Drame migratoire dans la Manche: Paris et Londres affichent leur volonté de coopérer

Les migrants sont aidés par le canot de sauvetage de la RNLI (Royal National Lifeboat Institution) avant d'être emmenés sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l'Angleterre, le 24 novembre 2021, après avoir traversé la Manche. (Photo, AFP)
Les migrants sont aidés par le canot de sauvetage de la RNLI (Royal National Lifeboat Institution) avant d'être emmenés sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l'Angleterre, le 24 novembre 2021, après avoir traversé la Manche. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Drame migratoire dans la Manche: Paris et Londres affichent leur volonté de coopérer

Les migrants sont aidés par le canot de sauvetage de la RNLI (Royal National Lifeboat Institution) avant d'être emmenés sur une plage de Dungeness, sur la côte sud-est de l'Angleterre, le 24 novembre 2021, après avoir traversé la Manche. (Photo, AFP)
  • La France a invité ses partenaires européens à une réunion prévue dimanche, au lendemain de la mort de 27 migrants après le naufrage de leur embarcation dans la Manche
  • Britanniques et Français affichent leurs accords, alors que la veille M. Macron avait « fait savoir » à Boris Johnson «qu'il attendait des Britanniques qu'ils coopèrent pleinement»

CALAIS: Paris et Londres ont affiché jeudi leur volonté d'intensifier les efforts conjoints pour lutter contre les gangs de passeurs, et la France a invité ses partenaires européens à une réunion prévue dimanche, au lendemain de la mort de 27 migrants après le naufrage de leur embarcation dans la Manche. 

Le drame est le plus meurtrier depuis l'envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche, face au verrouillage croissant du port français de Calais (Nord) et du tunnel ferroviaire, empruntés jusque-là par les migrants tentant de rallier l'Angleterre. 

Lors d'un entretien téléphonique mercredi soir, le président français et le Premier ministre britannique ont convenu d'« intensifier leurs efforts » pour lutter contre les gangs de passeurs, selon un porte-parole de Downing Street. 

Au lendemain de ce drame, la France a invité « les ministres en charge de l'immigration belge, allemand, néerlandais et britannique, ainsi que la Commission européenne, à une rencontre » dimanche à Calais.  

« Cette réunion devra permettre de définir les voies et moyens de renforcer la coopération policière, judiciaire et humanitaire » pour « mieux lutter contre les réseaux de passeurs », ont expliqué les services du Premier ministre français Jean Castex. 

« La France est un pays de transit, nous nous battons contre ces réseaux de passeurs qui utilisent la détresse, mais nous devons pour cela améliorer la coopération européenne », avait plaidé plus tôt le chef de l'Etat français. 

Même volonté côté britannique: il faut « répondre aux effets d'appel à long terme, briser les gangs criminels qui traitent les êtres humains comme des marchandises et s'attaquer aux chaînes d'approvisionnement », a déclaré Mme Patel devant les députés britanniques, appelant à un « effort international coordonné ». 

Britanniques et Français affichent leurs accords, alors que la veille M. Macron avait « fait savoir » à Boris Johnson « qu'il attendait des Britanniques qu'ils coopèrent pleinement et qu'ils s'abstiennent d'instrumentaliser une situation dramatique à des fins politiques ». 

M. Johnson avait déclaré mercredi soir que les efforts face à la crise migratoire n'avaient pas été « suffisants », disant avoir « eu des difficultés à persuader certains de (ses) partenaires, en particulier les Français, d'agir à la hauteur de la situation ». 

Le secrétaire d'Etat britannique à l'Immigration, Kevin Foster, a souligné que Londres était prêt à offrir des « moyens » supplémentaires à la France, au-delà de son aide financière, comme l'hélicoptère déployé mercredi dans le cadre de l'opération de secours. 

D'après Tom Pursglove, un autre secrétaire d'Etat chargé de l'Immigration, M. Johnson a réitéré une proposition, auparavant rejetée par Paris pour une raison de souveraineté, d'organiser des patrouilles franco-britanniques sur les côtes françaises pour empêcher les migrants d'embarquer.  

La question des traversées, qui attise régulièrement les tensions bilatérales, est délicate pour le gouvernement conservateur britannique, qui a fait de la lutte contre l'immigration son cheval de bataille dans la foulée du Brexit. 

Hommages aux victimes à Calais et Dunkerque

Environ 200 personnes, essentiellement des militants associatifs et quelques exilés, se sont réunies jeudi en début de soirée à Calais pour rendre hommage aux 27 migrants morts la veille dans un naufrage dans la Manche, ont constaté des journalistes.  

