrie, dirigée par Bachar al-Assad, au sein de l’organisation avait été rétabli (Reuters/Photos)
La semaine dernière, Interpol a confirmé que le statut de la Syrie, dirigée par Bachar al-Assad, au sein de l’organisation avait été rétabli (Reuters/Photos)
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Publié le Jeudi 07 octobre 2021

La réintégration de la Syrie à Interpol met en danger réfugiés et dissidents

La semaine dernière, Interpol a confirmé que le statut de la Syrie, dirigée par Bachar al-Assad, au sein de l’organisation avait été rétabli (Reuters/Photos)
  • La Syrie réintégrant Interpol, le régime de Bachar al-Assad peut à nouveau émettre des mandats d’arrêt internationaux, également appelés «notices rouges»
  • Le pays avait été suspendu de l’organisation après avoir accédé à ses bases de données, et demandé de l’aide pour des arrestations après le déclenchement de la guerre civile en 2011

LONDRES: La réintégration de la Syrie au sein du réseau de communication d’Interpol pourrait conduire au harcèlement et au mauvais traitement des réfugiés et des opposants au régime de Bachar al-Assad, selon les activistes. 

La semaine dernière, l’organisation internationale de police criminelle a confirmé que la Syrie avait réintégré son réseau. Le pays avait précédemment fait l’objet de «mesures correctives» après avoir accédé aux bases de données de l’organisation et demandé de l’aide pour des arrestations internationales, à la suite du déclenchement de la guerre civile en 2011, indique un article publié par The New Arab

Les experts juridiques et les activistes craignent désormais que cette mesure ne mette en danger les dissidents qui ont fui le régime et pourraient désormais être extradés ou détenus. Le régime syrien peut ainsi de nouveau émettre des mandats d’arrêt internationaux, également appelés «notices rouges» pour des personnes recherchées via un réseau de 194 organisations policières internationales. 

Bien que les «notices rouges» soient transmises par l’intermédiaire du secrétariat général d’Interpol et fassent l’objet d’un processus de filtrage, afin d’éviter que les mandats ne soient motivés par des considérations politiques, les experts juridiques affirment que le processus est profondément vicié et que les demandes sont rarement rejetées. 

«Je suis profondément déçu et inquiet qu’une telle décision ait été prise», a estimé Toby Cadman, un avocat britannique travaillant sur les poursuites pour crimes de guerre liés à la Syrie. «Les systèmes d’Interpol sont opaques, sans véritable contrôle ni responsabilité, et ils sont régulièrement utilisés de manière abusive par des États comme la Syrie, qui ont peu de considération pour les droits de l’homme.» 

Les activistes craignent aussi que la décision d’Interpol n’affecte les 6,8 millions de réfugiés et de Syriens qui demandent actuellement l’asile dans des pays du monde entier, bien que l’organisation ait affirmé qu’elle ne remettrait pas de «notices rouges» aux demandeurs d’asile ou aux réfugiés. 

Dans des commentaires envoyés par courrier électronique, Interpol a déclaré que «la recommandation de lever les mesures correctives a été faite par le comité exécutif (…) après une surveillance étroite des messages du Bureau central national (BCN) de Damas (le bureau d’Interpol dans le pays)». 

«Les États membres gardent le contrôle total des données qu’ils fournissent à Interpol et décident quels BCN ont accès à leurs informations. Cela signifie que le BCN de Damas ne peut accéder qu’aux informations contenues dans les bases de données d’Interpol qui n’ont pas été restreintes par d’autres pays membres», a conclu l’organisation. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.