Pologne: manifestations contre les refoulements de migrants à la frontière

Les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs ONG ont parcouru le centre de la ville, brandissant des pancartes «Stop aux tortures à la frontière», «Personne n'est illégal» ou «Cette nuit quelqu'un va mourir de froid à la frontière». (Photo, AFP)
Les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs ONG ont parcouru le centre de la ville, brandissant des pancartes «Stop aux tortures à la frontière», «Personne n'est illégal» ou «Cette nuit quelqu'un va mourir de froid à la frontière». (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 17 octobre 2021

Pologne: manifestations contre les refoulements de migrants à la frontière

  • Depuis le mois d'août, des milliers de migrants, originaires pour la plupart du Moyen-Orient et d'Afrique, tentent de franchir la frontière polonaise depuis le Bélarus
  • La Pologne pratique le refoulement qui consiste à reconduire les migrants interpellés à la frontière, et les pousser à retourner au Bélarus

VARSOVIE: Quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche à Varsovie contre les refoulements de migrants pratiqués à la frontière de l'Union européenne, entre la Pologne et le Bélarus.

Depuis le mois d'août, des milliers de migrants, originaires pour la plupart du Moyen-Orient et d'Afrique, tentent de franchir la frontière polonaise depuis le Bélarus.

Selon les témoignages de migrants et des organisations non-gouvernementales, la Pologne pratique le refoulement qui consiste à reconduire les migrants interpellés à la frontière, et les pousser à retourner au Bélarus.

Les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs ONG ont parcouru le centre de la ville, brandissant des pancartes "Stop aux tortures à la frontière", "Personne n'est illégal" ou "Cette nuit quelqu'un va mourir de froid à la frontière".

Des manifestations de moindre envergure se sont tenues dans d'autres villes de Pologne, selon les médias locaux.

Au total, sept personnes ont perdu la vie à cette frontière orientale de l'UE, depuis le début de l'afflux migratoire observé dans la région depuis l'été, selon les autorités polonaises, lituaniennes et bélarusses.

Jeudi, le Parlement polonais a approuvé un amendement à la loi sur les étrangers qui légalise la pratique de refoulement, et ce en dépit d'une demande d'asile.

Actuellement, cette pratique est fondée sur un simple arrêté ministériel.

Le Parlement a aussi donné son feu vert au projet gouvernemental de construire un mur pour empêcher les migrants de franchir la frontière, un projet estimé à 353 millions d'euros.

Nombre d'ONG critiquent la Pologne pour avoir imposé un état d'urgence à sa frontière orientale, qui empêche les organisations humanitaires d'aider les migrants et interdit l'accès à tous les non-résidents, y compris aux journalistes.

L'Union européenne accuse Minsk d'orchestrer cet afflux, en représailles aux sanctions imposées par l'UE à la suite de la répression de l'opposition par le régime bélarusse.

Les migrants qui viennent massivement au Bélarus, sont dirigés ensuite vers les frontières de l'UE (avec la Pologne, Lettonie, Lituanie). Ils y restent surveillés d'une part par les garde-frontières bélarusses et de l'autre par les forces de l'ordre polonaises, lituaniennes ou lettones.

Il y a un mois, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) s'est dit "préoccupé par les informations alarmantes" à la frontière polonaise.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com