Offrande rituelle du nouveau Premier ministre japonais au sanctuaire controversé de Yasukuni

Le sanctuaire, situé dans le centre de Tokyo, honore le souvenir de près de 2,5 millions de soldats morts au cours des conflits menés par le Japon depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à 1945. (AFP)
Le sanctuaire, situé dans le centre de Tokyo, honore le souvenir de près de 2,5 millions de soldats morts au cours des conflits menés par le Japon depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à 1945. (AFP)
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Publié le Dimanche 17 octobre 2021

Offrande rituelle du nouveau Premier ministre japonais au sanctuaire controversé de Yasukuni

  • Fumio Kishida a envoyé l'offrande de l'arbre «masakaki» en tant que Premier ministre à l'occasion du festival du sanctuaire qui se tient au printemps et à l'automne
  • La Corée du Sud exhorte les dirigeants japonais à «regarder l'histoire en face et à montrer via des actes leur humble introspection et leur véritable réflexion sur l'histoire passée»

TOKYO: Le nouveau Premier ministre japonais Fumio Kishida a envoyé dimanche une offrande rituelle au sanctuaire controversé de Yasukuni, un lieu considéré par beaucoup comme un symbole du passé militariste du Japon.


Fumio Kishida a envoyé l'offrande de l'arbre "masakaki" en tant que Premier ministre à l'occasion du festival du sanctuaire qui se tient au printemps et à l'automne, a déclaré à l'AFP une porte-parole du sanctuaire. 


Le sanctuaire, situé dans le centre de Tokyo, honore le souvenir de près de 2,5 millions de soldats morts au cours des conflits menés par le Japon depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à 1945.


Mais le lieu honore aussi la mémoire d'officiers supérieurs et d'hommes politiques japonais condamnés pour crimes de guerre par les Alliés après la Deuxième guerre mondiale.


Aussi le respect régulièrement témoigné à ce sanctuaire par les responsables politiques nippons contemporains a-t-il pour effet d'irriter Pékin et Séoul, la Chine et la péninsule coréenne ayant subi le joug de Tokyo au cours de la première moitié du XXe siècle.


Deux des ministres du gouvernement Kishida, le ministre de la Santé et du Travail Shigeyuki Goto, et Kenji Wakamiya, ministre chargé de l'Exposition universelle de 2025 à Osaka, ont également offert des arbres sacrés. 


Au début de l'année, trois ministres de premier plan avaient rendu hommage au sanctuaire à l'occasion de l'anniversaire de la capitulation du Japon pendant la Deuxième guerre mondiale.


Le prédécesseur de M. Kishida, Yoshihide Suga, a effectué dimanche un pèlerinage au sanctuaire, a indiqué une porte-parole, et la chaîne de télévision japonaise NHK a diffusé des images de sa visite. 


M. Suga avait évité de visiter le sanctuaire après 2012, quand il était devenu le porte-parole du gouvernement Abe, et n'a envoyé des offrandes rituelles que lorsqu'il est devenu Premier ministre en 2020.


Shinzo Abe est le dernier Premier ministre japonais à s'être rendu en personne à Yasukuni alors qu'il était en exercice, en 2013.


Sa visite avait indigné la Chine et la Corée du Sud et avait aussi été vertement critiquée par les Etats-Unis, pourtant le grand allié du Japon.


M. Abe s'est rendu à plusieurs reprises à Yasukuni depuis qu'il a quitté le pouvoir en septembre 2020.


M. Kishida, qui est devenu Premier ministre du Japon le 4 octobre, n'a pas l'intention de se rendre au sanctuaire pendant les deux jours du festival d'automne qui s'y déroule à partir de lundi, a rapporté Kyodo News, citant des sources anonymes dans son entourage. 


Mais le ministère des Affaires étrangères sud-coréen a exprimé dimanche sa "profonde déception" face à sa décision d'envoyer une offrande.


Séoul "regrette que les dirigeants japonais aient à nouveau envoyé l'offrande ou ont répété leurs visites au sanctuaire Yasukuni", a-t-il déclaré dans un communiqué, selon l'agence sud-coréenne Yonhap. 


La Corée du Sud exhorte les dirigeants japonais à "regarder l'histoire en face et à montrer via des actes leur humble introspection et leur véritable réflexion sur l'histoire passée". 


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.