La Jordanie, Israël et les EAU signent un accord pour échanger énergie solaire contre eau 

L’accord a été signé par Mohammed Al-Najjar, ministre jordanien de l’Eau, Mariam Al Mheiri, ministre émiratie du changement climatique et de l’environnement, et Karine Elharrar, ministre israélienne de l’Énergie. (Photo fournie)
L’accord a été signé par Mohammed Al-Najjar, ministre jordanien de l’Eau, Mariam Al Mheiri, ministre émiratie du changement climatique et de l’environnement, et Karine Elharrar, ministre israélienne de l’Énergie. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 23 novembre 2021

La Jordanie, Israël et les EAU signent un accord pour échanger énergie solaire contre eau 

  • Les trois pays ont signé lundi une déclaration d’intention pour entamer les pourparlers concernant la possibilité d’aboutir à un échange énergie solaire contre eau
  • La Jordanie fait partie des pays les plus pauvres en eau dans le monde entier, avec un déficit qui devrait atteindre 45 millions de mètres cubes en 2022

AMMAN: La Jordanie, Israël et les EAU ont signé lundi une déclaration d’intention pour entamer les pourparlers concernant la possibilité d’aboutir à un échange énergie solaire contre eau. 

Omar Salameh, porte-parole du ministère jordanien de l’Eau, a affirmé que la signature de la déclaration n’était « ni technique ni légale » et que cela signifiait simplement que les trois parties commenceraient à évaluer la possibilité de mettre en place le mégaprojet d’ici 2022.

Sans donner plus de détails, Salameh a précisé que la Jordanie, pauvre en ressources, recevrait 200 millions de mètres cubes d’eau annuellement dans le cadre du projet. Il a également expliqué que le partenariat ne serait pas mis en œuvre avant l’obtention de la quantité d’eau prévue.

Le porte-parole a ensuite indiqué que la Jordanie faisait partie des pays les plus pauvres en eau dans le monde entier, avec un déficit qui devrait atteindre 45 millions de mètres cubes en 2022. Les ressources en eau annuelles de la Jordanie sont inférieures à 80 mètres cubes par personne et sont ainsi en dessous du seuil international qui équivaut à 500 mètres cubes par personne, a-t-il ajouté.

Salameh a également mentionné qu’Israël donnait à la Jordanie un total de 35 millions de mètres cubes d’eau dans le cadre du traité de paix israélo-jordanien de Wadi Araba signé en 1994. La Jordanie recevait également 10 millions de mètres cubes d’eau en dehors du traité.

En octobre, la Jordanie a signé un accord avec Israël pour acheter 50 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires, en dehors du cadre du traité de paix et de ce qu’il stipule en terme de quantités d’eau.

Dans un rapport récent, le site d’informations américain Axios a indiqué qu’une énorme ferme solaire – qui sera mise en place dans le désert jordanien, dans le cadre du projet qui va mener à produire de l’énergie propre – sera probablement vendue à Israël en échange d’eau désalinisée.

Selon Axios, la construction de la ferme solaire sera prise en charge par Masdar, l’entreprise d’énergies alternatives détenue par le gouvernement émirati.

La ferme solaire devrait être opérationnelle d’ici 2026 et sera destinée à produire 2% de l’énergie d’Israël d’ici 2030. Israël paiera 180 millions de dollars par an. La somme sera partagée entre le gouvernement jordanien et l’entreprise émiratie.

Par ailleurs, Axios a déclaré que le projet était encouragé par l’envoyé spécial du président pour le climat, John Kerry.

Selon le site d’informations jordanien Ammon news, la déclaration d’intention a été signée lundi par Mohammed Al-Najjar, ministre jordanien de l’Eau, Mariam Al Mheiri, ministre émiratie du changement climatique et de l’environnement, et Karine Elharrar, ministre israélienne de l’Énergie, en marge de l’Expo 2020 Dubaï.

D’après le même site, John Kerry, envoyé spécial du président pour le climat, et Sultan Al-Jaber, ministre émirati de l’Industrie et des Technologies avancées, ont assisté à la cérémonie de signature.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.