L’Iran accepte de reprendre les négociations sur l’accord nucléaire en novembre

L’Iran a accepté de reprendre les négociations le mois prochain avec les puissances mondiales concernant l’accord sur le nucléaire, a annoncé mercredi le vice-ministre des Affaires étrangères du pays, à l’issue de pourparlers avec les médiateurs de l’UE à Bruxelles. (Photo, AFP)
L’Iran a accepté de reprendre les négociations le mois prochain avec les puissances mondiales concernant l’accord sur le nucléaire, a annoncé mercredi le vice-ministre des Affaires étrangères du pays, à l’issue de pourparlers avec les médiateurs de l’UE à Bruxelles. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 27 octobre 2021

L’Iran accepte de reprendre les négociations sur l’accord nucléaire en novembre

L’Iran a accepté de reprendre les négociations le mois prochain avec les puissances mondiales concernant l’accord sur le nucléaire, a annoncé mercredi le vice-ministre des Affaires étrangères du pays, à l’issue de pourparlers avec les médiateurs de l’UE à Bruxelles. (Photo, AFP)
  • Les autres participants doivent encore confirmer leur retour à la table des négociations
  • «Nous acceptons de commencer les négociations avant la fin du mois de novembre. La date précise sera annoncée dans le courant de la semaine prochaine», écrit sur Twitter le négociateur en chef de Téhéran

BRUXELLES: L’Iran a décidé de reprendre les négociations le mois prochain avec les puissances mondiales concernant l’accord sur le nucléaire, a annoncé mercredi le vice-ministre des Affaires étrangères du pays, à l’issue de pourparlers avec les médiateurs de l’Union européenne (UE) à Bruxelles. 

Les autres participants aux pourparlers, qui comprenaient des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, doivent encore confirmer leur retour à la table des négociations. 

«Nous acceptons de commencer les négociations avant la fin du mois de novembre. La date précise sera annoncée dans le courant de la semaine prochaine», écrit sur Twitter Ali Bagheri, également négociateur en chef de Téhéran. 

L’UE et les puissances mondiales se démènent pour tenter de remettre sur les rails les négociations à Vienne visant à relancer l’accord de 2015, après l’élection d’un partisan d’une ligne dure à Téhéran. 

L’accord entre l’Iran et les puissances mondiales dont le but est de trouver une solution à long terme à la crise qui dure depuis maintenant deux décennies concernant son programme nucléaire controversé est moribond depuis que l’ancien président américain Donald Trump s’en est retiré en mai 2018 et a imposé des sanctions radicales. 

Son successeur, Joe Biden, a affirmé qu’il était prêt à réintégrer l’accord, à condition que l’Iran le respecte et ne le viole pas, comme il l’a fait à plusieurs reprises en intensifiant ses activités nucléaires depuis que les États-Unis ont quitté le pacte. 

Toutefois, les négociations menées à Vienne par le biais d’intermédiaires n’ont guère progressé. Elles ont été interrompues par l’élection d’un président partisan d’une ligne dure, Ebrahim Raïssi, et sont suspendues depuis quatre mois. 

L’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley, a rappelé lundi que les États-Unis disposaient «d’autres options» si les travaux nucléaires de l’Iran progressaient, même s’il a affirmé que l’administration Biden préférait la diplomatie. 

L’UE joue le rôle de coordinateur de l’accord auquel la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Chine et la Russie sont également parties.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.