Le CAC 40, vitrine de l'économie française

4 septembre 2000 : nouveau record de clôture à 6 922 points sur fond d'envolée des indices dans l'euphorie des valeurs technologiques. (AFP)
4 septembre 2000 : nouveau record de clôture à 6 922 points sur fond d'envolée des indices dans l'euphorie des valeurs technologiques. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Le CAC 40, vitrine de l'économie française

  • Depuis le début de la crise sanitaire, les ménages français ont acheté près de 250 milliards d'euros d’actions, un record
  • 12 mars 2020 : l'indice connaît la plus forte chute de son histoire, clôturant à -12,28%, les investisseurs abdiquant face à la pandémie de Covid-19 et son impact redouté sur l'économie mondiale

PARIS: Jeune trentenaire, il a surmonté la bulle internet de 2000, résisté à la crise des subprime puis guéri de la pandémie du coronavirus. Photographie de l'indice CAC 40, miroir des 40 sociétés les plus emblématiques de l'économie française.


Etapes clé

31 décembre 1987 : la valeur de l’indice est fixée par convention à 1 000 points.


15 juin 1988 : lancement officiel de l'indice CAC 40, acronyme de "cotation assistée en continu".


1994 : lancement du CAC 40 GR, la version de l'indice qui intègre le réinvestissement des dividendes et qui est considéré comme une mesure plus juste et sérieuse du rendement des actions.


1er décembre 2003 : le CAC 40 adopte un système de capitalisation flottante dans son mode de calcul, soit le nombre de titres réellement disponibles et négociables sur le marché.


22 mars 2021 : création de l'indice CAC 40 ESG, qui agglomère 40 sociétés qui ont démontré les meilleures pratiques d'un point de vue environnemental, social et de gouvernance (ESG). Dix sociétés du CAC 40 ne sont pas intégrées dans l'indice CAC 40 ESG actuel: ArcelorMittal, Carrefour, Dassault-Systèmes, EssilorLuxottica, Eurofins, Renault, Teleperformance, Thales, Totalenergies et Worldline.


Rentabilité de l'indice

L'indice a été multiplié par presque 7 depuis ses débuts mais la valeur de l'indice étant hors dividendes, il est nécessaire de calculer le rendement en incluant les dividendes pour en avoir une appréciation correcte.


Le niveau d'aujourd'hui est le même qu'il y 20 ans hors dividendes. Mais en incluant les dividendes, l'indice est passé de 10 000 à 18 000 points en une génération.


Sur 20 ans (d'août 2001 à maintenant), la valeur du CAC (hors dividendes) a pris 45%, une goutte d'eau comparée à celle du S&P 500, indice américain majeur qui regroupe 500 grosses capitalisations boursières et qui a presque quadruplé.


Des pics et des abîmes

4 septembre 2000 : nouveau record de clôture à 6 922 points sur fond d'envolée des indices dans l'euphorie des valeurs technologiques.


Un an plus tard, l'indice perd 7,3% en une seule journée, le jour des attentats du 11 septembre 2001. 


Mars 2003 : l'indice touche le fond à 2.401 points conséquence de l'éclatement de la bulle internet de 2000 à 2003.


2003-2007: l'indice remonte la pente et culmine en juin 2007 à un point haut de 6.168 points.


2008/2009 : la crise des subprimes constituée autour de l'immobilier américain et des crédits hypothécaires accordés aux ménages accédant à la propriété sans réelle possibilité de remboursement de leurs crédits met fin à la remontée de l'indice. Retour à son point bas (2.465 points) en mars 2009.


2011 : La crise de la dette en zone euro provoque aussi des trous d'air sur les marchés tous confondus mais la sérénité revient grâce à l'intervention de la Banque centrale européenne et du FMI.


12 mars 2020 : l'indice connaît la plus forte chute de son histoire, clôturant à -12,28%, les investisseurs abdiquant face à la pandémie de Covid-19 et son impact redouté sur l'économie mondiale.


2020-2021 : remontée spectaculaire et quasiment linéaire de l'indice sur fond de reprise grâce au soutien massif des banques centrales et de la vaccination.


Du côté des émetteurs

Variation annuelle la plus forte à la hausse: STMicroelectronics +355% en 1999


Variation annuelle la plus forte à la baisse: Dexia -81% en 2008


Les sociétés qui n'ont jamais quitté l'indice

Elles sont onze, un quart du CAC 40 : Air Liquide, Carrefour, Danone (ex-BSN), Lafarge-Holcim (ex-Lafarge Coppée), L’Oréal, LVMH, Michelin, Saint-Gobain, Sanofi, Société Générale et Vivendi (ex-Générale des Eaux).


Le profil des actionnaires

Les actionnaires non-résidents sont majoritaires, notamment les fonds de pensions anglo-saxons qui investissent sur les marchés pour faire fructifier l'épargne retraite, par opposition au système de retraite par répartition à la française. Les actionnaires institutionnels français sont 35% (à vérifier).


Depuis le début de la crise sanitaire, les ménages français ont acheté près de 250 milliards d'euros d’actions, un record.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Short Url
  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Short Url
  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Short Url
  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".