Six mégaprojets qui incarnent le plan de développement de 7 000 milliards de dollars de l'Arabie saoudite

Dans le cadre de la Vision 2030, le Royaume redéfinit son image mondiale et diversifie son économie en marge du pétrole
Dans le cadre de la Vision 2030, le Royaume redéfinit son image mondiale et diversifie son économie en marge du pétrole
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Six mégaprojets qui incarnent le plan de développement de 7 000 milliards de dollars de l'Arabie saoudite

  • Dans le cadre de la Vision 2030, le Royaume redéfinit son image mondiale et diversifie son économie en marge du pétrole
  • La libéralisation, les réformes économiques et les investissements étrangers sont considérés comme la clé du succès de cette stratégie

DUBAΪ/LE CAIRE/DJEDDAH: Six projets phares particulièrement ambitieux sont en cours de développement dans le Royaume. Ils visent à aider à transformer l'économie tout en montrant au monde et à tous les Saoudiens la richesse géographique, le patrimoine culturel et l'hospitalité de leur nation, ainsi que ses ambitions économiques et son attachement à la conservation de l'environnement.

Ces projets sont plus que jamais nécessaires pour stimuler les investissements étrangers et augmenter les dépenses dans l'économie, car le Royaume s'attend à ce que 7 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euro) d'investissements et de dépenses gouvernementales se matérialisent d'ici à la fin de la décennie.

Toutefois, poursuivre la libéralisation et les réformes économiques sera nécessaire pour assurer leur succès, tout comme le fait de maintenir les investissements étrangers, fait savoir Nasser Saïdi, ancien ministre de l'Économie du Liban, aujourd'hui consultant en économie à Dubaï.

Ce dernier ajoute: « Ces projets doivent être considérés sous la lumière d’un objectif plus large, qui vise à entreprendre une transformation structurelle de l'économie saoudienne.»

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Nadhmi al-Nasr est le PDG du projet Neom. (Photo fournie)

«Une diversification économique plus rapide et plus approfondie est impérative afin de créer des emplois durables pour la jeune population et de relever le défi de la transition énergétique mondiale en marge des combustibles fossiles, principale source de revenus et d'exportations de l'Arabie saoudite.»

«En investissant dans de nouveaux secteurs (qu’il s’agisse du tourisme, de l'économie numérique ou des énergies renouvelables) et dans le développement économique régional sur sa côte ouest, l'Arabie saoudite se libère de sa dépendance excessive au pétrole et parvient à redéfinir l'image du pays.»

«C’est pourquoi les mégaprojets se sont poursuivis (les contrats connexes ont déjà été signés) même pendant la pandémie, alors même qu’avait lieu un resserrement budgétaire.»

«Les investisseurs étrangers ont de quoi être rassurés par le potentiel de croissance prometteur de l'Arabie saoudite (par exemple dans les secteurs du tourisme, des médias et des loisirs, jusqu'alors inexploités) et les retours sur investissement qu’il engendre.»

«Toutefois, ce sont là des projets à long terme, dont la gestation prend du temps. C'est pourquoi les mesures de libéralisation (pleine propriété étrangère, facilitation du séjour de longue durée, réforme des marchés du travail, autorisation de la concurrence, protection des droits de propriété, lois sur l'insolvabilité et la faillite) sont importantes pour attirer les IDE [investissements directs à l’étranger, NDRL].»

«Les investisseurs étrangers peuvent compter sur le fait que les mégaprojets sont des porte-drapeaux politiques; leur potentiel de succès doit être considéré et ils continueront d'être financés par le PIF [Fonds public d’investissement saoudien, NDLR], les réserves de la SCB, les marchés de la dette, etc. Ils seront par ailleurs beaucoup plus faciles à exécuter actuellement, alors que les prix du pétrole plafonnent à plus de 80 dollars.»

Tarek Fadlallah, PDG de Nomura Asset Management au Moyen-Orient, déclare à Arab News: «Les projets liés au tourisme connaissent un véritable coup de fouet qui est lié au fait que les Saoudiens sont restés chez eux. Je l'ai constaté moi-même lors d'une récente visite à Riyad: tout le secteur de la restauration et des loisirs a été transformé par la pandémie.»

«Des projets comme AlUla et Qiddiya sont plus avancés que d'autres. Des entreprises et des fonds étrangers y ont effectivement investi et les ont rapprochés de leurs réalisations.»

«La stratégie des mégaprojets est extrêmement ambitieuse. Leur succès sera une contribution vitale à celui de la Vision 2030. Cette stratégie continuera à nécessiter des investissements étrangers pour l'aider à fonctionner.»

