JCB accusé de ne pas respecter les procédures liées aux droits de l’homme en Palestine

Un organisme de surveillance a conclu que JCB, le géant britannique des tracteurs, n’avait pas effectué les contrôles de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme en Palestine. (Shutterstock)
Un organisme de surveillance a conclu que JCB, le géant britannique des tracteurs, n’avait pas effectué les contrôles de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme en Palestine. (Shutterstock)
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Publié le Samedi 13 novembre 2021

JCB accusé de ne pas respecter les procédures liées aux droits de l’homme en Palestine

  • Lawyers for Palestinian Human Rights a indiqué que des produits JCB ont été utilisés dans «au moins 60» démolitions de maisons en un an
  • Le Point de contact national britannique a exhorté JCB à élaborer une politique en matière de droits de l’homme

LONDRES: Un organisme de surveillance a conclu que JCB, le géant britannique des tracteurs, n’avait pas effectué de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme concernant l’utilisation potentielle de ses équipements dans la démolition de maisons en Palestine.

«Il est regrettable que JCB, qui est un fabricant britannique de produits de classe mondiale, n’ait pris aucune mesure pour mener une quelconque diligence raisonnable en matière de droits de l’homme, bien qu’il soit conscient des impacts négatifs présumés sur les droits de l’homme et du fait que ses produits contribuent potentiellement à ces impacts», a statué l’organisme de surveillance du gouvernement.

Le Point de contact national (PCN) britannique, chargé de veiller à ce que les entreprises multinationales britanniques respectent les directives de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) relative aux droits de l’homme, a exhorté JCB à élaborer une politique en matière de droits de l’homme.

Cette affaire a été portée devant le PCN britannique en décembre 2019 par l’association Lawyers for Palestinian Human Rights, qui a indiqué avoir identifié l’utilisation de produits JCB dans «au moins 60 des 266 démolitions» qui ont eu lieu en un an.

Si le PCN britannique a jugé que JCB n’a pas fait preuve de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme, l’organisme de surveillance a rejeté les allégations selon lesquelles JCB n’a pas utilisé son influence pour persuader son distributeur israélien, Comasco, de ne pas autoriser l’utilisation de ses équipements pour détruire des maisons au bulldozer.

Il n’y a pas de preuve concluante que le matériel JCB utilisé pour détruire les maisons palestiniennes au bulldozer ait été fourni par Comasco, ni que JCB ait eu suffisamment de moyens de pression pour influencer le distributeur, selon le PCN.

JCB a expliqué à l’organisme de surveillance que les machines auraient pu être «achetées d’occasion auprès de vendeurs en Israël, des pays voisins via Internet, lors de ventes aux enchères internationales, ou apportées par voie maritime». Cette défense a été acceptée par le PCN.

Ce dernier a toutefois ajouté que JCB devrait «collaborer avec les entreprises avec lesquelles il entretient des relations commerciales sur leurs politiques en matière de droits de l’homme, découvrir tout problème potentiel lié aux droits de l’homme et s’assurer qu’il n’existe aucun risque d’impact négatif sur les droits de l’homme dans sa chaîne d’approvisionnement».

Tareq Shrourou, directeur de Lawyers for Palestinian Human Rights, a souligné la nécessité pour le conseil d’administration et la direction de JCB de « prendre en compte les répercussions concrètes de sa non-conformité aux dispositions fondamentales des principes directeurs de l’OCDE en matière de droits de l’homme».

«JCB ne peut pas s’opposer à un organisme du gouvernement britannique. Il incombe à JCB de prendre toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter pleinement de sa responsabilité de lutter contre l’utilisation de ses produits dans de graves violations des droits de l’homme à l’encontre des Palestiniens. Il est désormais inadmissible pour JCB d’agir autrement.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)