Liban: Le gouvernement fixe les législatives au 27 mars prochain

Des députés libanais participent à une session parlementaire à Beyrouth (Photo, AFP).
Des députés libanais participent à une session parlementaire à Beyrouth (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 19 octobre 2021

Liban: Le gouvernement fixe les législatives au 27 mars prochain

  • La crise financière du Liban, qualifiée par la Banque mondiale «d'une des plus sérieuses de l'histoire moderne», a empiré du fait de l’impasse politique qui a duré plus d’un an avant que Mikati ne forme un cabinet aux côtés du président Michel Aoun
  • Jeudi, Beyrouth a été le théâtre des pires violences de rue depuis plus d'une décennie, avec sept personnes tuées par balles lorsque des manifestants des mouvements chiites Hezbollah et Amal ont manifesté contre le juge Bitar

LE CAIRE : Le Parlement libanais a voté mardi la tenue d'élections législatives le 27 mars, ont indiqué des sources parlementaires, ne donnant au gouvernement du Premier ministre, Najib Mikati, que quelques mois pour tenter d'obtenir un plan de relance du Fonds monétaire international (FMI) dans un contexte d'aggravation de l'effondrement économique.

La crise financière du Liban, qualifiée par la Banque mondiale «d'une des plus sérieuses de l'histoire moderne», a empiré du fait de l’impasse politique qui a duré plus d’un an avant que Mikati ne forme un cabinet aux côtés du président, Michel Aoun.

La monnaie a perdu 90% de sa valeur et les trois quarts de la population ont été propulsés dans la pauvreté. Les pénuries de produits de base comme le carburant et les médicaments ont rendu la vie quotidienne difficile.

Mikati, dont le cabinet se concentre sur la relance des pourparlers avec le FMI, s'était engagé à s'assurer que les élections se déroulent sans délai, partageant ainsi l’insistance des gouvernements occidentaux.

Mais un conflit lié à l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth l'année dernière menace de compliquer la donne.

Certains ministres, alignés sur des politiciens que le juge enquêteur principal Tarek Bitar cherche à impliquer dans l'explosion, ont demandé la semaine dernière qu’il soit retiré de l'enquête.

Mikati a depuis déclaré que le cabinet ne convoquerait pas une autre réunion tant qu'un accord se sera pas trouvé sur la façon de traiter cette question.

Jeudi, Beyrouth a été le théâtre des pires violences de rue depuis plus d'une décennie. Sept personnes ont été tuées par balles lorsque des manifestants des mouvements chiites Hezbollah et Amal ont manifesté contre le juge Bitar.

L'effusion de sang, qui a réveillé les souvenirs de la guerre civile de 1975-1990, a ajouté aux craintes pour la stabilité d'un pays qui regorge d'armes.

La date des élections anticipées – les élections devaient initialement avoir lieu en mai – a été choisie afin de ne pas entrer en conflit avec le mois sacré du jeûne islamique du ramadan.

Une fois le nouveau Parlement élu, le cabinet Mikati n'agira qu'à titre intérimaire jusqu'à ce qu'un nouveau Premier ministre obtienne un vote de confiance et soit chargé de former un nouveau gouvernement.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.