Iran: entrée en vigueur d'une loi contraignante pour les femmes

Des femmes iraniennes regardent la vitrine d'un magasin à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Des femmes iraniennes regardent la vitrine d'un magasin à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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Publié le Mardi 16 novembre 2021

Iran: entrée en vigueur d'une loi contraignante pour les femmes

  • La mesure a été critiquée par des experts de l'ONU et des militants de droits des femmes
  • La loi prévoit un dépistage facultatif, des restrictions sur l'avortement et moins d'accès aux moyens de contraception mais offre divers avantages aux familles avec enfants

TEHERAN: Une loi visant à relancer la natalité est entrée en vigueur en Iran, après avoir suscité l'inquiétude sur des restrictions d'accès à certains services et soins de santé reproductive.

La loi sur le «soutien à la famille et le rajeunissement de la population» a été approuvée par le Parlement en octobre et est entrée en vigueur lundi soir selon le site de la présidence.

Elle prévoit un dépistage facultatif, des restrictions sur l'avortement et moins d'accès aux moyens de contraception.

Elle prévoit aussi divers avantages aux familles avec enfants et une campagne télévisée pour encourager les femmes à avoir des enfants et dénoncer le célibat ou l'avortement. 

La mesure a été critiquée par des experts de l'ONU et des militants de droits des femmes.

«Les conséquences seront paralysantes pour le droit à la santé des femmes et des filles et représentent un revirement alarmant et régressif de la part d'un Etat qui avait été salué pour les progrès en matière de droit sanitaire», ont jugé mardi les experts onusiens dans un communiqué.

De son côté, l'ONG Human Rights Watch a dénoncé une loi qui met en danger les droits et la vie des femmes, en restreignant l'accès à certains services et soins de santé reproductive.

HRW a appelé l'Iran à «abroger immédiatement les dispositions qui restreignent les droits de l'homme».

Afrouz Safarifard, une responsable de l'Organisation de la protection sociale, a averti lundi que la loi pourrait augmenter le nombre des personnes atteintes d'anomalies congénitales. 

Et Massoud Mardani, du Comité national de lutte contre le sida, a jugé la semaine dernière que la loi contribuerait à l'augmentation des cas de VIH entre autres maladies.

«Le taux d'avortements illégaux augmentera également en raison des restrictions, affectant principalement les femmes», regrette la militante Azar Mansouri, citée par les médias locaux. 

Après la guerre Iran-Irak de 1988, l'Etat avait envisagé diverses politiques de contrôle des naissances et a lancé en 1993 un programme, encourageant les couples à avoir seulement deux enfants, qui a donné des résultats rapides.

Mais le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei a par la suite déclaré que l'adoption de politiques de contrôle des enfants était une «erreur», et prône depuis quelques années l'accroissement de la population comme facteur de la «puissance nationale».

«Si Dieu le veut, la population du pays atteindra 150 millions», a-t-il dit en 2018.

Environ 46,6% des 83 millions d'Iraniens ont moins de 30 ans, a indiqué le Centre national de statistique en 2019, et le nombre des moins de 30 ans a diminué depuis 2010 avec un taux de croissance négatif de 3,24%.

Selon la Banque mondiale, le taux de croissance de la population iranienne a fortement diminué, passant de plus de 4 % au début des années 1980 à 1,29 % en 2020.

Début novembre, le chef du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a défendu la loi comme soutenant «les jeunes couples et les mères».


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.