Premières manoeuvres navales conjointes entre Israël, les Emirats, Bahreïn

«C'est passionnant de voir les forces américaines s'entraîner avec des partenaires régionaux pour améliorer nos capacités collectives de sécurité maritime», a déclaré le vice-amiral Brad Cooper, le chef du Commandement central des forces navales américaines. (Photo, AFP)
«C'est passionnant de voir les forces américaines s'entraîner avec des partenaires régionaux pour améliorer nos capacités collectives de sécurité maritime», a déclaré le vice-amiral Brad Cooper, le chef du Commandement central des forces navales américaines. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Premières manoeuvres navales conjointes entre Israël, les Emirats, Bahreïn

  • Les manœuvres, qui ont commencé mercredi et dureront cinq jours, se déroulent dans la mer Rouge
  • Outre renforcer la coopération avec de nouveaux partenaires régionaux, l'exercice vise à préserver les mers de l'influence de l'Iran

MANAMA : Les Emirats arabes unis et Bahreïn mènent leurs premières manœuvres navales conjointes avec Israël, un an après la normalisation des relations de ces pays du Golfe avec l'Etat hébreu et dans un contexte de "menace" face à l'Iran, ont indiqué jeudi des sources militaires.

Les manœuvres, qui ont commencé mercredi et dureront cinq jours, se déroulent dans la mer Rouge, adjacente au stratégique canal de Suez et dont les rives sont notamment partagées par l'Egypte, l'Arabie saoudite et le Yémen en guerre, a indiqué dans un communiqué la marine américaine qui mène l'exercice.

"C'est passionnant de voir les forces américaines s'entraîner avec des partenaires régionaux pour améliorer nos capacités collectives de sécurité maritime", a déclaré le vice-amiral Brad Cooper, le chef du Commandement central des forces navales américaines (Navcent), cité par le communiqué.

"La collaboration maritime aide à préserver la liberté de navigation et les flux libres commerciaux, qui sont essentiels pour la stabilité et la sécurité régionales", a-t-il ajouté.

Il s'agit de la première collaboration militaire en mer entre les Emirats, Bahreïn et Israël depuis l'établissement de liens diplomatiques entre ces pays arabes et l'Etat hébreu en septembre 2020. 

L'an dernier, Israël et les Emirats avaient participé à un exercice aérien en Grèce. Et le mois dernier, le chef de l'aviation émiratie, le général Ibrahim Nasser Mohammed al-Alawi, s'est rendu dans le sud israélien pour assister à "Blue Flag", le plus important exercice aérien organisé par Israël.

Outre renforcer la coopération avec de nouveaux partenaires régionaux, l'exercice en mer Rouge vise à préserver les mers de l'influence de l'Iran, ennemi numéro un de l'Etat hébreu, a commenté un responsable de l'armée israélienne sous le couvert de l'anonymat.

L'Iran dans la mire?

Cet exercice "va accroître notre coopération et la sécurité en mer, et pas simplement en mer Rouge, car nous sommes aux prises avec le terrorisme de l'Iran qui s'est manifesté il y a quelques mois avec le Mercer Street", a déclaré ce responsable, évoquant la "menace" de l'Iran. 

Le 29 juillet, le MT Mercer Street, un pétrolier géré par une société appartenant à un milliardaire israélien, a été la cible d'une attaque au drone au large d'Oman, fatale à un agent de sécurité britannique et un membre d'équipage roumain.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël ont très rapidement pointé du doigt l'Iran, qui a démenti toute implication, sur fond d'attaques et de sabotages en série dans les eaux de la région.

"L'enchâssement de l'Iran (dans la région) ne se fait pas qu'avec des guérillas qui oeuvrent par procuration (...) mais se joue aussi en mer", a ajouté ce responsable israélien, en citant les manoeuvres iraniennes en début de semaine dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le transport d'hydrocarbures.

Les Emirats, Bahreïn et Israël ont comme préoccupation commune l'Iran, accusé d'avoir orchestré des attaques contre des navires dans la mer Rouge et dans le détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe à la mer d'Oman.

"Les Israéliens peuvent déclencher (une attaque contre l'Iran) mais c'est nous qui déciderons de son issue", a dit le général iranien Amirali Hajizadeh, chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
Short Url
  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

Short Url
  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.