Vingt-quatre heures après ce drame inédit par son ampleur dans la Manche, « on s'est réunis parce que 27 personnes singulières, avec leurs familles et leurs amis, leurs rêves et leurs espoirs, ont disparu hier », a expliqué lors de cette commémoration dans le centre de Calais Juliette Delaplace, responsable locale de la mission du Secours catholique auprès des exilés.  

Les soutiens des migrants, réunis depuis 18h30, ont observé une minute de silence et déployé une banderole portant les noms de la plupart des 309 personnes ayant trouvé la mort à cette frontière entre la France et la Grande-Bretagne depuis 1999, selon un décompte associatif.  

Cela porte donc le nombre des décès à 336, avec les victimes du naufrage mercredi, selon ce décompte. 

« Je me sens très triste. Je ne les connaissais pas mais je suis venu dire à mes frères (migrants) d'être prudents », a confié Faysal, un Soudanais de 30 ans qui vit dans les rues de Calais depuis quatre mois.  

Lui qui voulait aussi tenter la traversée vers la Grande-Bretagne est en train de changer d'avis, dit-il: « je vois qu'il y a beaucoup de morts ».  

A Dunkerque aussi, plus loin sur le littoral, quelque 150 personnes se sont retrouvées devant la stèle des Droits de l'Homme, à l'appel du collectif « Ripostons : pour le respect des droits fondamentaux ».  

Parmi eux, les maires de Dunkerque, Patrice Vergriete (divers gauche) et de Grande-Synthe, Martial Beyaert (PS), dont la localité accueille, comme Calais, des flux permanents de migrants.  

« On doit s'indigner par rapport à cette politique française et britannique qui met les exilés en situation de n'avoir pour seul recours que les passeurs, le scandale des passeurs », a lancé Bernard Champagne au nom de la Ligue des Droits de l'Homme.  

M. Vergriete a pour sa part plaidé pour « un système de distribution des demandes d'asile à l'échelle européenne », un système qui éviterait de mettre les exilés « dans les mains des mafias de passeurs ». 

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Carte et photo satellite de la Manche dans sa partie la plus étroite entre la France et le Royaume-Uni et de la mer du Nord, localisant la zone où un bateau avec des migrants à bord a fait naufrage (Graphique, AFP)

« Organisations mafieuses »  

Le drame s'est déroulé sur un « long boat », un bateau gonflable fragile au fond souple dont l'utilisation par les passeurs s'est accru depuis l'été. Le bateau était parti de Dunkerque (nord), selon une source proche du dossier. 

Parmi les victimes figurent 17 hommes, 7 femmes et 3 jeunes, ainsi que 2 survivants, selon la procureure de Lille (nord). Il y aurait un adolescent et trois enfants parmi les victimes, a précisé une source policière. 

Les deux survivants, un Irakien et un Somalien, étaient en « grave hypothermie hier » mais « un peu mieux aujourd'hui », a indiqué jeudi le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin. 

L'épave a été saisie et sera examinée pour éclaircir les causes du naufrage, et cinq personnes, soupçonnées d'être des passeurs, ont été arrêtées, selon M. Darmanin. 

Une enquête a été ouverte en France pour « aide à l'entrée et au séjour irréguliers en bande organisée », « homicide et blessures involontaires » et « association de malfaiteurs ». 

« Depuis le 1er janvier, nous avons arrêté 1 500 passeurs », a assuré M. Darmanin jeudi. Des passeurs qui fonctionnent comme des « organisations mafieuses » qui « relèvent du grand banditisme » avec l'utilisation notamment de « téléphones cryptés ». 

Les tentatives de traversées de la Manche à bord de petites embarcations ont doublé ces trois derniers mois, avait récemment mis en garde le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord, Philippe Dutrieux. 

Au 20 novembre, 31 500 migrants avaient quitté les côtes depuis le début de l'année et 7 800 migrants avaient été sauvés. Une tendance qui n'a pas baissé malgré les températures hivernales. 

Avant ce naufrage, le bilan humain depuis janvier s'élevait à trois morts et quatre disparus. 


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
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  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
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  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.

