L'Iran peine à relancer sa distribution de carburant après une cyberattaque

Des automobilistes font la queue dans une station-service, hier à Téhéran. (Photo, AFP)
Des automobilistes font la queue dans une station-service, hier à Téhéran. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 28 octobre 2021

L'Iran peine à relancer sa distribution de carburant après une cyberattaque

  • «Certaines personnes veulent mettre les gens en colère en créant du désordre et perturber leur vie quotidienne»
  • Les automobilistes pouvaient s'approvisionner dans plus de 3000 stations à travers le pays qui vendent du carburant à un tarif non subventionné, donc plus cher

TEHERAN : L'Iran peine à relancer son système de distribution de carburant mercredi, au lendemain d'une cyberattaque sans précédent, qui a fait réagir les plus hautes autorités de la République islamique pointant du doigt une attaque venue de l'étranger.


Le président Ebrahim Raïssi a souligné la nécessité d'anticiper, de prévenir et de se prémunir contre les cyberattaques et a accusé les auteurs de chercher à monter la population contre les dirigeants iraniens. 


"Certaines personnes veulent mettre les gens en colère en créant du désordre et perturber leur vie quotidienne", a indiqué M. Raïssi, selon Iribnews, le site internet de la télévision d'Etat.


"Dans le domaine de la cyberguerre, il faut être sérieusement préparé, et les instances concernées ne doivent pas permettre à l'ennemi de poursuivre ses objectifs sinistres dans ce domaine", a-t-il ajouté.


"L'ennemi avait l'intention de nuire au peuple avec ce mouvement", a renchéri pour sa part le ministre du Pétrole, Javad Owji.


En 2010, le virus Stuxnet avait frappé le programme nucléaire iranien, entraînant une série de pannes dans le parc de centrifugeuses utilisées pour l'enrichissement de l'uranium. Depuis, l'Iran d'un côté, Israël et les Etats-Unis de l'autre, s'accusent régulièrement de cyberattaques.


Après la cyberattaque survenue mardi, les techniciens du ministère iranien du Pétrole ont été déployés pour déconnecter le système informatique des stations-service, afin de distribuer le carburant manuellement, selon les autorités.

Longues files d'attente
L'incident a entraîné des embouteillages à l'image d'une des principales artères du nord de Téhéran, où le trafic était perturbé mercredi en raison d'une longue file près d'une station-service, a constaté un journaliste de l'AFP.


"Sur les 4.300 stations-service à travers le pays, près de 300 ont été reconnectées au système", a déclaré M. Owji à la mi-journée à la télévision.


Il a souligné que les automobilistes pouvaient toutefois s'approvisionner dans plus de 3.000 stations à travers le pays qui vendent du carburant à un tarif non subventionné, donc plus cher.


Dans un pays où l'essence coule à flot à un prix défiant toute concurrence, tous les automobilistes qui veulent acheter du carburant doivent se procurer une carte numérique délivrée par les autorités. Elle permet de bénéficier d'un montant mensuel d'essence à un tarif subventionné et, une fois le quota utilisé, d'acheter de l'essence au "tarif libre", plus chère.


L'Iran dispose des troisièmes réserves de pétrole au monde et occupait en 2020 la cinquième place comme producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).


L'agence de presse conservatrice Fars a pointé du doigt les opposants au régime en faisant un rapprochement entre cette panne de l'anniversaire le mois prochain des événements du 15 novembre 2019, quand des manifestations violentes avaient éclaté dans plusieurs dizaines de localités en Iran après l'annonce d'une hausse soudaine du prix de l'essence.


"La campagne menée par les médias contre-révolutionnaires à l'approche (de l'anniversaire) des  événements de novembre 2019 renforce la possibilité d'une cyberattaque", selon l'agence.


Les autorités iraniennes avaient parlé à l'époque de 230 personnes tuées lors de ces manifestations, alors qu'un groupe d'experts travaillant pour le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme avait fait état de plus de 400 morts.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.