Il y a 100 ans, Marie Curie embarquait pour un voyage hors du commun aux Etats-Unis

Des participants écoutent Sean Meloney, un descendant de Marie Meloney, Marc Joliot, un descendant de Marie Curie, et Yves Langevin, un autre descendant de Marie Curie, alors qu'ils participent à un forum lors d'un événement à l'ambassade de France pour célébrer le 100e anniversaire du voyage de Marie Curie aux États-Unis le 8 novembre 2021, à Washington. (Photo, AFP)
Des participants écoutent Sean Meloney, un descendant de Marie Meloney, Marc Joliot, un descendant de Marie Curie, et Yves Langevin, un autre descendant de Marie Curie, alors qu'ils participent à un forum lors d'un événement à l'ambassade de France pour célébrer le 100e anniversaire du voyage de Marie Curie aux États-Unis le 8 novembre 2021, à Washington. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Il y a 100 ans, Marie Curie embarquait pour un voyage hors du commun aux Etats-Unis

  • L'anniversaire de cette tournée américaine a été célébré lundi à l'ambassade de France aux Etats-Unis
  • «Je suis très content que cette histoire se soit transmise à travers les générations», a confié Marc Joliot, arrière-petit-fils de Marie Curie

WASHINGTON : En 1921, l'illustre scientifique Marie Curie embarquait pour un voyage de six semaines aux Etats-Unis. Un événement hors du commun qui devait la mener jusqu'à la Maison Blanche, où elle a reçu des mains du président américain un cadeau crucial pour la suite de ses recherches: un gramme de radium.

Cet élément radioactif, très difficile à extraire à partir de minerais, pouvait coûter à l'époque plus de dix fois le prix d'un diamant du même poids. Or son étude a été décisive dans le développement de traitements contre le cancer.

Grâce à une levée de fonds organisée par la journaliste américaine Marie Meloney, à qui Marie Curie s'était confiée lors d'une interview, le fameux gramme lui est offert sans contrepartie, et la chercheuse est invitée outre-Atlantique pour le recevoir.

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Robert Ryszard Kupiecki, ambassadeur de Pologne aux États-Unis, prend la parole lors d'un événement à l'ambassade de France pour célébrer le 100e anniversaire du voyage de Marie Curie aux États-Unis. (Photo, AFP)

L'anniversaire de cette tournée américaine a été célébré lundi à l'ambassade de France aux Etats-Unis, en présence des descendants de Mmes Curie et Meloney. 

"Je suis très content que cette histoire se soit transmise à travers les générations", a confié Marc Joliot, arrière-petit-fils de Marie Curie et chercheur lui-même. "Au-delà de Marie Curie la grande scientifique, deux prix Nobel, dont on voit toujours la figure un peu sombre, triste, ça la rend humaine."

La journaliste et la scientifique se sont en effet liées d'amitié. Toutes deux oeuvrent à l'époque à leur manière pour la cause des femmes, qui viennent d'obtenir le droit de vote aux Etats-Unis, mais l'attendent toujours en France. 

"Je me rappelle, quand j'étais enfant, mon père nous racontait comment (Marie Meloney) connaissait Marie Curie, était amie avec elle, et l'avait accompagnée dans son tour des Etats-Unis", a dit Sean Meloney, arrière-arrière-petite-fille de Marie Meloney. 

Probablement en partie grâce à ce voyage, la scientifique "est toujours un nom familier aux Etats-Unis", selon elle.

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Philippe Etienne, ambassadeur de France aux États-Unis, prend la parole lors du même événement. (Photo, AFP)

Bain de jouvence

En mai 1921, Marie Curie, déjà récompensée des prix Nobel de chimie et de physique, embarque donc à bord de l'Olympic, un paquebot jumeau du Titanic, en compagnie de ses deux filles, Irène et Eve. 

Lors de son périple, elle se rend notamment dans de grandes universités, donne des conférences, et visite une usine de radium à Pittsburgh. 

Elle rencontre aussi le président Warren Harding, qui lui remet la clé ouvrant le coffre qui contient le gramme de radium. Il a coûté 100 000 dollars, récoltés quasi entièrement grâce à des dons de femmes américaines.

"Les appareils de radiothérapie d'aujourd'hui sont directement issus des travaux de Marie Curie, qui a découvert la radioactivité", a rappelé lundi Thierry Philip, président du conseil d'administration de l'Institut Curie, qui fête également ses 100 ans cette année. 

Mais c'est sa fille, Irène Joliot-Curie, qui a surtout bénéficié de l'étude de ce gramme de radium, avec la découverte de la radioactivité artificielle, qui lui vaudra également un prix Nobel.

"C'est cette radioactivité artificielle (et non plus naturelle, ndlr), que l'on peut mieux contrôler et manipuler, que l'on utilise aujourd'hui principalement" pour traiter le cancer, a expliqué Gilles Créhange, chef du département d'oncologie-radiothérapie à l'Institut Curie.

Car si protéger les cellules saines de l'irradiation est devenu un enjeu majeur, à l'époque, les effets à long terme de la radioactivité ne sont pas connus, et le radium était quasiment vu comme un élixir de jouvence, utilisé jusque dans des crèmes pour lisser la peau. 

"Des personnes très riches aux Etats-Unis s'achetaient des cartouches pour des fontaines, qui étaient installées sur des baignoires, et ils faisaient couler de l'eau radioactive pour prendre leur bain", a raconté Gilles Créhange.

Marie Curie elle-même avait des doutes sur l'effet de la manipulation du radium sur sa santé. Elle est décédée en 1934, à l'âge de 66 ans.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.