Londres accusé de complicité dans la torture de femmes et d'enfants en Syrie

On estime que 15 à 20 femmes originaires du Royaume-Uni comptent parmi les femmes et enfants détenus dans les camps depuis l'effondrement de Daech. (Photo, Reuters/Archives)
On estime que 15 à 20 femmes originaires du Royaume-Uni comptent parmi les femmes et enfants détenus dans les camps depuis l'effondrement de Daech. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Londres accusé de complicité dans la torture de femmes et d'enfants en Syrie

  • En refusant de permettre aux femmes ayant voyagé de Grande-Bretagne pour rejoindre Daech de rentrer chez elles, les autorités britanniques les abandonnent «à la torture et à la mort»
  • On estime que 15 à 20 femmes britanniques comptent parmi les femmes et enfants détenus dans des camps syriens de prisonniers depuis leur capture à la suite de l'effondrement de l’EI

LONDRES: Le gouvernement britannique a été accusé par un groupe de défense des droits de l’homme, de complicité dans la torture et les traitements dégradants infligés aux femmes et aux enfants dans les camps syriens de prisonniers.

Les autorités du Royaume-Uni et d'autres pays ferment les yeux sur les conditions cruelles et inhumaines dans deux camps du nord-est de la Syrie, selon l’ONG Rights and Security International (RSI).

On estime que 15 à 20 femmes originaires du Royaume-Uni comptent parmi les 60 000 femmes et enfants détenus dans les camps depuis l'effondrement de Daech et leur capture par des combattants syro-kurdes qui combattaient aux côtés de la coalition dirigée par les États-Unis.

«En refusant de rapatrier ces enfants et ces femmes au Royaume-Uni quand il le pouvait, le gouvernement britannique abandonne des personnes, dont ses propres citoyens, à la torture et à la mort», a déclaré Sarah St. Vincent, directrice exécutive de RSI.

«Ce refus ignore de manière flagrante les droits fondamentaux de l’homme que le gouvernement britannique promeut sur la scène internationale, et traite ces femmes et ces enfants musulmans comme moins qu'humains.»

Le gouvernement britannique soutient que les femmes britanniques dans les camps – notamment l'ancienne épouse d’un membre de Daesh Shamima Begum, très médiatisée, qui s'est rendue en Syrie en 2015, à l'âge de 15 ans, pour rejoindre Daesh – constituent une menace pour la sécurité nationale et refuse de les autoriser à rentrer. Certains, dont Begum, ont été déchus de leur nationalité britannique. Le ministère de l'Intérieur a laissé entendre que toute personne autorisée à rentrer dans le pays fera probablement face à des accusations de terrorisme, selon le Guardian.

Le RSI a souligné que les personnes détenues dans les camps vivent dans «la faim, la soif, des conditions sanitaires médiocres et des abris inadéquats». 

L’ONG a ajouté: «Ensemble, les conditions et les risques auxquels sont confrontés ces enfants et ces femmes dans les deux camps d'Al-Hawl et de Roj, équivalent à de la torture.»

L'organisation caritative Save the Children a déclaré que deux enfants sont morts chaque semaine cette année dans le camp d'Al-Hawl.

Certains pays ont commencé à rapatrier des femmes et des enfants des deux camps. La semaine dernière, huit femmes et 23 enfants ont été rapatriés en Allemagne dans le cadre d'une opération conjointe avec les autorités danoises, qui ont ramené trois femmes et 14 enfants.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'Iran appelle les civils à quitter les zones situées à proximité des forces américaines dans la région

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
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  • Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe
  • "Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre.

Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe.

"Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils.

 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.