La solution au Yémen passe par un règlement politique négocié, affirme l’ONU

L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg a condamné l'attaque de dimanche contre un convoi dans lequel se trouvaient le gouverneur d'Aden et le ministre yéménite de l'Agriculture.
L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg a condamné l'attaque de dimanche contre un convoi dans lequel se trouvaient le gouverneur d'Aden et le ministre yéménite de l'Agriculture.
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Publié le Vendredi 15 octobre 2021

La solution au Yémen passe par un règlement politique négocié, affirme l’ONU

  • L'envoyé de l'ONU a condamné l'escalade militaire des Houthis à Marib et dans ses environs
  • «Nous réitérons notre appel à toutes les parties pour qu'elles facilitent un accès humanitaire sûr, rapide et durable aux zones touchées», a déclaré Grundberg

LONDRES: Une solution à long terme au Yémen ne peut être obtenue que par un règlement politique négocié, a déclaré jeudi l'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg. 

«Un règlement politique négocié global est nécessaire pour mettre fin une fois pour toutes à la violence, restaurer les institutions de l'État, ouvrir la voie à la reprise économique et au développement, assurer l’état de droit et une gouvernance responsable, et protéger les droits humains des Yéménites», a déclaré Grundberg au Conseil de sécurité de l'ONU. 

L'envoyé a condamné l'escalade militaire des Houthis à Marib et ses environs, et a déclaré qu'elle «devait cesser». 

Il a affirmé que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, suivait de près les développements dans le district d'Abdiyah à Marib. 

Depuis le 23 septembre, ce district est assiégé par les Houthis qui bloquent la circulation des civils et empêchent l’acheminement de l'aide humanitaire, notamment les fournitures médicales, a déclaré en début de semaine le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires. 

«Nous réitérons notre appel à toutes les parties pour qu'elles facilitent un accès humanitaire sûr, rapide et durable aux zones touchées», a déclaré Grundberg. 

L'émissaire a également condamné l'attaque de dimanche contre un convoi dans lequel se trouvaient le gouverneur d'Aden et le ministre yéménite de l'Agriculture. 

«Des attaques comme celle-ci renforcent la méfiance et sapent les efforts déployés en faveur de la stabilité, de la sécurité et de la paix», a-t-il affirmé. 

Il s'est par ailleurs félicité du retour récent du Premier ministre yéménite, Maeen Abdulmalik Saeed, à Aden, et l'a qualifié d’«étape importante pour renforcer la capacité des institutions de l'État à assurer les services économiques et les services de base». 

«Des améliorations durables ne seront possibles que si les acteurs travaillent ensemble et surmontent les divisions politiques», a ajouté Grundberg. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.