L'Afghanistan est au bord de la «pire crise humanitaire au monde»

Des Afghans marchent dans un marché à Kaboul, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des Afghans marchent dans un marché à Kaboul, le 28 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 31 octobre 2021

L'Afghanistan est au bord de la «pire crise humanitaire au monde»

  • Les talibans appellent au déblocage urgent d'une aide de $1,2 milliard
  • Washington a gelé $10 milliards des actifs de la banque centrale du pays après la prise de Kaboul par les talibans le 15 août

KABOUL : La situation en Afghanistan pourrait devenir la pire crise humanitaire au monde, a déclaré samedi l'ONU, un jour après que le gouvernement taliban a appelé la communauté internationale à débloquer d'urgence une aide de $1,2 milliard promis par le Groupe des 20 principales économies du monde.

L'Afghanistan a plongé dans la crise économique lorsque le gouvernement soutenu par l'Occident s'est effondré et a fui le pays à la mi-août au moment où les talibans prenaient le contrôle du pays, provoquant la suspension de milliards de dollars d'aide à son économie qui dépend surtout de l'aide extérieure.

Le représentant permanent désigné de l'Afghanistan auprès de l'ONU et ancien porte-parole des talibans, Suhail Shaheen, a appelé vendredi la communauté internationale dans une série de tweets à verser l'aide d'urgence alors que les mois d'hiver rigoureux approchent à grands pas.

Pendant que la communauté mondiale est confrontée à la décision difficile de savoir comment l'aide doit parvenir au peuple afghan sans reconnaître le gouvernement taliban, Shaheen a signalé que les talibans étaient «prêts à coopérer pleinement» par le biais d'organisations désignées.

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires a déclaré samedi à Arab News qu'il fait tout son possible de fournir de l'aide à environ la moitié de la population du pays. 

«Les besoins humanitaires en Afghanistan s'aggravent et le pays est sur le point de devenir la pire crise humanitaire au monde», a averti Linda Tom, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) à Kaboul.  

«Au début de l'année, déjà 18 millions de personnes avaient besoin d'aide à cause de décennies de conflit, de sécheresse et des répercussions économiques de la Covid-19», a-t-elle expliqué. «À l'approche de l'hiver, la communauté humanitaire, à la fois des Nations Unies et des ONG, s'efforce d'atteindre 9 millions de personnes avec une aide hivernale».

Tom a ajouté que les fonds destinés à la communauté humanitaire devaient continuer car il était essentiel d'apporter de l'aide aux populations avant l'hiver, mais jusqu'à présent, l'appel du secrétaire général de l'ONU le mois dernier pour plus de $600 millions dans un «appel éclair» pour les Afghans n'avait été que partiellement satisfait.

«Le besoin humanitaire pour l'Afghanistan s'élève à $606 millions, mais nous n'en avons reçu que moins de la moitié », a-t-elle révélé.

Alors que Shaheen, dans ses tweets de vendredi, renouvelait la demande de son gouvernement de dégeler les réserves de change de l’Afghanistan, certains experts économiques à Kaboul ont affirmé que cela est la clé afin d’éviter la crise en cours. 

«Le monde doit d'abord dégeler les actifs étrangers de l'Afghanistan; cela aidera le peuple afghan à faire face à la crise actuelle », a déclaré à Arab News l’économiste, Hamidullah Mofid.

Washington a gelé $10 milliards des actifs de la banque centrale du pays après la prise de Kaboul par les talibans le 15 août.

«La situation économique en Afghanistan est fragile car une nouvelle vague de crise menace les populations et les met en péril. Selon les statistiques de l'ONU, environ 18 millions de citoyens afghans sont en danger extrême », a prévenu Mofid. «La communauté internationale doit poursuivre son aide humanitaire, notamment les nouveaux engagements qu'elle a pris».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.