Le chef de la défense américain s'engage à contrer l'Iran lors d'une visite à Bahreïn

Le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, prend la parole lors d'une audience du Comité sénatorial des forces armées sur la conclusion des opérations militaires en Afghanistan et les plans de futures opérations antiterroristes, le mardi 28 septembre 2021, à Capitol Hill à Washington. (AP)
Le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, prend la parole lors d'une audience du Comité sénatorial des forces armées sur la conclusion des opérations militaires en Afghanistan et les plans de futures opérations antiterroristes, le mardi 28 septembre 2021, à Capitol Hill à Washington. (AP)
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Publié le Samedi 20 novembre 2021

Le chef de la défense américain s'engage à contrer l'Iran lors d'une visite à Bahreïn

  • Les commentaires du secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, à Bahreïn lors du Dialogue annuel de Manama semblaient viser à rassurer les arabes du Golfe alliés de l'Amérique
  • « Les États-Unis restent déterminés à empêcher l'Iran de se doter d’une arme nucléaire. Et nous restons attachés à une issue diplomatique de la question nucléaire », a déclaré Austin

DUBAI: Le plus haut responsable américain de la défense s’est engagé samedi à empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire et de contrer son "utilisation dangereuse" de drones suicides au Moyen-Orient, un engagement qui survient alors que les négociations restent au point mort sur l'accord atomique en lambeaux de Téhéran avec les puissances mondiales.

Les commentaires du secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, à Bahreïn lors du Dialogue annuel de Manama semblaient viser à rassurer les arabes du Golfe alliés de l'Amérique alors que l'administration Biden tente de relancer l'accord nucléaire, limitant l'enrichissement en uranium de l'Iran, en échange de la levée des sanctions économiques.

Ses remarques interviennent également après que les cheikhs du Golfe ont vu le retrait chaotique des États-Unis d'Afghanistan, soulevant des inquiétudes quant à l'engagement de l'Amérique dans la région alors que les responsables de la défense disent vouloir faire pivoter leurs forces pour contrer les défis perçus du côté de la Chine et de la Russie.

« Les États-Unis restent déterminés à empêcher l'Iran de se doter d’une arme nucléaire. Et nous restons attachés à une issue diplomatique de la question nucléaire », a déclaré Austin lors d'un événement organisé par l'Institut international d'études stratégiques. "Mais si l'Iran n'est pas disposé à s'engager sérieusement, alors nous examinerons toutes les options nécessaires pour assurer la sécurité des États-Unis."

L'Iran maintient depuis longtemps que son programme nucléaire est pacifique, bien que les agences de renseignement américaines et l'Agence internationale de l'énergie atomique affirment que Téhéran avait un programme d'armement organisé jusqu'en 2003. La mission iranienne auprès des Nations Unies n'a pas immédiatement répondu à une demande sollicitant pour samedi une réponse.

Depuis que le président de l'époque, Donald Trump, a unilatéralement retiré l'Amérique de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018, une série d'incidents de plus en plus graves ont frappé le Moyen-Orient. Cela inclut les attaques de drones et de mines ciblant les navires en mer, ainsi que les agressions imputées à l'Iran et à ses mandataires en Irak et en Syrie. Les États-Unis ont également tué un haut général iranien à Bagdad au début de 2020, ce qui a vu l'Iran cibler les troupes américaines en Irak avec des missiles balistiques.

Sous Biden, les responsables militaires américains envisagent une redistribution plus large des forces du Moyen-Orient vers d'autres régions, bien qu'ils maintiennent toujours une forte présence dans les bases de la région. Austin a fait allusion à cela dans ses remarques, en disant : « Notre coup de poing potentiel comprend ce à quoi nos amis peuvent contribuer et ce que nous avons déjà mis en place et ce que nous pouvons rapidement acheminer. »

"Nos amis et ennemis savent tous deux que les États-Unis peuvent déployer une force écrasante au moment et à l'endroit de notre choix", a déclaré Austin.

