Les responsables d'attaques chimiques doivent rendre des comptes, déclare le chef de l'ONU

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré que les auteurs d'attaques à l'arme chimique devaient être identifiés et tenus pour responsables. (Photo, Reuters)
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré que les auteurs d'attaques à l'arme chimique devaient être identifiés et tenus pour responsables. (Photo, Reuters)
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Publié le Mardi 30 novembre 2021

Les responsables d'attaques chimiques doivent rendre des comptes, déclare le chef de l'ONU

  • Au début de la conférence consacrée à un Moyen-Orient dénucléarisé, le Secrétaire général Antonio Guterres a également appelé toutes les parties à œuvrer pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien
  • L'expansion des zones dénucléarisées existantes dans le monde conduirait à des normes de désarmement et de non-prolifération plus solides, a-t-il ajouté

NEW YORK : Les auteurs d'attaques à l'arme chimique doivent être identifiés et tenus responsables de leurs actes, a déclaré lundi le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Ses commentaires interviennent lors de l'ouverture de la deuxième session de la Conférence sur la création au Moyen-Orient d'une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive.

Actuellement, 60% des États membres des Nations unies sont couverts par cinq zones exemptes d'armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes, dans le Pacifique Sud, en Asie du Sud-Est, en Afrique et en Asie centrale. M. Guterres a déclaré que l'élargissement de ces zones conduirait à des normes plus solides en matière de désarmement et de non-prolifération.

« Cela est particulièrement le cas au Moyen-Orient, où les préoccupations concernant les programmes nucléaires persistent et où les conflits et les guerres civiles font de nombreuses victimes civiles et causent de grandes souffrances, sapant la stabilité et perturbant le développement social et économique », a déclaré le chef des Nations unies, appelant une nouvelle fois tous les acteurs de la région à faire preuve de retenue et à éviter l'escalade des conflits.

La deuxième session de la conférence annuelle, qui a été retardée d'un an en raison de la pandémie de COVID-19, a été présidée par Mansour al-Otaibi, le représentant permanent du Koweït à l’ONU, qui a été choisi pour hériter de la présidence de la Jordanie après la première session de 2019.

Conformément à une décision de l'Assemblée générale, l'objectif de la conférence est « d'élaborer un traité juridiquement contraignant » pour établir une zone au Moyen-Orient exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive, sur la base « d'arrangements librement conclus par les États de la région ».

António Guterres a félicité le Koweït pour avoir « engagé activement les participants pendant la période intersessionnelle afin de tirer les leçons des autres zones exemptes d'armes nucléaires et de continuer à faire avancer le processus ».

Il a déclaré que la conférence représentait une chance de produire des résultats tangibles pour le Moyen-Orient et de rétablir le dialogue sur la mise en œuvre « complète et efficace » du Plan d'action global conjoint, également connu sous le nom d'accord sur le nucléaire iranien.

Il a exhorté « toutes les parties » à œuvrer pour sauver l'accord, signé en 2015 par les puissances mondiales et l'Iran, en vertu duquel Téhéran s'est engagé à mettre fin à ses efforts pour développer une arme nucléaire en échange de la levée des sanctions internationales.

L'ancien président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord en 2018. Un sixième cycle de négociations visant à relancer le Plan d'action global conjoint a débuté lundi à Vienne.

« Votre forte volonté politique, ainsi que le soutien de la communauté internationale, peuvent transformer la vision d'un Moyen-Orient exempt d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive en une réalité », a déclaré Antonio Guterres aux participants.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru dans Arabnews.com


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.