 

Les six projets sont :

 

  • La Compagnie de développement de la mer Rouge

Le Projet de la mer Rouge est un projet de tourisme durable de luxe qui a pour objectif de devenir un leader mondial du tourisme régénératif. Son site s’étendu sur 28 000 kilomètres carrés sur la côte ouest du Royaume.

La Compagnie de développement de la mer Rouge, créée en 2018, est entièrement détenue par le Fonds d'investissement public et dirigera le développement du projet.

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Vue d'artiste de la spectaculaire station de montagne Desert Rock de la Red Sea Development Company. (Photo fournie/Projet mer Rouge)

Ce projet, qui emploie 35 000 personnes, met en valeur le paysage et le riche patrimoine culturel de la côte de la mer Rouge. Occupant un archipel de plus de 90 îles – certaines sont intactes – avec des volcans endormis, des déserts et une grande variété de faune et de paysages montagneux, il mettra l'accent sur la préservation de l'environnement, s’appuiera exclusivement sur des sources d'énergie renouvelables et interdira les plastiques à usage unique. Son objectif est le suivant: zéro déchet en décharge.

Le plan directeur est le fruit d’une collaboration entre WATG (Wimberly Allison Tong & Goo, NDLR) et Buro Happold. Il se fonde sur les concepts des plus grands cabinets d'architecture du monde. Les travaux d'infrastructure ont commencé. 80 km de nouvelles routes sont déjà terminées. 10 000 travailleurs vivent dans un village conçu pour sa construction.

 

  • Qiddiya

Qiddiya, qui a pour ambition de devenir un centre de loisirs, de sports et d'arts, est l'un des nouveaux mégaprojets qui s’inscrivent dans la Vision 2030 du Royaume. Cette initiative repose sur cinq piliers principaux: sports et bien-être, nature et environnement, parcs et attractions, mouvement et mobilité, arts et culture.

Qiddiya Investment Company, autre SPA (société par actions) fermée, a été créée en 2018. Elle est détenue à 100% par le PIF. Son objectif est de renforcer le statut du Royaume en tant que destination touristique de premier plan.

Un parc à thème Six Flags d’une dimension record proposera 28 manèges et d’autres attractions répartis sur 6 terrains thématiques. L’une des attractions phares sera le premier parc à thème aquatique du Royaume. Avec ses manèges et attractions, ce sera le plus grand parc à thème de la région. Qiddiya proposera également des retraites dans des tentes de luxe, des rencontres avec les animaux, des aventures et des explorations de plein air.

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Vue d'artiste de Qiddiya, l'un des nombreux projets saoudiens lancés dans le cadre de l'ambitieux plan de développement Vision 2030 du Royaume. (Photo fournie)

Un parc consacré à la vitesse comprendra notamment une piste de course FIA (Fédération internationale de l’automobile, NDLR) de grade 1 dédiée aux passionnés de sports mécaniques ainsi qu'un parcours de golf conçu par Jack Nicklaus, l'un des plus grands golfeurs de tous les temps, ouvert aux sportifs d’élites comme aux amateurs.

Ce projet situé à Riyad prévoit également plusieurs centres artistiques et culturels, notamment un complexe artistique, des espaces de festival, un cinéma multiplexe et un centre des arts du spectacle.

 

  • Projet de développement de l’Asir

Le 28 septembre, le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a lancé une stratégie touristique pour développer la région sud-ouest de l'Asir. Dotée de 50 milliards de riyals saoudiens (13 milliards de dollars, soit 11,20 milliards d’euros), elle a pour objectif d’attirer plus de 10 millions de visiteurs d'ici à 2030.

Les attractions touristiques sur les sommets des montagnes de l’Asir feront de la province une destination 365 jours par an qui exploitera le potentiel touristique dans sa diversité géographique et naturelle, mais aussi culturelle et patrimoniale.

En outre, ce projet offrira de nouvelles opportunités d'emploi, améliorera la qualité de vie et modernisera les services et les infrastructures essentiels de la région.

Le PIF prévoit un investissement de 3 milliards de dollars pour construire 2 700 chambres d'hôtel, 1 300 unités résidentielles et 30 attractions commerciales ou de loisirs dans la province d’Asir d'ici à 2030.

 

  • Autorité de développement de la porte de Diriyah

Le 15 juillet, la construction des infrastructures essentielles de la plus grande ville culturelle et patrimoniale du monde a commencé le long de la rocade ouest de Riyad dans le cadre du développement de l’Autorité de développement de la porte de Diriyah.

