Liban: le plus ancien quotidien anglophone licencie tout son personnel

L'une des manchettes du Daily Star qui ont fait date: Liban, il faut se réveiller avant que ça ne soit trop tard. (AFP).
L'une des manchettes du Daily Star qui ont fait date: Liban, il faut se réveiller avant que ça ne soit trop tard. (AFP).
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Publié le Mardi 02 novembre 2021

Liban: le plus ancien quotidien anglophone licencie tout son personnel

  • Les employés du Daily Star ont été avertis que leur licenciement était effectif à partir du 31 octobre, dans un courriel
  • Le quotidien de référence avait déjà drastiquement réduit ses effectifs au cours des dernières années et des journalistes se plaignaient de salaires impayés

BEYROUTH: Le plus ancien quotidien anglophone du Liban, The Daily Star, a licencié tout son personnel, dernier média victime de la crise de la presse dans le pays, ont indiqué mardi des employés.


L'effondrement de la presse est d'autant plus emblématique que durant des décennies, le Liban était réputé dans tout le Moyen-Orient pour son paysage médiatique pluraliste et florissant. 


Les employés du Daily Star ont été avertis que leur licenciement était effectif à partir du 31 octobre, dans un courriel.


En février 2020, le Daily Star avait déjà suspendu son édition papier en raison de difficultés financières et depuis le 13 octobre, son site web n'était plus mis à jour.


Le quotidien de référence avait déjà drastiquement réduit ses effectifs au cours des dernières années et des journalistes se plaignaient de salaires impayés.

daily star
Comme une prémonition: Le Daily Star avait en août 2019 consacré ses pages à une série de slogans qui lançaient l'alerte quant à la réalité économique qui prévaut au Liban. Ici: La faillite menace les commerces. La monnaie nationale est en danger. (AFP). 


La crise économique du pays, qualifiée par la Banque mondiale comme l'une des pires au monde depuis 1850, affecte directement la presse libanaise, avec des licenciements en masse et l'effondrement des salaires des journalistes. Plusieurs médias ont disparu et ceux qui restent peinent à survivre.


Cette situation a accentué le déclin de la presse, qui avait commencé bien auparavant, avec le tarissement des financements des régimes arabes.


The Daily Star avait été fondé en 1952 par Kamel Mroué, un journaliste de renom opposé aux dictatures militaires dans le monde arabe et qui avait été assassiné en 1966 à Beyrouth. 


En 2010, la famille Mroué avait vendu le titre en partie à la famille de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, qui a cumulé par la suite les déboires financiers: sa chaîne de télévision, Future TV, a suspendu ses programmes et son quotidien, Al-Moustaqbal, a cessé de paraître début 2019.


Le prestigieux quotidien as-Safir, lancé en 1974 et qui avait accueilli dans ses colonnes les plus grands intellectuels arabes, avait notamment fermé ses portes en 2016.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".