Le Hamas condamne à mort deux Palestiniens pour «collaboration» avec Israël

Des manifestants participent à un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
Des manifestants participent à un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 09 novembre 2021

Le Hamas condamne à mort deux Palestiniens pour «collaboration» avec Israël

Des manifestants participent à un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 8 septembre 2021 (Photo, AFP)
  • Le tribunal militaire du Hamas a condamné deux hommes à la peine capitale pour «collaboration» avec Israël
  • Cette sanction intervient dans le cadre de la lutte contre «le fléau des communications avec l'occupation israélienne» et contre le trafic de «drogues», a justifié le ministère

GAZA: Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé mardi avoir condamné à mort trois Palestiniens, dont deux pour « collaboration » avec Israël, deux semaines après une décision similaire concernant six autres hommes.  

Le tribunal militaire du Hamas a condamné deux hommes à la peine capitale pour « collaboration » avec Israël -- ennemi du groupe armé -- et un autre pour trafic de drogue, a indiqué dans un communiqué le ministère de l'Intérieur dans l'enclave.  

Cette sanction intervient dans le cadre de la lutte contre « le fléau des communications avec l'occupation israélienne » et contre le trafic de « drogues », a justifié le ministère.  

Onze autre peines ont été prononcées contre des « collaborateurs », notamment des peines d'emprisonnement allant de quatre à 15 ans et une condamnation à perpétuité, a ajouté cette source, précisant que le tribunal avait « suivi les procédures conformes à la loi ».  

Pour la peine de mort, la loi palestinienne requiert en théorie l'approbation du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, basée en Cisjordanie occupée, mais le Hamas à Gaza n'en tient pas compte.  

Le mouvement avait annoncé le 28 octobre avoir condamné à mort six autres hommes accusés de « collaboration » avec Israël. Il avait affirmé que les « collaborateurs » qui se rendraient aux autorités bénéficieraient de sanctions plus clémentes.  

En 2005, l'armée israélienne s'était retirée unilatéralement de Gaza avant d'imposer en 2007 un blocus sur ce territoire lorsque le Hamas s'est emparé du pouvoir au terme de combats fratricides avec le Fatah de Mahmoud Abbas.  

Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans quatre guerres (2008, 2012, 2014 et 2021). 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.