Manifestation en Iran contre l'assèchement d'une rivière emblématique

La rivière Zayandeh-roud en 2015. (Photo, AFP)
La rivière Zayandeh-roud en 2015. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 13 novembre 2021

Manifestation en Iran contre l'assèchement d'une rivière emblématique

  • Des images diffusées par la télévision d'Etat ont montré des centaines de personnes rassemblées dans le lit du Zayandeh-roud, qui traverse Ispahan
  • La rivière, haut-lieu du tourisme car elle passe sous le fameux pont Si-o-Sepol d'Ispahan, est à sec depuis 2000, sauf pour quelques brèves périodes
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Cette photo prise en 2019 montre le niveau de l'eau de la rivière peu après une brève ouverture des vannes du barrage situé en amont de la ville d'Ispahan. (Photo, AFP)

 

TÉHÉRAN : Plusieurs centaines d'agriculteurs ont manifesté contre l'assèchement de la rivière emblématique traversant Ispahan, dans le centre de l'Iran, dû entre autres à la sécheresse, a rapporté vendredi le service audiovisuel public. 

Des images diffusées par la télévision d'Etat ont montré des centaines de personnes rassemblées dans le lit du Zayandeh-roud, qui traverse Ispahan, troisième plus grande ville d'Iran qui compte quelque deux millions d'habitants. 

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Cette autre montre le lit actuel de la Zayandeh-roud avec, au fond, le fameux pont Si-o-Sepol d'Ispahan. (Photo, AFP)

 

"Un grand nombre d'agriculteurs se sont réunis ici pour faire entendre leurs voix auprès des autorités", a rapporté un journaliste de la télévision d'Etat, depuis le rassemblement.

"Nous ne rentrerons pas à la maison tant que l'eau n'arrivera pas à la rivière", scandaient derrière lui des agriculteurs. 

Selon une autre journaliste, "de nombreux agriculteurs protestent contre l'assèchement de la rivière Zayandeh-roud, qui a entraîné celui de leurs arbres".

Selon des médias iraniens, les agriculteurs manifestent depuis mardi.

La rivière, haut-lieu du tourisme car il passe sous le fameux pont Si-o-Sepol d'Ispahan, est à sec depuis 2000, sauf pour quelques brèves périodes.

Si la sécheresse est vue comme l'une des causes, les agriculteurs protestent aussi contre le détournement par les autorités de la rivière pour approvisionner la province voisine de Yazd, qui en aurait accéléré l'asséchement.  

Le 23 octobre, l'agence de presse Fars a fait état de la destruction des conduites d’eau à l'est d'Ispahan "par des manifestants" pour empêcher l'approvisionnement en eau vers Yazd. 

Jeudi, le président Ebrahim Raïssi a promis de résoudre le problème de l'eau à Ispahan, Yazd et Semnan, dans la même région, lors d'une réunion avec les députés de ces provinces.

"Un comité et un groupe de travail seront formés pour enquêter sur le sujet et restaurer le cours de Zayandeh-roud", a-t-il déclaré selon le site de la présidence.

Ispahan est l'une des principales destinations touristiques du pays. La place Naghsh-e Jahan, située au centre historique de la ville, est classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

Pays aride, l'Iran connaît une sécheresse chronique depuis des années, avec pour conséquences des inondations régulières provoquées par la combinaison du durcissement des sols et de précipitations plus ou moins violentes.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.