Rejet des plaintes bloquant l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth

L'enquête sur l'explosion meurtrière (plus de 200 morts) ayant ravagé le 4 août 2020 le port de Beyrouth et plusieurs quartiers de la capitale est suspendue depuis trois semaines en raison de plusieurs poursuites judiciaires lancées contre le juge Bitar, exigeant sa mise à l'écart. (Photo, AFP)
L'enquête sur l'explosion meurtrière (plus de 200 morts) ayant ravagé le 4 août 2020 le port de Beyrouth et plusieurs quartiers de la capitale est suspendue depuis trois semaines en raison de plusieurs poursuites judiciaires lancées contre le juge Bitar, exigeant sa mise à l'écart. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Rejet des plaintes bloquant l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth

L'enquête sur l'explosion meurtrière (plus de 200 morts) ayant ravagé le 4 août 2020 le port de Beyrouth et plusieurs quartiers de la capitale est suspendue depuis trois semaines en raison de plusieurs poursuites judiciaires lancées contre le juge Bitar, exigeant sa mise à l'écart. (Photo, AFP)
  • Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités sont accusées par les familles des victimes et des ONG d'ingérence politique pour torpiller l'enquête et éviter des inculpations
  • Des politiques mis en cause ont intenté 16 procès devant différents tribunaux contre le juge Bitar pour entraver l'enquête, selon la source judiciaire

BEYROUTH: Des tribunaux au Liban ont rejeté jeudi des poursuites bloquant l'enquête sur l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth, ouvrant ainsi la voie à la reprise de l'enquête par le juge d'instruction Tareq Bitar, a indiqué une source judiciaire. 

L'enquête sur l'explosion meurtrière (plus de 200 morts) ayant ravagé le 4 août 2020 le port de Beyrouth et plusieurs quartiers de la capitale est suspendue depuis trois semaines en raison de plusieurs poursuites judiciaires lancées contre le juge Bitar, exigeant sa mise à l'écart. 

Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités sont accusées par les familles des victimes et des ONG d'ingérence politique pour torpiller l'enquête et éviter des inculpations. 

Les responsables politiques de tous bords refusent d'être interrogés par M. Bitar, même si les autorités ont imputé le drame au stockage sans mesures de précaution d'énormes quantités de nitrate d'ammonium au port. 

Des politiques mis en cause ont intenté 16 procès devant différents tribunaux contre le juge Bitar pour entraver l'enquête, selon la source judiciaire. 

La Cour de cassation a rejeté jeudi deux plaintes déposées par l'ancien Premier ministre Hassan Diab et l'ex-ministre de l'Intérieur Nohad Machnouk jugeant illégale leur convocation par le juge Bitar, selon la même source.  

La Cour de cassation a statué qu'il n'y avait pas de preuve suggérant que le juge d'instruction avait commis des erreurs. Elle a également rejeté deux plaintes similaires déposées par les députés Ali Hassan Khalil et Ghazi Zaayter. 

La Cour pénale de cassation a elle rejeté jeudi une plainte déposée par l'ancien ministre des Travaux publics, exigeant la mise à l'écart du juge Bitar. 

Ces cinq responsables avaient été convoqués par le juge.  

Plus d'un an après le drame, aucun coupable n'a été identifié et les responsables soupçonnés de négligence ont largement esquivé tout interrogatoire. 

Depuis le début de l'enquête en février, M. Bitar est soumis à d'intenses pressions, notamment de la part du puissant Hezbollah pro-iranien qui l'accuse de politiser l'enquête, et exige son remplacement. 

La Cour de cassation a affirmé jeudi que toutes les poursuites contre le juge Bitar seraient traitées par un seul tribunal, présidé par le juge Naji Eid, toujours selon la source judiciaire. 

Il s'agit de « réduire les tentatives d'entraver l'enquête en cours et éviter de perdre plus de temps », a justifié la Cour. 

Plus tôt jeudi, trois juges ont présenté leur démission pour protester contre les ingérences politiques dans la justice. 


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.