Al-Sissi: la stabilité dans les pays touchés par des conflits est la clé de la lutte contre l’immigration clandestine en Europe

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, se serrent la main à Budapest. (Porte-parole de la présidence égyptienne)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, se serrent la main à Budapest. (Porte-parole de la présidence égyptienne)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Al-Sissi: la stabilité dans les pays touchés par des conflits est la clé de la lutte contre l’immigration clandestine en Europe

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, se serrent la main à Budapest. (Porte-parole de la présidence égyptienne)
  • M. Al-Sissi a confié que le Premier ministre hongrois et lui-même étaient convenus de poursuivre leur coopération dans le cadre de projets agricoles, économiques, touristiques et industriels
  • M. Orban doit se rendre en Égypte pour l’inauguration de la future capitale administrative égyptienne

LE CAIRE: Selon le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, la clé de la lutte contre l’immigration clandestine en Europe est de rétablir la stabilité dans les pays touchés par les conflits que ces personnes fuient. 

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, organisée à la suite d’entretiens dans la capitale Budapest, le dirigeant égyptien a remercié M. Orban pour sa compréhension des développements au Moyen-Orient. 

M. al-Sissi a confié que le Premier ministre hongrois et lui-même étaient convenus de poursuivre leur coopération dans le cadre de projets agricoles, économiques, touristiques et industriels, ajoutant qu’ils avaient également discuté des mesures prises par l’Égypte pour lutter contre l’immigration clandestine à travers ses frontières terrestres et maritimes. 

Il a indiqué que le rétablissement de la stabilité dans les pays que les migrants utilisent comme points de passage pour traverser l’Europe était important pour faire face à la crise. «Ce n’est pas seulement pour la sécurité de l’Europe (...). Nous ne devrions pas permettre aux gens de se jeter à la mer d’une manière ou d’une autre.» 

Le président a souligné que Le Caire appréciait le soutien continu de M. Orban à l’Égypte et à son armée après les manifestations de masse entre 2011 et 2013 et il espère que son pays pourra continuer à bénéficier de l’expertise et des capacités hongroises dans divers secteurs. 

M. Orban doit se rendre en Égypte pour l’inauguration de la future capitale administrative égyptienne, un déplacement qui, selon M. al-Sissi, donnera au Premier ministre l’occasion de constater par lui-même les progrès réalisés dans le pays au cours des dernières années. 

M. al-Sissi a ajouté qu’il espérait que l’actuelle présidence hongroise du groupe de Visegrad, une alliance culturelle et politique formée de quatre nations d’Europe centrale (Hongrie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie), contribuerait à renforcer les liens avec l’Égypte dans des domaines tels que la coopération économique et le tourisme. 

Il a enfin insisté sur la nécessité d’élaborer des plans d’action communs pour traiter les questions d’énergie et de sécurité régionale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.