L'autorité a été chargée par le gouvernement saoudien de réaménager «le berceau du Royaume» en une destination de classe mondiale. Elle a fait savoir qu'elle achèverait et livrerait ses actifs de première phase d'ici au début de l’année 2022.

Ce mégaprojet de 50 milliards de dollars comptera certains des restaurants et des hôtels les plus luxueux du monde. L’ensemble de ses structures seront construites dans le style architectural traditionnel de Najdi.

La première phase du plan directeur de ce projet se concentrera sur un parc paysager, Wadi Hanifah et Bujairi Terrace, avec 18 nouveaux restaurants, plusieurs d’entre eux étant distingués par le guide Michelin, tandis que d'autres proposeront des spécialités saoudiennes locales.

 

  • Neom

Mégaprojet situé au nord-ouest de l'Arabie saoudite, sur la côte de la mer Rouge, Neom recherche des entrepreneurs et des investisseurs.

À la mi-septembre, environ 150 entreprises de conception et de construction ont visité le projet pendant quatre jours afin de se mettre en quête d’opportunités et de partenariats potentiels.

Ce projet comprend des villages de construction avec des communautés qui comptent jusqu'à 30 000 travailleurs ainsi que des bureaux, des entrepôts et des établissements de services de construction.

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Les récifs coralliens regorgent de vie marine au large des côtes de l'île de Yabous, en Arabie saoudite, dans la mer Rouge. (Photo fournie/Neom)

À la fin du mois de juillet, la société Neom et l'université des sciences et technologies du roi Abdallah ont lancé un projet commun qui a pour objectif de construire le plus grand jardin de corail du monde sur l'île de Shusha, à Neom.

Cette initiative constitue un parfait exemple de la promesse faite par l'Arabie saoudite de protéger 95% de l'environnement naturel au sein de Neom. Le Shushah Island Coral Reefscape, qui s'étend sur 100 acres (soit plus de 404 kilomètres carrés), mettra en relief la conservation des récifs coralliens menacés par le changement climatique. Le projet devrait être achevé en 2025.

 

  • Amaala

Amaala, situé sur la plage de la mer Rouge en Arabie saoudite, est un projet ultraluxueux axé sur le bien-être, la vie saine et la méditation.

Il offrira aux clients des installations et des services exceptionnels dans des domaines tels que les arts, la culture, la mode, le bien-être et les services sportifs.

Amaala a annoncé le 27 juillet dernier un partenariat avec le Saudi Art Council dans le cadre de l’exposition intitulée «21,39 Jeddah Arts» afin de célébrer les talents créatifs et artistiques de la région et au-delà.

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Les majestueux sommets de la montagne Al-Lawz, le plus haut sommet de Neom. (Photo fournie/Neom)

Cette exposition illustrera les efforts d'Amaala pour la promotion de l'écosystème créatif de l'Arabie saoudite à travers des résidences d'art, des plates-formes et des incubateurs.

Le 22 juin, Amaala a reçu des récompenses aux Transform Awards 2021 avec ses partenaires, Landor & Fitch. Ils ont remporté le prestigieux Grand Prix grâce à la nouvelle image de marque qu’il ont réussi à donner au projet par leur stratégie visuelle et créative.

En outre, le 22 mars, Amaala a annoncé la signature d'un protocole d'accord avec la Saudi Contractors Authority (SCA) qui lui permet de partager ses projets potentiels avec ses membres du SCA puis d’obtenir des informations sur les acquéreurs intéressés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Israël dit avoir lancé des «opérations terrestres limitées» contre le Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé lundi avoir lancé des "opérations terrestres limitées et ciblées" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé lundi avoir lancé des "opérations terrestres limitées et ciblées" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban. (AFP)
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  • "Ces activités s'inscrivent dans le cadre des efforts défensifs plus larges visant à établir et à renforcer une posture défensive avancée, qui comprend le démantèlement de l'infrastructure terroriste et l'élimination des terroristes opérant dans la zone"
  • L'armée a précisé qu'avant l'entrée de ses soldats dans ce secteur, elle avait "mené des frappes d'artillerie et aériennes contre de nombreuses cibles terroristes"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi avoir lancé des "opérations terrestres limitées et ciblées" contre le mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban.

"Ces derniers jours, des soldats israéliens de la 91e division ont commencé des opérations terrestres limitées et ciblées contre des bastions clés du Hezbollah dans le sud du Liban, visant à renforcer la zone de défense avancée" en territoire libanais, le long de la frontière entre le nord d'Israël et le sud du Liban, a déclaré l'armée dans un communiqué.

