De l'océan Indien aux Pyrénées françaises: de nouveaux agriculteurs à l'assaut de l'exotique

Fred Morlot est fier de dévoiler une variété de canne à sucre originaire de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien (Photo, AFP)
Fred Morlot est fier de dévoiler une variété de canne à sucre originaire de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 27 octobre 2021

De l'océan Indien aux Pyrénées françaises: de nouveaux agriculteurs à l'assaut de l'exotique

Fred Morlot est fier de dévoiler une variété de canne à sucre originaire de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien (Photo, AFP)
  • A l'ère du changement climatique, ces pionniers sont convaincus de la nécessité «de produire bio et local» et «inventent» le circuit court pour les produits exotiques
  • Dans les Pyrénées-Orientales, Lili et Fred ont réussi à recréer le climat de La Réunion sous onze serres et y cultivent aujourd'hui plus d'une soixantaine de produits tropicaux

TOREILLE: « Ça, c'est mon bijou ! »: Fred Morlot est fier de dévoiler une variété de canne à sucre originaire de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien, qu'il chouchoute dans ses serres au pied des montagnes pyrénéennes, dans le sud-ouest de la France. 

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«En goûtant un fruit, mon fils m'a dit: ‘C'est ça le vrai goût de la banane!’... Notre décision était prise de se lancer dans ce projet»

Avec sa compagne Lili Blandin, ce pépiniériste de 51 ans s'est lancé en 2017 dans l'acclimatation de fruits, légumes et aromates de l'île de l'océan Indien au climat méditerranéen de la région de Perpignan (Sud-Ouest), non loin de l'Espagne. 

Près de Toulouse, Violaine Percie de Sert et son mari Bruno Celsi se sont pour leur part mis à produire de l'aloe arborescens, plante originaire d'Afrique du Sud très prisée pour ses vertus médicinales.  

Jusqu'en 2015, ce couple se limitait à commercialiser, comme complément alimentaire, des feuilles venues des Canaries, mais au départ à la retraite de leur producteur installé à Tenerife (la plus grande île des Canaries), ils ont sauté le pas.  

L'aloe arborescens, « cousine de l'aloe vera », recèle « 20 fois plus de produits actifs », précise Violaine, expliquant que les adeptes en mixent les feuilles pour faire des jus. 

A l'ère du changement climatique, ces pionniers sont convaincus de la nécessité « de produire bio et local » et « inventent » le circuit court pour les produits exotiques. 

« On s'est dit que c'était plus cohérent, lorsque l'on propose un produit bio, de produire local plutôt que de faire venir des feuilles par avion toutes les semaines », explique Bruno, ancien salarié de l'aéronautique comme son épouse.  

Lili et Fred ont pris le virage après un voyage à La Réunion. Elle est alors « infirmière en reconversion » et lui « pépiniériste avec trente ans de métier » à Torreilles, village voisin du Barcarès. 

« Par hasard en 2013, un ami me demande de faire le jardin de son nouveau restaurant à La Réunion », lance Fred. Sur l'île, le couple est émerveillé par la richesse des étals de marchés et les saveurs de la cuisine créole. 

« J'ai eu une illumination pour cette île, pour les gens », affirme Lili. Elle rapporte alors un régime de banane dans ses bagages. « En goûtant un fruit, mon fils m'a dit: ‘C'est ça le vrai goût de la banane!’... Notre décision était prise de se lancer dans ce projet ». 

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«Les plantes communiquent entre elles. Elles développent des stratégies de lutte contre les nuisibles», s'enthousiasme Fred

Saveurs des îles 

Dans les Pyrénées-Orientales, Lili et Fred ont réussi à recréer le climat de La Réunion sous onze serres et y cultivent aujourd'hui plus d'une soixantaine de produits tropicaux. 

« Les plantes communiquent entre elles. Elles développent des stratégies de lutte contre les nuisibles », s'enthousiasme Fred, qui prône « les bienfaits de la polyculture » tout en arpentant ses plantations de gingembre, de mangues, d'aromates, etc. 

Interrogé sur la capacité de ses bananiers à résister aux températures négatives dans les serres non chauffés, il répond simplement que c'est son « secret ».  

