Un taxi aérien pour éviter les nids de poule à Rome

Le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants (Photo, AFP)
Le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants (Photo, AFP)
Le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants (Photo, AFP)
Le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 05 novembre 2021

Un taxi aérien pour éviter les nids de poule à Rome

Le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants (Photo, AFP)
Le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants (Photo, AFP)
  • Les responsables de ce projet, baptisé VoloCity - à l'étude également pour Paris et Singapour -, promettent de transporter les voyageurs de l'aéroport jusqu'au centre-ville en 20 minutes
  • L'idée des taxis volants - éventuellement sans chauffeur - fait son petit bonhomme de chemin sur toute la planète, dans le cadre des efforts en vue de décongestionner les routes et de limiter la pollution

ROME: Avec des artères parsemées de nids de poule et une circulation automobile insupportable, la solution pour rejoindre le centre-ville de Rome de l'aéroport de Fiumicino pourrait bientôt être de prendre de l'altitude, avec la mise en service d'un taxi aérien électrique d'ici trois ans. 

C'est en tout cas ce que clament dans un communiqué commun la société allemande Volocopter -concepteur du véhicule-, l'exploitant de l'aéroport de la capitale italienne ADR et la holding d'infrastructures de transport Atlantia, dans un communiqué commun. 

Les responsables de ce projet, baptisé VoloCity - à l'étude également pour Paris et Singapour -, promettent de transporter les voyageurs de l'aéroport jusqu'au centre-ville en 20 minutes, sans émissions polluantes, à une vitesse maximale de 110 kilomètres/heure. 

Certes, au début, seule une personne pourra monter à son bord avec le pilote. Ce « jusqu'à ce que l'appareil vole de manière totalement autonome », ce qui  signifie qu'il pourra alors accueillir deux passagers, souligne le communiqué. 

Le projet de Fiumicino requiert en outre encore l'aménagement de « vertiports » pour permettre à ces taxis d'un nouveau genre de décoller et d'atterrir à la verticale. 

« Un saut dans l'avenir »  

Jeudi à Rome, le VoloCity, d'un blanc étincelant, garé sur une place près de la célèbre fontaine de Trevi, faisait sensation auprès des passants. 

« J'aurais aimé qu'ils pensent davantage au système ferroviaire avant de s'élever dans le ciel », a commenté Giuseppe, 32 ans, qui a refusé de donner son nom de famille. 

Il reconnaît néanmoins que « c'est un saut dans l'avenir ». « Nous parlons d'aller sur Mars, alors c'est le moins que nous puissions faire », lâche-t-il avec ironie. 

Les médias ont évalué à 140 euros le prix de la course dans ce véhicule aérien entre Fiumicino et le centre-ville, quand prendre un taxi normal revient à 48 euros et le train à 14 euros pour 32 minutes de trajet. 

La capitale italienne souffre d'un système de transport public notoirement défaillant, avec en particulier des bus vieillissants qui prennent feu sporadiquement et des stations de métro souvent fermées des mois durant.  

L'idée des taxis volants - éventuellement sans chauffeur - fait son petit bonhomme de chemin sur toute la planète, dans le cadre des efforts en vue de décongestionner les routes et de limiter la pollution.  

Plusieurs entreprises, dont le géant des services de transport Uber et le constructeur automobile General Motors, travaillent sur ce que l'on appelle des « avions à décollage et atterrissage verticaux », mais des défis majeurs restent à relever, en particulier en ce qui concerne les questions de réglementation et de sécurité. 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.