Les commentaires d'Austin ont également touché à la guerre en cours au Yémen, pour laquelle l'administration Biden a interrompu son soutien peu de temps après son entrée en fonction.

L'Arabie saoudite mène une campagne militaire depuis 2015 contre les rebelles houthis soutenus par l'Iran qui détiennent la capitale du Yémen, Sanaa. Les Houthis ont lancé des attaques de drones et de missiles balistiques sur le royaume en représailles à une campagne punitive de bombardements aériens qui a également tué des civils.

Mais alors que le royaume se réfère constamment à chaque drone et missile tiré par les Houthis comme ils sont interceptés avec succès par ses défenses, Austin a plutôt évalué le taux à « près de 90 pour cent ». Les États-Unis ont également retiré leurs défenses aériennes THAAD et leurs batteries de missiles Patriot de la base aérienne Prince Sultan depuis plusieurs mois.

"Nous les aiderons jusqu’à atteindre un taux de 100 pour cent", a déclaré Austin.

Le Dialogue de Manama a lieu chaque année à Bahreïn, un petit royaume insulaire au large des côtes de l'Arabie saoudite qui abrite la 5e  flotte de l'US Navy. Bahreïn s'est également engagé dans une campagne de plusieurs années pour écraser la dissidence. Des militants ont écrit à Austin avant son voyage, l'exhortant à lever la détention de prisonniers sur l'île et l'implication de Bahreïn dans la guerre au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

«Toutes les options sont sur la table»

Toutes les options sont sur la table, notamment si la diplomatie échoue à encadrer le programme nucléaire iranien, a assuré le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, lors du Dialogue de Manama à Bahreïn, réfutant l'idée selon laquelle son pays était devenu réticent au recours à la force.

Le chef du Pentagone était interrogé sur la raison pour laquelle Washington n'avait pas répondu à l'attaque de drones et d'artillerie en octobre contre une base utilisée par la coalition combattant le groupe Etat islamique en Syrie.

"Les Etats-Unis d'Amérique conservent le droit de se défendre. Et nous nous défendrons ainsi que nos intérêts, quoi qu'il arrive, au moment et au lieu de notre choix", a déclaré M. Austin.

"Qu'aucun pays, qu'aucun individu ne se trompe à ce sujet. Nous sommes engagés dans notre défense, celle de nos intérêts, et cela inclut également nos partenaires. Et nous sommes également déterminés à ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a-t-il ajouté. 


Le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à la formation rapide d'un nouveau gouvernement au Liban

De jeunes manifestants libanais brandissent des drapeaux nationaux alors qu'ils prennent part à un rassemblement dans le quartier du centre-ville de la capitale, Beyrouth. Une partie de la nouvelle génération souhaite une approche progressiste de la politique. (AFP/archive)
De jeunes manifestants libanais brandissent des drapeaux nationaux alors qu'ils prennent part à un rassemblement dans le quartier du centre-ville de la capitale, Beyrouth. Une partie de la nouvelle génération souhaite une approche progressiste de la politique. (AFP/archive)
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  • Les membres ont également souligné la nécessité de mettre en œuvre de toute urgence des réformes économiques, et ont exhorté toutes les parties à se dissocier des conflits extérieurs
  • Ils ont réitéré la nécessité de conclure une enquête transparente sur l'explosion de Beyrouth en 2020, afin de répondre aux exigences libanaises de justice et de responsabilité