"Ces activités s'inscrivent dans le cadre des efforts défensifs plus larges visant à établir et à renforcer une posture défensive avancée, qui comprend le démantèlement de l'infrastructure terroriste et l'élimination des terroristes opérant dans la zone, afin de (...) créer une couche supplémentaire de sécurité pour les habitants du nord d'Israël", ajoute le communiqué.

L'armée a précisé qu'avant l'entrée de ses soldats dans ce secteur, elle avait "mené des frappes d'artillerie et aériennes contre de nombreuses cibles terroristes".

Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en riposte à l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février par une frappe israélienne sur Téhéran.

Israël a lancé en riposte des frappes aériennes massives sur le Liban, qui ont déjà fait 850 morts, tout en menant des incursions dans les zones frontalières du sud du Liban, assurant vouloir ainsi protéger les populations du nord d'Israël.

Lors du précédent conflit entre Israël et le Hezbollah, en 2023 et 2024, 60.000 habitants du nord d'Israël avaient été déplacés par les combats. Le gouvernement israélien a promis cette fois d'éviter de tels déplacements de population.


L'envoyé iranien en Arabie saoudite affirme que les «ennemis» de Téhéran sont responsables des attaques dans le Golfe

 L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, lors d'un entretien avec l'AFP à l'ambassade d'Iran à Riyad au début du mois. (AFP/File Photo)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, lors d'un entretien avec l'AFP à l'ambassade d'Iran à Riyad au début du mois. (AFP/File Photo)
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  • Alireza Enayati déclare que l'Iran souhaite une "révision sérieuse" des liens avec les pays arabes du Golfe, et nie tout rôle dans les attaques pétrolières saoudiennes
  • Le message de l'envoyé a suscité un certain nombre de réactions critiques de la part d'utilisateurs qui se sont demandé pourquoi Téhéran n'avait pas clarifié sa position plus tôt s'il pensait que d'autres acteurs étaient responsables

LONDRES: L'ambassadeur iranien en Arabie saoudite a posté un message sur X dimanche, affirmant que les Etats-Unis et Israël lançaient des attaques sur des cibles illégitimes dans les pays voisins, rejetant la responsabilité sur Téhéran.

Alireza Enayati a partagé un avis attribué au commandement militaire iranien, qui a déclaré que "l'ennemi" utilisait des drones "déguisés en Shahed (un drone de fabrication iranienne) sous le nom de drone Lucas".

Le message nie que l'Iran soit responsable des attaques contre les États voisins du Golfe, ajoutant que Téhéran ne vise les intérêts des États-Unis et d'Israël dans la région qu'en représailles d'attaques contre son territoire.

"La République islamique d'Iran n'attaque que les cibles, les centres et les intérêts des États-Unis et de l'entité sioniste, et assumera la responsabilité de tout lieu qu'elle vise en publiant une déclaration officielle", ajoute le message.

Les autorités régionales affirment que des milliers de missiles et de drones iraniens ont été lancés en direction du Golfe depuis le début du conflit, fin février, et que nombre d'entre eux visaient des installations militaires américaines, mais aussi des aéroports, des ports, des infrastructures énergétiques et des zones civiles dans les pays du Golfe.

Le message de l'envoyé a suscité un certain nombre de réactions critiques de la part d'utilisateurs qui se sont demandé pourquoi Téhéran n'avait pas clarifié sa position plus tôt s'il pensait que d'autres acteurs étaient responsables.

Un commentateur a écrit que les remarques de l'ambassadeur semblaient contredire les déclarations des dirigeants militaires iraniens.

Un autre a suggéré que même les attaques visant les installations militaires américaines dans la région mettraient en danger les pays du Golfe et que les missiles ou les drones lancés vers ces sites pourraient mettre en danger les villes voisines et les infrastructures civiles.

Un troisième a dénoncé ce qu'il a décrit comme des messages contradictoires de la part des responsables iraniens, tout en se demandant si une femme et un enfant tués respectivement à Bahreïn et au Koweït avaient été des cibles américaines.

Mercredi, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté un projet de résolution condamnant les attaques de l'Iran contre les pays du Golfe et la Jordanie et exigeant que Téhéran mette immédiatement fin aux hostilités.

Treize des quinze membres du Conseil ont voté en faveur de la résolution, qui était parrainée par le Conseil de coopération du Golfe et coparrainée par 135 autres États membres des Nations unies, ce qui témoigne d'un large soutien international en faveur de cette mesure.