Ce nouvel agriculteur préfère parler de la richesse des saveurs, montre des « pommes en l'air », sorte de patates qui poussent en surface, disserte sur « les jambrosades, petits fruits qui exhalent un parfum de rose » et affirme qu'il est primordial de cueillir « à maturité ». 

« Comme à La Réunion, on pollinise à la main les fruits du dragon (pitaya, ndlr) la nuit car ici on n'a pas la chauve-souris qui fait le boulot », plaisante l'ex-infirmière. 

Lionel Giraud, l'un des chefs étoilés qui se fournit chez eux, estime que c'est un luxe que de disposer « de fruits exotiques en circuit court ».  

Ils permettent à ce grand cuisinier de Narbonne, soucieux de ne travailler que des produits locaux d'excellence, d'élargir sa palette de saveurs. 

« Je pratique ‘une cuisine du vivant’ composée au jour le jour, avec ce que la nature nous offre », explique-t-il, évoquant « un soufflet aux fruits de la passion » ou « une soupe de goyave ». 

Un bémol: ces clients exigeants voudraient « plus de produits ». Ce à quoi Lili et Fred répondent qu'ils préparent « quelque chose » pour 2024. Encore un secret. 


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Plus de 300 candidatures, sept finalistes : JD Malat Gallery met à l’honneur la scène artistique des Émirats

Les œuvres des sept artistes retenus dans le cadre de l’initiative « Made in the UAE » seront présentées à la JD Malat Gallery Dubai à partir du 11 juin 2026. (fournie)
Les œuvres des sept artistes retenus dans le cadre de l’initiative « Made in the UAE » seront présentées à la JD Malat Gallery Dubai à partir du 11 juin 2026. (fournie)
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  • JD Malat Gallery Dubai a sélectionné sept artistes résidant aux Émirats arabes unis parmi plus de 300 candidatures reçues dans le cadre de l’appel à projets « Made in the UAE »
  • Leurs œuvres seront présentées lors d’une exposition collective qui ouvrira le 11 juin 2026 à Downtown Dubai, mettant en lumière la diversité de la scène artistique contemporaine du pays

DUBAÏ: JD Malat Gallery Dubai a annoncé les sept artistes retenus dans le cadre de « Made in the UAE », une initiative curatoriale destinée à mettre en lumière des talents qui contribuent à façonner le paysage culturel contemporain des Émirats arabes unis.

Lancé en octobre 2025, l’appel à candidatures a suscité un vif intérêt à travers le pays, avec plus de 300 candidatures reçues de la part d’artistes résidant dans les différents émirats. À l’issue du processus de sélection, sept finalistes ont été retenus pour participer à une exposition collective qui ouvrira ses portes le 11 juin 2026 au sein de la galerie, située à Downtown Dubai.

Les artistes sélectionnés sont Ahmed Emad (EAU/Égypte), Anila Ashraf (Pakistan), Camelia Mohebi (EAU), Elizaveta Pugacheva (Russie), Samo Shalaby (Égypte/Palestine), Sasan Nasernia (Iran) et Yousif Albadi (Soudan).

De la peinture à la sculpture en passant par des techniques mixtes, leurs travaux explorent des thèmes tels que l’identité, la mémoire, la matérialité et les échanges culturels. Ensemble, ils offrent un aperçu de la richesse et de l’évolution de la scène artistique contemporaine des Émirats.

La sélection a été effectuée par un jury réunissant des figures du monde de l’art et de la culture dans la région, dont Zina Khair, cofondatrice de la Khair Art Collection, Roxane Zand, fondatrice de Zand Fine Arts et ancienne vice-présidente de Sotheby’s pour le Moyen-Orient, Ali Mohammadioun, collectionneur, curateur et fondateur d’E Plus A Atelier, ainsi que Jean-David Malat, fondateur de JD Malat Gallery.

Face à la qualité des candidatures reçues, le jury a décidé d’élargir la sélection initialement envisagée afin d’inclure sept artistes.

« Le niveau des candidatures était exceptionnel et témoigne de la profondeur des talents qui participent aujourd’hui au dynamisme culturel des Émirats arabes unis », a déclaré Jean-David Malat.

« Au-delà de la qualité des œuvres, c’est la diversité des perspectives et des parcours qui a particulièrement retenu notre attention. Ces artistes incarnent l’identité internationale et plurielle qui fait de Dubaï une ville créative unique, » a-t-il ajouté.