France: Macron annonce un plan de 800 millions d'euros pour la robotique

La France est en 7e position mondiale pour le nombre de robots utilisés, derrière la Chine, le Japon, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Allemagne et l'Italie, selon la Fédération Internationale de la robotique. (Photo, AFP)
La France est en 7e position mondiale pour le nombre de robots utilisés, derrière la Chine, le Japon, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Allemagne et l'Italie, selon la Fédération Internationale de la robotique. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 25 octobre 2021

France: Macron annonce un plan de 800 millions d'euros pour la robotique

  • L'objectif est de réindustrialiser la France avec des technologies «de demain», a souligné Emmanuel Macron
  • La France est en retard, selon un récent rapport parlementaire, tant dans l'utilisation que dans la fabrication de robots

SAINT-ÉTIENNE: Le président Emmanuel Macron a annoncé lundi que le plan d'investissement France 2030 consacrera 800 millions d'euros au secteur de la robotique, dont 400 millions pour la fabrication de ces robots qui intègrent de l'intelligence artificielle.

L'objectif est de réindustrialiser la France avec des technologies "de demain", a souligné Emmanuel Macron, qui souhaite promouvoir d'ici cinq ans une filière industrielle mêlant automatisation de la fabrication, intelligence artificielle et objets connectés, ce qui "évite de délocaliser dans les pays à bas coûts", selon lui.

L'usine 4.0, capable d'arrêter seule sa production et de la réorienter en fonction des demandes du marché, avec des conditions de travail nettement moins pénibles qu'une usine classique, fait figure de graal de la réindustrialisation européenne post-Covid.

Un premier appel à projet est prévu dans les prochains jours, ainsi que 400 millions pour "accompagner la transformation de sites industriels qui vont de manière massive vers de la machine intelligente", a précisé le président, en visite à Saint-Etienne (centre-est) devant les salariés du groupe Siléane, spécialisé en "robotique adaptative".

Siléane produit des robots intelligents, qui conditionnent des poches de perfusion pour le domaine médical ou encore qui gèrent les déchets nucléaires. Ils sont conçus pour s'adapter à des situations imprévisibles.

"Nous allons aider au déploiement d'une vraie transformation industrielle qui permettra de réindustrialiser la France, plutôt que de regarder les solutions d'il y a 30 ans". "La nostalgie n'est pas bonne conseillère", a-t-il poursuivi.

L'enjeu est énorme. À elle seule, la Chine, usine du monde, représente un tiers de la demande mondiale en matière de robots industriels, selon la banque d'affaires Bryan Garnier spécialisée dans les technologies.

Et la France est en retard, selon un récent rapport parlementaire, tant dans l'utilisation que dans la fabrication de robots, ce qui est source de perte de compétitivité dans des secteurs-clés.

La France est en 7e position mondiale pour le nombre de robots utilisés, derrière la Chine, le Japon, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Allemagne et l'Italie, selon la Fédération Internationale de la robotique (IFR) basée à Francfort en Allemagne.

Avec des machines âgées en moyenne de 17 ans dans les PME industrielles françaises, le ministère de l'Économie se désole de voir qu'une grande partie des 8 000 projets de modernisation qui ont vu le jour grâce au guichet "industrie du futur" du plan de relance en 2020 ont bénéficié à des constructeurs de robots étrangers.

La robotisation est "au cœur du projet France 2030", a assuré le président.

Ce plan dévoilé le 12 octobre par le chef de l'État porte sur 30 milliards d'euros d'investissements sur cinq ans pour développer la compétitivité industrielle et les technologies d'avenir en France.

Reste la lourde et délicate question de l'emploi. Est-ce que cette automatisation industrielle risque de "détruire" demain tous les emplois industriels humains? Un rapport du Sénat "demain les robots" s'en inquiétait en décembre 2019.  

Pour la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, la robotisation des usines, et plus généralement l'utilisation des nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle, et demain la 5G, vont surtout "permettre de développer voire de relocaliser des productions en France".

Le chef de l'État a prévu d'effectuer dans les semaines à venir une série de visites, notamment d'usines, pour faire connaître le plan France 2030 qui se projette sur dix ans. Une manière d'occuper le terrain alors que ses adversaires politiques se préparent à la campagne pour la présidentielle d'avril 2022.

Selon les derniers sondages, Emmanuel Macron - qui n'a pas encore annoncé s'il se représentait - est en tête dans les intentions de vote, devant deux candidats d'extrême droite au coude à coude, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen et le polémiste Éric Zemmour (qui n'est pas encore officiellement candidat).


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.