NEW YORK: Le Conseil de sécurité de l'ONU a salué mercredi le fait que les élections législatives au Liban se soient déroulées comme prévu le 15 mai, «malgré des circonstances difficiles», mais a appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement inclusif et à la «mise en œuvre urgente» des réformes économiques précédemment décrites.
Dans une déclaration commune, les membres du Conseil ont indiqué que les réformes devraient inclure l'adoption d'un budget national «approprié» pour 2022 qui permettra de mettre rapidement en place un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) «pour répondre aux exigences de la population libanaise».
L'économie du pays est embourbée depuis août 2019 dans une crise paralysante au cours de laquelle la livre libanaise a perdu plus de 90% de sa valeur et plus des trois quarts de la population ont sombré dans la pauvreté.
Le mois dernier, le Liban et le FMI étaient parvenus à un accord sur un plan qui pourrait débloquer environ 3 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) de financement international sur plusieurs années. Toutefois, l'accord est soumis à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI et dépend de la mise en œuvre par les autorités libanaises d'une série de réformes économiques, y compris la restructuration du secteur bancaire du pays, qui s’est effondré, l'amélioration de la transparence et l'unification des multiples taux de change qui s'appliquent à une monnaie nationale qui s’envole.
Le Conseil de sécurité a souligné le rôle que les institutions libanaises, dont le Parlement nouvellement élu, ont à jouer dans la mise en œuvre de ces réformes nécessaires et il a insisté sur l'importance de les mener à bien «pour garantir un soutien international efficace».
Les membres ont également demandé que des mesures soient prises pour renforcer «la participation et la représentation pleines, égales et significatives» des femmes dans les institutions libanaises, y compris dans le nouveau gouvernement.
«Ces élections étaient essentielles pour permettre au peuple libanais d'exercer ses droits civils et politiques», ont déclaré les membres du Conseil.
Ces derniers ont réaffirmé la nécessité de «conclure rapidement une enquête indépendante, impartiale, approfondie et transparente» sur l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth, le 4 août 2020, qui a fait plus de deux cents morts, des milliers de blessés ainsi que de nombreux déplacés et a causé des milliards de dollars de dégâts matériels.
Le Conseil a déclaré que l'enquête était «essentielle pour répondre aux aspirations légitimes du peuple libanais à la responsabilité et à la justice».
Les membres ont également exhorté toutes les parties libanaises à mettre en œuvre une politique tangible de «distanciation de tout conflit extérieur, priorité importante, comme l'énoncent les déclarations précédentes, en particulier la déclaration de Baabda de 2012».
Le parti Hezbollah, soutenu par l'Iran, a envoyé des militants en Syrie pour combattre aux côtés des forces du régime Assad.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le gouvernement yéménite entame des pourparlers avec les Houthis

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg (Photo, AFP).
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg (Photo, AFP).
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  • Les négociations s’inscrivent au sein d'une trêve de deux mois qui doit expirer le 2 juin
  • Dans le cadre de cette trêve, des progrès importants ont été réalisés dans les efforts visant à parvenir à convenir de la reprise des vols commerciaux à Sanaa

NEW YORK: Des négociations ont débuté mercredi à Amman entre le gouvernement du Yémen et les Houthis concernant la réouverture des routes à Taïz et celles de plusieurs autres gouvernorats.

Les pourparlers se déroulent sous les auspices de l'ONU. Hans Grundberg, envoyé spécial de l'organisation pour le Yémen, a affirmé qu'ils s'inscrivaient dans le cadre d'une trêve de deux mois, convenue en avril au début du ramadan. Il a ajouté que cette trêve devait expirer le 2 juin, mais qu'il travaillait avec toutes les parties pour la prolonger.

Grundberg a appelé à une négociation «de bonne foi» et à prendre des mesures urgentes pour parvenir à un accord sur le rétablissement de la liberté de mouvement et l'amélioration des conditions de vie du peuple yéménite.

«Les Yéménites souffrent depuis trop longtemps de l'impact des fermetures de routes», a-t-il affirmé. «L'ouverture des routes à Taïz et ailleurs est un élément crucial de la trêve qui permettra aux familles divisées par les lignes de front de se voir, aux enfants d'aller à l'école, aux civils d'aller travailler et d'atteindre les hôpitaux, et aux activités commerciales essentielles de reprendre.»

