L'Irak menacé par une chute drastique de ses ressources en eau, selon la Banque mondiale

Une vue aérienne montre le marais de Chibayesh dans le sud de l'Irak, dans la région d'Ahwar, dans la province de Dhi Qar, le 10 novembre 2021. Le pays riche en pétrole, marqué par quatre décennies de guerre, est également l'un des plus vulnérables au monde à la crise climatique et aux prises avec un ensemble d'autres défis environnementaux. (Photo, AFP)
Une vue aérienne montre le marais de Chibayesh dans le sud de l'Irak, dans la région d'Ahwar, dans la province de Dhi Qar, le 10 novembre 2021. Le pays riche en pétrole, marqué par quatre décennies de guerre, est également l'un des plus vulnérables au monde à la crise climatique et aux prises avec un ensemble d'autres défis environnementaux. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

L'Irak menacé par une chute drastique de ses ressources en eau, selon la Banque mondiale

  • Le dossier de l'eau représente un enjeu de taille pour ce pays de 40 millions d'habitants, riche en hydrocarbures mais confronté à une crise énergétique aiguë, aggravée par des sécheresses de plus en plus sévères et une baisse des précipitations
  • « Sans action, les contraintes en matière d'eau vont conduire à des pertes importantes dans de multiples secteurs économiques et vont affecter de plus en plus de personnes vulnérables », a regretté le directeur Mashreq de la Banque mondiale, Saroj Jha

BAGDAD : L'Irak pourrait connaître une chute de 20% de ses ressources en eau d'ici 2050 avec le changement climatique, prévient mercredi la Banque Mondiale, pointant les répercussions négatives notamment sur la croissance et l'emploi.

Le dossier de l'eau représente un enjeu de taille pour ce pays de 40 millions d'habitants, riche en hydrocarbures mais confronté à une crise énergétique aiguë, aggravée par des sécheresses de plus en plus sévères et une baisse des précipitations.

"Sans action, les contraintes en matière d'eau vont conduire à des pertes importantes dans de multiples secteurs économiques et vont affecter de plus en plus de personnes vulnérables", a regretté le directeur Mashreq de la Banque mondiale, Saroj Kumar Jha, dans un communiqué accompagnant un nouveau rapport de l'institution. 

Une vue générale montre le marais de Chibayesh dans le sud de l'Irak, dans la région d'Ahwar, dans la province de Dhi Qar, le 10 novembre 2021
Une vue générale montre le marais de Chibayesh dans le sud de l'Irak, dans la région d'Ahwar, dans la province de Dhi Qar, le 10 novembre 2021. (Photo, AFP)

"D'ici 2050, une hausse de température d'un degré celsius et une baisse des précipitations de 10% causerait une baisse de 20% de l'eau douce disponible" en Irak, avertit le rapport. 

"Dans ces circonstances, près d'un tiers des terres irriguées n'auront pas d'eau", poursuit le rapport. 

Le PIB réel pourrait connaître une chute allant jusqu'à 4%, ou 6,6 milliards de dollars, par rapport au niveau de 2016.

Il y aurait également une baisse de 11,8% de la demande pour les travailleurs non qualifiés dans le secteur agricole et de 5,4% dans les activités non agricoles.

La "rareté de l'eau" entraîne déjà des "déplacements forcés à petite échelle", met en garde l'institution internationale, notamment dans le sud du pays. 

Dans un pays aux infrastructures ravagées par les guerres à répétition, où la reconstruction tarde après les offensives contre le groupe Etat islamique (EI), il faudrait consacrer 180 milliards de dollars sur vingt ans pour construire de nouvelles infrastructures, des barrages et développer des projets d'irrigation. 

Mais en 2018, le budget du ministère des Ressources hydrauliques représentait moins de 0,2% du budget total, avec 15 millions de dollars. 

"L'Etat actuel des infrastructures a entraîné une salinisation qui affecte 60% des terres cultivées et une baisse entre 30% et 60% du niveau des récoltes", ajoute le rapport. 

Une bonne nouvelle sur le court terme: avec le rebond des prix du pétrole au court mondial, le PIB irakien devrait croître de 2,6% en 2021 à plus de 6% en 2022-2023.

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com