Biden et Erdogan se promettent à Rome de mieux coopérer

Le président américain Joe Biden et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont promis dimanche à Rome de mieux coopérer pour améliorer des relations particulièrement tendues. (AFP)
Le président américain Joe Biden et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont promis dimanche à Rome de mieux coopérer pour améliorer des relations particulièrement tendues. (AFP)
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Publié le Dimanche 31 octobre 2021

Biden et Erdogan se promettent à Rome de mieux coopérer

  • «(Biden) a exprimé clairement son désir d'avoir des relations constructives avec la Turquie et de trouver une manière efficace de gérer nos différends», a dit un responsable de la Maison Blanche
  • A propos de l'avion de combat américain F-16, sujet contentieux, «le président (américain) a dit clairement qu'il y avait une procédure à suivre» aux Etats-Unis

ROME: Le président américain Joe Biden et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont promis dimanche à Rome de mieux coopérer pour améliorer des relations particulièrement tendues, selon Ankara et la Maison Blanche.


En marge du G20 à Rome, les deux hommes "ont eu une conversation très constructive. (Biden) a exprimé clairement son désir d'avoir des relations constructives avec la Turquie et de trouver une manière efficace de gérer nos différends", a dit un responsable de la Maison Blanche, sous couvert d'anonymat, à des journalistes.


La réunion "s'est déroulée dans une ambiance positive" et les deux hommes "se sont engagés à renforcer les relations (bilatérales) et à établir un mécanisme commun" à cet effet, a de son côté fait savoir la présidence turque.


Ils ont selon cette même source "souligné l'importance de l'Otan."


Les relations sont actuellement tendues entre Washington et Ankara, notamment en raison de l'acquisition par la Turquie d'un système de défense russe malgré son appartenance à l'Otan.


Le président turc vient par ailleurs de renoncer à expulser dix ambassadeurs occidentaux, dont celui des Etats-Unis, qui s'étaient mobilisés en faveur de la libération du philanthrope et mécène Osman Kavala, considéré comme un symbole de la répression en Turquie contre la société civile.


A propos de l'avion de combat américain F-16, sujet contentieux, "le président (américain) a dit clairement qu'il y avait une procédure à suivre" aux Etats-Unis, selon la source au sein de son administration.


Selon la presse turque, M. Erdogan veut obtenir 40 avions de combat F-16 et quelque 80 kits de modernisation de cet appareil vieillissant.


Ankara est en froid avec Washington sur la question de missiles russes S-400 achetés par la Turquie, mais également celle de contrats d'avions de chasse américains F-35 payés (1,4 milliard de dollars) et non livrés.


La demande concernant les F-16 est vue côté turc comme une compensation.


Joe Biden "a toujours dit clairement que les S-400 étaient un problème", selon le haut responsable américain.


Il a indiqué que les deux présidents avaient aussi parlé de l'Afghanistan, sur lequel les deux pays veulent "continuer à coopérer" en particulier pour l'aide humanitaire, et de la Syrie, en particulier de la question des réfugiés.


Selon la Maison Blanche, Joe Biden a aussi lors de l'entretien "soulevé la question des droits humains".


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.