Quatre morts et 48 ​​blessés dans un accident de bus en Arabie saoudite

Certains des blessés ont été soignés sur les lieux de l'accident avant d'être transférés dans des hôpitaux locaux. (Autorité du Croissant-Rouge saoudien)
Certains des blessés ont été soignés sur les lieux de l'accident avant d'être transférés dans des hôpitaux locaux. (Autorité du Croissant-Rouge saoudien)
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Publié le Vendredi 26 novembre 2021

Quatre morts et 48 ​​blessés dans un accident de bus en Arabie saoudite

  • Le bus transportant 45 passagers est entré en collision avec un camion
  • Les autorités de Médine, de La Mecque et de Qassim ont aidé les victimes

RIYAD : Une collision entre un bus et un camion a fait quatre morts en Arabie saoudite, ont rapporté vendredi les autorités saoudiennes.

Le bus, qui transportait 45 passagers, est entré en collision avec un camion sur l'autoroute Al-Hijrah, dans la province de Médine.

L'accident s'est produit juste après la ville d'Al-Yutamah, à environ 90 km de la ville de Médine.

Certains des blessés ont été soignés sur les lieux de l'accident avant d'être transférés dans des hôpitaux locaux.

L'opération multiprovinciale pour faire face à l'incident comprenait plus de 20 ambulances et unités de soins avancés de Médine, soutenues par huit unités de La Mecque et trois autres de Qassim, selon Khaled Al-Sehali, porte-parole de l'Autorité du Croissant-Rouge saoudien.

Le journal Okaz a déclaré que des ambulances avaient été appelées jeudi à 23h27, bien que les autorités n'aient pas confirmé exactement quand l'accident s'est produit.

La route très fréquentée, qui a été rénovée il y a plus de deux ans, est l'une des principales liaisons routières entre les provinces de La Mecque et de Médine.

Les pèlerins et autres fidèles empruntent souvent l'itinéraire pour visiter les deux mosquées saintes : la Grande Mosquée de La Mecque et la Mosquée du Prophète à Médine.

Les photos de la scène montrent un bus rouge avec d'importants dommages à l'avant et sur le côté droit, son pare-brise arraché.

En 2019, trente-cinq pèlerins sont morts sur la même route près du village d'Al-Akhal après que leur bus est entré en collision avec un camion. Les passagers du bus étaient des expatriés vivant au Royaume et de nationalités asiatique et arabe.

L'Arabie saoudite a enregistré 12317 décès sur les routes en 2019, selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé.


Une première femme irako-kurde victime de la tragédie de la Manche identifiée

Maryam Nuri Mohamed Amin, 24 ans, envoyait un message à son fiancé au Royaume-Uni lorsque le canot dans lequel elle se trouvait a commencé à couler mercredi. (Photo, Reuters)
Maryam Nuri Mohamed Amin, 24 ans, envoyait un message à son fiancé au Royaume-Uni lorsque le canot dans lequel elle se trouvait a commencé à couler mercredi. (Photo, Reuters)
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  • Maryam Nuri Mohamed Amin envoyait un message à son fiancé au Royaume-Uni lorsque le canot a commencé à couler
  • 27 personnes sont mortes en tentant un voyage périlleux de la côte française au Royaume-Uni

LONDRES : Une femme kurde du nord de l'Irak est la première victime identifiée de la noyade massive de cette semaine dans la Manche.

Maryam Nuri Mohamed Amin, 24 ans, envoyait un message à son fiancé au Royaume-Uni lorsque le canot dans lequel elle se trouvait a commencé à couler mercredi.

Elle est l'une des 27 victimes du périlleux voyage de la côte française vers la Grande-Bretagne, qui a fait des dizaines de morts cette année.

Son fiancé a déclaré à la BBC qu'elle avait essayé de le rassurer sur le fait qu'ils seraient secourus pendant qu'ils coulaient, mais elle a péri avec 26 autres personnes. Seuls deux passagers ont survécu.

17 hommes, six femmes - dont une enceinte - et trois enfants ont péri.