 


Moyen-Orient: Macron se pose en leader de la défense européenne, faute de leviers sur le conflit

Le président français Emmanuel Macron arrive pour s’adresser aux médias lors de sa visite du porte-avions Charles de Gaulle à Chypre, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président français Emmanuel Macron arrive pour s’adresser aux médias lors de sa visite du porte-avions Charles de Gaulle à Chypre, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Emmanuel Macron se rend à Chypre et à bord du porte-avions Charles de Gaulle pour affirmer le rôle de la France comme leader de la défense européenne face à l’escalade au Moyen-Orient
  • Malgré cette démonstration de force et des échanges avec Massoud Pezeshkian, Donald Trump et Benjamin Netanyahu, l’influence diplomatique de Paris reste limitée et les appels à la désescalade n’ont pas encore produit d’effet

A bord du porte-avions Charles de Gaulle: Face au fait accompli de la guerre au Moyen-Orient, et sans grand levier pour influer sur son cours, le président français Emmanuel Macron, en déplacement lundi à Chypre et sur le porte-avions Charles de Gaulle, tente de reprendre l'initiative en traçant le sillon d'une France leader en matière de défense européenne.

Il a fait une visite express à Paphos, sur l'île méditerranéenne touchée par un drone de fabrication iranienne après le début du conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.

Message central: "lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée". Et la France répond présent pour la protéger, comme elle le fait pour ses partenaires du Golfe visés par des représailles iraniennes. Il a d'ailleurs évoqué, sans plus de précisions, de nouvelles "interceptions" de frappes qui se sont poursuivies ces derniers jours.

Dans la foulée, détour par le porte-avions Charles de Gaulle, désormais au large de la Crète, en Grèce, dans le cadre d'un important déploiement militaire décidé par Paris face à l'embrasement moyen-oriental.

"Ce qui est très important, et habile, dans ces déplacements, c'est qu'ils lui permettent de reprendre l'initiative alors que, depuis le début de la guerre, tous les Européens étaient placés devant le fait accompli", dit à l'AFP Cyrille Bret, chercheur à l'Institut Montaigne.

- "Montrer les muscles" -

"La position d'Emmanuel Macron est vraiment de montrer les muscles", en déployant "un effort capacitaire considérable", ajoute-t-il.

Le Charles de Gaulle est en Méditerranée orientale dans le cadre d'un important dispositif aéronaval appelé aussi à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.

Même si les autorités françaises martèlent qu'il s'agit d'une posture strictement "défensive", et pas d'une participation directe au conflit, "l'engagement d'un groupe aéronaval d'une telle ampleur, c'est un vrai risque", estime cet expert: "ça rend la France encore plus une cible dans la région".

En étant le premier dirigeant à se rendre à Chypre, et en ayant dépêché ces moyens militaires en coordination avec plusieurs pays, dont l'Italie et l'Espagne, Emmanuel Macron tente de conforter son rôle de leader de la défense européenne, une semaine après avoir mis la France au centre du jeu en proposant une dissuasion nucléaire "avancée" au service de l'Europe.

"Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix aux côtés de ses amis", a-t-il lancé lundi aux marins du Charles de Gaulle.

"Celle aussi d'une puissance européenne qui sait organiser autour d'elle et orchestrer la présence de plusieurs autres européens", a ajouté celui qui plaide depuis plusieurs années pour une autonomie stratégique du Vieux Continent.

- "Où est la voix de la France?" -

Par contraste, le Royaume-Uni est critiqué pour son déploiement plus poussif, alors même que c'est une base britannique qui a été touchée à Chypre.

"Pour l'instant la réaction de la France est plutôt la bonne", a d'ailleurs reconnu l'un de ses principaux opposants, le président du Rassemblement national (extrême droite) Jordan Bardella.

Sur le front diplomatique, toutefois, d'autres voix critiquent un certain embarras du chef de l'Etat, qui semble vouloir ménager les Etats-Unis et Israël, sans pour autant approuver leur opération ni y participer plus directement.

"Où est la voix de l'Europe, où est la voix de la France?", a interrogé dimanche, sur la même chaîne, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui prépare une candidature à la présidentielle de 2027. "C'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe", a-t-il estimé, saluant l'opposition plus résolue à cette guerre de la part du chef du gouvernement espagnol.

Si Emmanuel Macron a été dimanche le premier dirigeant occidental à s'entretenir au téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian depuis le début du conflit, et s'il a parlé à plusieurs reprises à Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ses leviers diplomatiques sont limités.

Pour l'instant, ses appels à la désescalade sont restés sans effet. Il n'a pu convaincre Israël de ne pas étendre le conflit au Liban en riposte à des tirs du Hezbollah pro-iranien, même s'il constate que l'armée israélienne n'a pas, à ce stade, lancé d'offensive terrestre d'ampleur.