Nucléaire : Téhéran va devoir montrer sa bonne volonté, insiste Paris

 Après cinq mois de suspension, liées à l'élection d'un nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, les négociations doivent reprendre à Vienne pour tenter de sauver l'accord de 2015 (JCPOA) censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. "Nous apprécierons dès le 29 et dans les jours suivants si c’est aussi la volonté iranienne", a indiqué Jean-Yves Le Drian. (AFP).
Après cinq mois de suspension, liées à l'élection d'un nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, les négociations doivent reprendre à Vienne pour tenter de sauver l'accord de 2015 (JCPOA) censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire. "Nous apprécierons dès le 29 et dans les jours suivants si c’est aussi la volonté iranienne", a indiqué Jean-Yves Le Drian. (AFP).
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

Nucléaire : Téhéran va devoir montrer sa bonne volonté, insiste Paris

  • Après cinq mois de suspension, liées à l'élection d'un nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, les négociations doivent reprendre à Vienne pour tenter de sauver l'accord de 2015 (JCPOA) censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire
  • Ces discussions se tiennent entre Téhéran et les autres parties signataires (France, Allemagne, Royaume-Uni, Russie et Chine) encore présentes

PARIS: L'Iran va devoir montrer sa "volonté" d'avancer dès la reprise des négociations sur son programme nucléaire le 29 novembre, a souligné vendredi le chef de la diplomatie française, en relevant que Washington était pour sa part prêt à les "conclure rapidement".


"Je crois comprendre que les États-Unis sont prêts à revenir dans les négociations là où on les avait laissées en juin, de manière à les conclure rapidement", a déclaré Jean-Yves Le Drian au quotidien français Le Monde.


"Nous apprécierons dès le 29 et dans les jours suivants si c’est aussi la volonté iranienne", a-t-il ajouté.


Après cinq mois de suspension, liées à l'élection d'un nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi, les négociations doivent reprendre à Vienne pour tenter de sauver l'accord de 2015 (JCPOA) censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.

 

L'Iran rejette les accusations des Occidentaux contre ses activités

Téhéran a qualifié vendredi d'"illégitime" la déclaration la veille des Etats-Unis et de pays européens qui ont assuré aux voisins de l'Iran que leurs intérêts sécuritaires seraient pris en compte lors des négociations à venir sur le nucléaire iranien.


Paris, Berlin, Londres et Washington ont condamné jeudi les "activités déstabilisatrices" de l'Iran dans la région, "y compris l'utilisation et le transfert de missiles balistiques et de drones" à des milices alliées, et ont affirmé soutenir les voisins de la République islamique à "faire face aux préoccupations plus larges de la région en matière de sécurité".


"Cette réunion et cette déclaration sont tellement artificielles et illégitimes qu'elles ne valent pas la peine d'y répondre", a réagi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh dans un communiqué.


"Le gouvernement des Etats-Unis, responsable de la situation actuelle en se retirant de l'accord sur le nucléaire, tente une fois de plus de provoquer une crise et de mener une campagne de propagande contre l'Iran", a-t-il affirmé.


Des pourparlers, suspendus depuis juin, doivent reprendre à Vienne le 29 novembre entre Téhéran et l'Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.


Ce pacte était censé limiter drastiquement le programme nucléaire iranien en échange d'un allègement des sanctions économiques mais est moribond depuis que les Etats-Unis s'en sont retirés unilatéralement en 2018 et ont réimposé des sanctions. Téhéran a en retour progressivement abandonné ses engagements.


Les Etats-Unis doivent participer de manière indirectes aux discussions.

Ces discussions se tiennent entre Téhéran et les autres parties signataires (France, Allemagne, Royaume-Uni, Russie et Chine) encore présentes.


Les États-Unis qui se sont retirés unilatéralement de l'accord en 2018 et ont rétabli les sanctions contre l'Iran, y participeront de manière indirecte.


En retour, l'Iran s'est progressivement affranchi de ses engagements et a significativement augmenté sa quantité d'uranium hautement enrichi, susceptible d'être utilisé dans la fabrication d'une bombe.


Il est soupçonné désormais de jouer la montre en revenant à la table des négociations tout en continuant à développer son programme nucléaire.


"La première vérification que nous aurons à faire est de savoir si nous continuons la discussion là où on l’avait interrompue en juin, avec l’administration iranienne précédente", a souligné Jean-Yves Le Drian.


"Si cette discussion est un leurre, alors nous devrons constater la vacuité du JCPOA", a martelé le ministre français.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.