S'adressant à Reuters dimanche, M. Enayati a déclaré que les relations entre l'Iran et les États arabes du Golfe devront être "sérieusement réexaminées" à la lumière de la guerre, afin de limiter le pouvoir des acteurs extérieurs et de permettre à la région de devenir prospère.

Il a réaffirmé que l'Iran n'était pas responsable des attaques contre les installations pétrolières saoudiennes de Ras Tanura et de Shaybah.

À la question de savoir s'il craignait que la guerre ne nuise aux relations, il a répondu : "C'est une question légitime : "C'est une question pertinente, et la réponse est peut-être simple. Nous sommes voisins et nous ne pouvons pas nous passer l'un de l'autre ; nous aurons besoin d'un examen sérieux".

Il poursuit : "Ce dont la région a été témoin au cours des cinq dernières décennies est le résultat d'une approche d'exclusion (au sein de la région) et d'une dépendance excessive à l'égard des puissances extérieures.

Il a également appelé à un renforcement des liens entre les six membres du CCG, ainsi qu'avec l'Irak et l'Iran.

M. Enayati a déclaré qu'il était personnellement en contact permanent avec des responsables saoudiens et que les relations "progressaient naturellement" dans de nombreux domaines. Il a souligné la coopération saoudienne concernant le départ des Iraniens qui se trouvaient dans le Royaume pour un pèlerinage religieux et l'assistance médicale apportée à d'autres.

Il a ajouté que Téhéran était en contact avec Riyad au sujet de la position publiquement exprimée par l'Arabie saoudite, selon laquelle ses ressources terrestres, maritimes et aériennes ne seraient pas utilisées pour attaquer l'Iran.

Son message aux États du Golfe est que la guerre "nous a été imposée, à nous et à la région".

Pour résoudre le conflit, les États-Unis et Israël doivent cesser leurs attaques et les pays de la région ne doivent pas être impliqués, tandis que des garanties internationales doivent être obtenues pour éviter qu'elles ne se reproduisent, a-t-il déclaré.

"Ce n'est qu'alors que nous pourrons nous concentrer sur la construction d'une région prospère", a-t-il ajouté.

* Avec Reuters


L'Iran multiplie ses frappes de drones sur l'Arabie saoudite 

 Les défenses aériennes saoudiennes ont abattu plusieurs drones dans la province orientale lundi.  (X : @modgovksa)
Les défenses aériennes saoudiennes ont abattu plusieurs drones dans la province orientale lundi. (X : @modgovksa)
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  • Le ministère de la défense déclare que 63 drones ont été abattus dans la province de l'Est et à Riyad jusqu'à présent
  • Les autorités des Émirats arabes unis ont suspendu l'exploitation de l'aéroport international de Dubaï à la suite d'une attaque de drone

RIYAD: L'Iran a repris sa campagne nocturne de drones contre l'Arabie saoudite lundi, lançant des vagues de frappes totalisant environ 63 drones hostiles jusqu'à présent, a déclaré le ministère de la Défense.

Le porte-parole du ministère, le général de division Turki Al-Maliki, a annoncé les attaques dans une série de messages sur X à partir de 2 h 22, heure locale, précisant que tous les drones - visant la province orientale et Riyad - avaient été interceptés et détruits.

Les frappes ont eu lieu quelques heures après que l'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a cherché à détourner la responsabilité de Téhéran, en diffusant un avis attribué au commandement militaire iranien affirmant que "l'ennemi" déployait des drones déguisés en drones Shahed de fabrication iranienne sous le nom de "drone Lucas".

Ce nouveau barrage a porté à plus de 230 le nombre de drones interceptés dans le Royaume. Un décompte des postes du ministère de la défense a également montré que plus de 30 missiles avaient été abattus.

Les frappes iraniennes ont suivi un schéma d'attaques nocturnes entrecoupées d'accalmies diurnes.

Les États voisins du Golfe ont fait état d'un bilan plus lourd : Bahreïn a déclaré avoir intercepté à lui seul 125 missiles et 203 drones, les attaques ayant fait deux morts dans ce pays et 24 autres dans la région.

Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 294 missiles balistiques, 15 missiles de croisière et 1 600 drones, faisant six morts.

Le bureau des médias de Dubaï a déclaré lundi que les équipes de la défense civile avaient réussi à circonscrire un incendie résultant de l'impact d'un drone sur l'un des réservoirs de carburant à proximité de l'aéroport international de Dubaï.  Les opérations à l'aéroport ont été temporairement suspendues.