L'économiste en chef du FMI de retour... à Harvard

Gita Gopinath quittera l'institution en janvier prochain pour retrouver son poste au sein du département économique de l'Université de Harvard, a annoncé le Fonds mardi dans un communiqué. "L'université de Harvard avait prolongé d'un an le congé de Mme Gopinath à titre exceptionnel, ce qui lui a permis d'occuper le poste d'économiste en chef au FMI pendant trois ans", a justifié le Fonds. (Photo, AFP)
Gita Gopinath quittera l'institution en janvier prochain pour retrouver son poste au sein du département économique de l'Université de Harvard, a annoncé le Fonds mardi dans un communiqué. "L'université de Harvard avait prolongé d'un an le congé de Mme Gopinath à titre exceptionnel, ce qui lui a permis d'occuper le poste d'économiste en chef au FMI pendant trois ans", a justifié le Fonds. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 20 octobre 2021

L'économiste en chef du FMI de retour... à Harvard

  • L'indo-américaine Gita Gopinath, 49 ans, était entrée dans l'histoire en tant que première femme économiste en chef du Fonds
  • «Cette décision n'est pas liée aux évènements des dernières semaines», a indiqué l'économiste, en référence à l'enquête qui a visé la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva

WASHINGTON : L'économiste en chef du Fonds monétaire international, Gita Gopinath, quittera l'institution en janvier prochain pour retrouver son poste au sein du département économique de l'Université de Harvard, a annoncé le Fonds mardi dans un communiqué.

"L'université de Harvard avait prolongé d'un an le congé de Mme Gopinath à titre exceptionnel, ce qui lui a permis d'occuper le poste d'économiste en chef au FMI pendant trois ans", a justifié le Fonds.

"Cette décision n'est pas liée aux évènements des dernières semaines", a indiqué à l'AFP une source proche de l'économiste, en référence à l'enquête qui a visé la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

Mme Georgieva, qui a été accusée d'avoir manipulé des données d'un rapport quand elle était à la Banque mondiale, a estimé que "la contribution" de Gita Gopinath au FMI a été "remarquable".

"Son impact sur le travail du FMI a été énorme", a-t-elle ajouté, citée dans le communiqué.

Gita Gopinath, 49 ans, était entrée dans l'histoire en tant que première femme économiste en chef du Fonds. Elle est née et a grandi en Inde, avant de terminer ses études aux États-Unis, où elle a acquis la nationalité américaine.

"Nous avons tiré un énorme bénéfice de son intelligence aiguisée et de sa connaissance approfondie de la finance internationale et de la macroéconomie alors que nous traversons la pire crise économique depuis la Grande Dépression", a également réagi Mme Georgieva.

Gita Gopinath est notamment coauteur du rapport "Pandemic Paper" sur la façon de mettre fin à la pandémie de Covid-19 en fixant des objectifs de vaccination à l'échelle mondiale, rappelle le FMI.

"Ce travail a conduit à la création du groupe de travail multilatéral composé des dirigeants du FMI, de la Banque mondiale, de l'OMC et de l'OMS pour aider à mettre fin à la pandémie et à la création d'un groupe de travail avec les fabricants de vaccins pour identifier les barrières commerciales, les goulets d'étranglement, et accélérer la livraison de vaccins aux pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure", a-t-il expliqué.

Gita Gopinath a également contribué à la mise en place d'une équipe sur le changement climatique au sein du FMI avec l'objectif d'analyser "les politiques optimales d'atténuation du changement climatique".

La recherche de son successeur "va bientôt démarrer", a enfin indiqué le FMI.


Un événement international sur les technologies de boisement se tiendra à Riyad

L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
L'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient visent à planter 10 milliards d'arbres. (SPA)
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  • Des experts discuteront des questions d'environnement, de climat, de durabilité et d'investissement

RIYAD : L'Exposition et le forum internationaux sur les technologies de boisement débutent dimanche à Riyad sous le patronage du prince héritier Mohammed ben Salmane.

L’évènement, organisé par le Centre national pour le développement de la couverture végétale et la lutte contre la désertification se tient au Centre international de conventions et d'expositions de Riyad, en coordination avec le ministère de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture.

Le ministre saoudien de l'environnement, de l'eau et de l'agriculture, Abdul Rahman Al-Fadhli, a déclaré que la Stratégie nationale pour l'environnement était une feuille de route permettant de réaliser les aspirations de la Vision saoudienne 2030 en matière de protection et de développement de l'environnement.

Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.
Talal S. Al-Rashid, consultant chez Gulf Energy pour la Consultation environnementale.

Il a souligné les efforts du prince héritier pour promouvoir la couverture végétale au niveau local, régional et international par le biais de plans ambitieux, notamment l'Initiative verte saoudienne, l'Initiative verte du Moyen-Orient, l'Initiative mondiale sur la réduction de la dégradation des terres et l'Initiative internationale pour les récifs coralliens.