Il a ajouté que dans le cadre de la trêve, des progrès importants ont été réalisés dans les efforts visant à parvenir à convenir de la reprise des vols commerciaux à destination et en provenance de l'aéroport de Sanaa. Plus de 1 000 passagers ont pris l'avion jusqu'à présent et la fréquence des vols augmente. Des préparatifs sont en cours pour reprendre les vols entre Sanaa et Le Caire, en Égypte.

«Cela permettra à davantage de Yéménites de se rendre à l'étranger afin d’accéder à des soins médicaux, à des opportunités éducatives et commerciales, et pour rendre visite à leur famille», a souligné Grundberg, qui a remercié le gouvernement égyptien pour son aide concernant l'organisation des vols et son «soutien actif aux efforts de paix des Nations unies».

Bien que les combats se soient apaisés au Yémen depuis le début de la trêve, avec une réduction significative du nombre de victimes civiles, Grundberg s'est dit préoccupé par les informations faisant état de la poursuite des combats et des victimes civiles dans certaines parties du pays au cours des dernières semaines.

«J'appelle toutes les parties à faire preuve d'un maximum de retenue afin de préserver la trêve et à remplir leurs obligations en vertu du droit international pour protéger les civils», a insisté l'envoyé, qui a promis de continuer à travailler avec toutes les parties concernées dans le cadre de la trêve pour «prévenir, désamorcer et résoudre les incidents», a-t-il ajouté.

«Nous avons vu les avantages concrets que la trêve a apportés jusqu'à présent dans la vie quotidienne des Yéménites. Les parties concernées doivent renouveler la trêve pour étendre et consolider ces avantages pour le peuple yéménite, qui a souffert de plus de sept ans de guerre.»

«Cette trêve a offert une occasion de rompre avec les violences et les souffrances du passé et d’avancer vers un avenir pacifique au Yémen. Les parties doivent saisir cette opportunité en mettant en œuvre et en renouvelant la trêve et en négociant des solutions plus durables sur les questions sécuritaires, politiques et économiques, notamment les revenus et les salaires, afin de soutenir un règlement politique global du conflit.»

«Les parties concernées ont la responsabilité de maintenir et de concrétiser ce potentiel de paix au Yémen», a souligné Grundberg.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation du Congrès américain salue les efforts de la Ligue Islamique Mondiale

Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, le cheikh Mohammed ben Abdelkarim al-Issa, rencontre une délégation du Congrès américain (Photo fournie).
Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, le cheikh Mohammed ben Abdelkarim al-Issa, rencontre une délégation du Congrès américain (Photo fournie).
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  • Au cours de la réunion, les représentants des deux délégations ont abordé un certain nombre de questions d'intérêt commun
  • Al-Issa a affirmé que l'Arabie saoudite représente l'esprit unificateur du monde islamique

RIYAD: Une délégation du Congrès américain a fait l'éloge du travail de la Ligue islamique mondiale dans la promotion des valeurs humaines communes et du besoin urgent de paix dans le monde. Cette déclaration a été faite lors d'une réunion tenue mercredi à Riyad avec le cheikh Mohammed ben Abdelkarim al-Issa, secrétaire général de la Ligue islamique mondiale.

Les représentants américains comprenaient Chris Stewart, représentant de l'Utah, Lisa McClain, représentante du Michigan, et Guy Reschenthaler, représentant de la Pennsylvanie, tous trois républicains. Ils étaient accompagnés de plusieurs responsables gouvernementaux.

La délégation américaine a également salué la Ligue islamique mondiale pour son rôle de premier plan dans la construction d'alliances efficaces au niveau national (Photo fournie).

Au cours de la réunion, les représentants des deux délégations ont abordé un certain nombre de questions d'intérêt commun. Al-Issa a affirmé que l'Arabie saoudite représente l'esprit unificateur du monde islamique.

La délégation américaine a également salué la Ligue islamique mondiale pour son rôle de premier plan dans la construction d'alliances efficaces au niveau national et entre les organisations internationales, afin de consolider les valeurs d'amitié et de coopération entre les nations et les peuples.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com