Les deux survivants, un Somalien et un Irakien, sont sortis d'un hôpital français et devraient être interrogés sur l'incident.

Amin avait tenté le voyage avec une proche, en espérant rejoindre une famille en Grande-Bretagne.

Elle envoyait un message à son fiancé sur l'application de médias sociaux Snapchat quelques instants avant que le canot ne commence à chavirer.

Elle était originaire de Souran, une ville du nord-est du Kurdistan irakien. Sa famille attend le retour de son corps pour des funérailles.

Un proche dit : « Son histoire est la même que celle de tout le monde : elle cherchait une vie meilleure. L'un de ses oncles était l'une des personnes les plus proches de moi. Il s'est occupé de nous quand mon père était prisonnier politique. Mais la famille a eu une vie tellement tragique. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Irak: un mort lors d'une tentative d'évasion de trois djihadistes de l'EI

Les forces de sécurité irakiennes ont déclaré avoir abattu un militant condamné alors qu'il tentait de s'échapper d'une prison. (Photo, AFP)
Les forces de sécurité irakiennes ont déclaré avoir abattu un militant condamné alors qu'il tentait de s'échapper d'une prison. (Photo, AFP)
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  • Une force de sécurité conjointe de la police et de l'armée a « réussi à déjouer la tentative d'évasion de trois terroristes condamnés à la prison à vie », indique un communiqué
  • Ils étaient détenus à la prison de Taji, au nord de Bagdad, selon le texte

BAGDAD : Les forces de l'ordre en Irak ont tué samedi un djihadiste du groupe Etat islamique (EI) lors d'une tentative d'évasion avec deux autres hommes de l'organisation extrémiste, tous condamnés à la prison à vie, selon un communiqué officiel.

Une force de sécurité conjointe de la police et de l'armée a "réussi à déjouer la tentative d'évasion de trois terroristes condamnés à la prison à vie", indique un communiqué qui ne donne pas de détails sur leur identité.

Ils étaient détenus à la prison de Taji, au nord de Bagdad, selon le texte. Les forces de l'ordre ont ouvert le feu "en les voyant traverser le mur extérieur de la prison".

"Ils n'ont pas obéi aux avertissements, l'un d'eux a été tué, les deux autres se sont rendus".

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son "califat" vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays.

L'Irak a proclamé sa victoire contre les djihadistes fin 2017 et l'EI a été défait en Syrie en mars 2019.

Les djihadistes restent une menace et continuent de mener des attentats dans ces deux pays.

Aujourd'hui l'EI "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021.

Dans ces deux pays, l'organisation djihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport.

Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'EI en Irak a visé en juillet dernier un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad qui a fait une trentaine de morts.

En octobre, les autorités ont annoncé deux importantes arrestations grâce à deux opérations menées hors d'Irak: le responsable d'un attentat revendiqué par l'EI ayant fait plus de 320 morts en 2016 à Bagdad et un ancien haut responsable financier de l'organisation ultraradicale, recherché par les Etats-Unis.

Des centaines d'étrangers ont été condamnés à la peine capitale ou à la prison à vie en Irak pour appartenance à l'EI mais leurs peines de mort n'ont pas été exécutées. Parmi eux, 11 Français ont été condamnés à mort et trois à la perpétuité. 

 


Près de 70 arrestations lors d'une manifestation dans le centre de l'Iran

Les Iraniens se rassemblent lors d'une manifestation à Ispahan pour exprimer leur colère après l'assèchement de la rivière vitale de leur province en raison de la sécheresse et du détournement. (Photo, AFP)
Les Iraniens se rassemblent lors d'une manifestation à Ispahan pour exprimer leur colère après l'assèchement de la rivière vitale de leur province en raison de la sécheresse et du détournement. (Photo, AFP)
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  • Depuis plus de deux semaines, des manifestations sont organisées par des habitants de la troisième ville du pays qui se plaignent de la terrible sécheresse frappant la région depuis des années
  • Ils reprochent aussi aux autorités de détourner l'eau de la ville pour approvisionner la province voisine de Yazd, qui manque aussi cruellement d'eau

TEHERAN : La police iranienne a annoncé samedi l'arrestation de près de 70 personnes au lendemain d'un rassemblement émaillé de violences qui protestait contre l'assèchement d'une rivière emblématique à Ispahan, dans le centre du pays.

