Liban: démission de trois juges pour protester contre des ingérences politiques

Trois juges ont démissionné au Liban pour protester contre l'ingérence du pouvoir politique dans la justice, notamment dans l'enquête sur l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. (Photo/AN)
Trois juges ont démissionné au Liban pour protester contre l'ingérence du pouvoir politique dans la justice, notamment dans l'enquête sur l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. (Photo/AN)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Liban: démission de trois juges pour protester contre des ingérences politiques

  • Trois juges ont démissionné au Liban pour protester contre l'ingérence du pouvoir politique dans la justice, notamment dans l'enquête sur l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth
  • Des responsables politiques de tous bords refusent d'être interrogés par le juge Bitar

BEYROUTH : Trois juges ont démissionné au Liban pour protester contre l'ingérence du pouvoir politique dans la justice, notamment dans l'enquête sur l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Dans un pays où les dirigeants politiques déterminent les nominations judiciaires, y compris dans les plus hautes juridictions, la marge de manœuvre de la justice est faible.

Une enquête sur la gigantesque explosion du 4 août 2020 a montré l'ampleur des ingérences politiques dans la justice, de hauts responsables s'acharnant sur le juge d'instruction Tarek Bitar, en recourant à des manœuvres juridiques pour entraver son travail.

Mercredi, trois juges ont présenté leur démission "pour protester (...) contre les ingérences politiques dans le travail de la justice et les atteintes aux décisions émises par les juges et les tribunaux", a rapporté la source judiciaire.

Le chef du Conseil supérieur de la magistrature, qui doit encore approuver ces démissions, a promis de discuter de la question lors de sa prochaine réunion, selon la même source.

Des responsables politiques de tous bords refusent d'être interrogés par le juge Bitar, même si les autorités ont reconnu que l'explosion, qui a détruit le port et des quartiers entiers de Beyrouth, était due au stockage sans mesures de précaution d'énormes quantités de nitrate d'ammonium.

Les politiciens mis en cause ont déposé une quinzaine de plaintes contre le juge Bitar, qu'ils cherchent à écarter de l'affaire de l'explosion.

Parmi les trois magistrates ayant démissionné cette semaine figure une juge qui a refusé d'écarter le juge d'instruction à la demande d'un responsable. La validité de sa décision avait par la suite été contestée.

"Le questionnement permanent des décisions de justice ternit sa réputation", a affirmé à l'AFP la source judiciaire s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

L'affaire de l'explosion de Beyrouth n'est pas la seule faisant l'objet d'ingérences politiques.

Une enquête sur des accusations d'évasion fiscale et d'enrichissement illicite portées contre le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, a également été suspendue après des poursuites lancées contre le juge d'instruction Jean Tannous.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com