USA: le gendarme boursier a demandé des explications à Elon Musk sur sa montée au capital de Twitter

Sur cette photo d'archive prise le 02 mai 2022, Elon Musk arrive pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art de New York (Photo, AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 02 mai 2022, Elon Musk arrive pour le Met Gala 2022 au Metropolitan Museum of Art de New York (Photo, AFP).
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  • L'agence fédérale interroge aussi le patron de Tesla sur son choix initial du formulaire 13G
  • Elon Musk a passé un accord avec le conseil d'administration de la plateforme pour la racheter

SAN FRANCISCO: L'étau se resserre autour d'Elon Musk, accusé par des investisseurs et aussi désormais par le gendarme boursier américain, d'avoir révélé plus tard que prévu par la loi son investissement dans Twitter, qu'il est en train d'acheter.

L'autorité de régulation des marchés financiers américains, la SEC, a publié vendredi une lettre adressée au multimilliardaire le 4 avril, date à laquelle il avait annoncé avoir atteint plus de 9% du capital de Twitter.

La SEC se demande pourquoi il a attendu ce jour-là, alors qu'il avait dépassé les 5% le 14 mars. La loi impose aux investisseurs de rendre publiques leurs prises de participation au-delà de ce seuil dans les dix jours.

L'agence fédérale interroge aussi le patron de Tesla sur son choix initial du formulaire 13G, réservé aux investisseurs dits "passifs".

"Votre réponse doit mentionner, entre autres, vos déclarations publiques récentes", souligne la SEC, citant un tweet d'Elon Musk du 4 avril où il demandait à ses dizaines de millions d'abonnés s'ils pensaient que Twitter "applique rigoureusement les principes de la liberté d'expression".

Mercredi, des actionnaires de Twitter ont porté plainte contre le fantasque entrepreneur, qu'ils accusent d'avoir manipulé le marché pour faire des économies dans son opération de rachat du réseau social.

Eux aussi lui reprochent d'avoir retardé le moment où il a révélé être monté au capital de Twitter.

Ils estiment que l'homme le plus riche au monde a ainsi économisé quelque 156 millions de dollars, car s'il avait informé le marché dans les temps impartis, il aurait payé plus cher une partie des actions.

Elon Musk a passé un accord avec le conseil d'administration de la plateforme pour la racheter.

Et depuis début avril, la valeur du réseau social en Bourse fluctue au gré des tweets du multimilliardaire.

"Musk a fait des déclarations, envoyé des tweets et mené d'autres actions conçues pour semer le doute et faire baisser substantiellement l'action de Twitter pour se créer une marge de manœuvre qu'il espérait utiliser pour se retirer de la transaction ou renégocier le prix", affirme les actionnaires dans leur plainte.

Les avocats d'Elon Musk, Tesla et la SEC n'ont pas réagi à des sollicitations de l'AFP dans l'immédiat vendredi.

L'entrepreneur aux multiples casquettes (Tesla, SpaceX, Neuralink...) a déjà eu maille à partir avec le gendarme boursier américain à cause de sa propension à tweeter des informations qui font bouger les cours de ses sociétés cotées.

Suivi sur Twitter par plus de 95 millions de personnes, il a prévu de retirer la réseau social de la Bourse quand il en sera propriétaire.


Pétrole russe: pourquoi la Hongrie veut échapper à l'embargo

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait un geste en présentant les membres du nouveau gouvernement hongrois avant une cérémonie de prestation de serment au bâtiment du Parlement hongrois à Budapest le 24 mai 2022. (AFP)
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait un geste en présentant les membres du nouveau gouvernement hongrois avant une cérémonie de prestation de serment au bâtiment du Parlement hongrois à Budapest le 24 mai 2022. (AFP)
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  • Le dirigeant hongrois, qui entend «protéger les familles hongroises» d'une insécurité énergétique inédite, est le dernier à bloquer le projet d'embargo et réclame une exemption pure et simple pour son pays
  • Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine avant la guerre et critique du pouvoir ukrainien, joue régulièrement les trouble-fête. Au risque cette fois de briser pour la première fois l'unité affichée par les 27 depuis l'invasion de l'Ukraine

BUDAPEST: A l'approche du Conseil européen de lundi, Viktor Orban persiste dans son refus de sevrer la Hongrie d'un pétrole russe bon marché, pierre angulaire d'une série de mesures populistes garantes de son maintien au pouvoir.

Le dirigeant hongrois est le dernier à bloquer le projet d'embargo et réclame une exemption pure et simple pour son pays.

Il entend "protéger les familles hongroises" d'une insécurité énergétique inédite, entre pénuries, flambée des prix et possible récession à la clé.


Si les Slovaques et les Tchèques semblent se satisfaire d'une dérogation de deux années, lui parle de "bombe atomique" lancée sur son économie et exige au moins le double de temps ainsi que près de 800 millions d'euros en financements européens pour adapter les installations. 


Car il lui faut transformer son unique raffinerie dans les environs de Budapest et doper la capacité de l'oléduc Adria qui part de Croatie.


Une surenchère faisant dire au ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, qu'il serait moins coûteux pour l'UE de faire l'embargo sans la Hongrie.


Depuis son retour au pouvoir il y a douze ans, Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine avant la guerre et critique du pouvoir ukrainien, joue régulièrement les trouble-fête. 


Au risque cette fois de briser pour la première fois l'unité affichée par les 27 depuis l'invasion de l'Ukraine.