Depuis plus de deux semaines, des manifestations sont organisées par des habitants de la troisième ville du pays qui se plaignent de la terrible sécheresse frappant la région depuis des années.

Ils reprochent aussi aux autorités de détourner l'eau de la ville pour approvisionner la province voisine de Yazd, qui manque aussi cruellement d'eau.

Pour la première fois vendredi, la manifestation s'est accompagnée de heurts entre forces de l'ordre et protestataires. 

Nourodin Soltanian, porte-parole de l'hôpital universitaire d'Ispahan, cité samedi par l’agence de presse Mehr, a fait état de manifestants blessés, dont "deux (...) dans un état grave". 

"Nous avons arrêté 67 des principaux auteurs et fauteurs de troubles", a déclaré de son côté un haut responsable de la police nationale, le général Hassan Karami, à l'agence Fars.

Il a fait état d'"environ 2 à 3.000 émeutiers dans les troubles de vendredi". 

Les arrestations ont été menées par la police, les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, et les services de renseignements. 

La rivière Zayandeh-Roud qui traverse Ispahan est à sec depuis 2000, sauf pour quelques brèves périodes. Elle est devenue le principal lieu de rassemblement des manifestants.

Samedi, la ville d'Ispahan était calme, selon des témoins, et la police anti-émeute y était déployée.

« Manque de confiance »

"J'ai l'habitude de me promener dans le lit de la rivière avec des amies mais aujourd'hui la police anti-émeute est déployée en grand nombre près du pont Khadjou et elle demande aux habitants d'éviter ce secteur", a déclaré une quinquagénaire jointe par téléphone.

Selon M. Karami, "30 à 40.000 agriculteurs et des habitants d'Ispahan ont participé aux rassemblements la semaine dernière".

Vendredi, "après le départ (de la manifestation) des agriculteurs, des opportunistes et des contre-révolutionnaires sont restés sur place", a affirmé en soirée à la télévision le chef de la police d'Ispahan, Mohammad-Réza Mirheidari.

Et, selon lui, l'appareil de sécurité, en particulier à la police, "a pu identifier et d'arrêter facilement les personnes qui ont détruit les biens publics".

La police a tiré vendredi des grenades lacrymogènes sur les protestataires qui ont riposté avec des jets de pierre, brisant les vitres d'une ambulance, incendié une moto de police et du mobilier urbain, selon l'agence Fars.

"En raison des jets de pierres et de l'utilisation de pétards et de bombes assourdissantes, certains de nos collègues ont été blessés tandis que d'autres l'ont été par des tirs de fusils de chasse", a ajouté M. Mirheidari.

"Un policier a également été poignardé mais son état est satisfaisant", a-t-il encore dit.

Jeudi, un accord avait été conclu entre les agriculteurs de la région d'Ispahan et les autorités sur la distribution de 50 millions de mètres cubes d'eau, selon l'agence Fars.

D'après cette même agence, une canalisation acheminant l’eau de la province d'Ispahan vers Yazd a été détruite dans la nuit de jeudi à vendredi par un bulldozer, ainsi que trois réservoirs d’eau. En conséquence, l'eau potable dans quelques localités de la province de Yazd a été coupée.

La presse était divisée samedi sur les événements. Le journal ultraconservateur Kayhan a accusé "des voyous mercenaires d'avoir déclenché des émeutes".

En revanche, le journal réformateur Etemad a vu dans ces rassemblements le signe d'un "manque de confiance des manifestants à l'égard du gouvernement pour résoudre les problèmes".

Pays aride, l'Iran connaît une sécheresse chronique depuis des années, avec pour conséquences des inondations régulières provoquées par la combinaison du durcissement des sols et de précipitations plus ou moins violentes.