Aide au développement: l'UE veut rivaliser avec la Chine avec 300 milliards d'euros

Le projet, baptisé Global Gateway (Portail mondial), rassemblera des ressources de l'UE, des 27 Etats membres, des institutions financières européennes et des institutions nationales de développement, ainsi que des investissements du secteur privé pour mieux connecter l'Europe avec le reste du monde. (Photo, AFP)
Le projet, baptisé Global Gateway (Portail mondial), rassemblera des ressources de l'UE, des 27 Etats membres, des institutions financières européennes et des institutions nationales de développement, ainsi que des investissements du secteur privé pour mieux connecter l'Europe avec le reste du monde. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Aide au développement: l'UE veut rivaliser avec la Chine avec 300 milliards d'euros

Le projet, baptisé Global Gateway (Portail mondial), rassemblera des ressources de l'UE, des 27 Etats membres, des institutions financières européennes et des institutions nationales de développement, ainsi que des investissements du secteur privé pour mieux connecter l'Europe avec le reste du monde. (Photo, AFP)
  • La stratégie européenne d'aide aux investissements intervient alors que la pandémie a révélé les faiblesses des chaînes logistiques internationales et les vulnérabilités de l'UE dans ce domaine 
  • Bruxelles présente son initiative comme un modèle vertueux en matière de droits humains

BRUXELLES: Bruxelles a annoncé mercredi vouloir mobiliser jusqu'à 300 milliards d'euros de fonds publics et privés d'ici à 2027 dans des projets d'infrastructures à travers le monde, réponse européenne à l'influence grandissante de la Chine.  

Réseaux de fibre optique, nouvelles infrastructures de transports, Réseaux d'énergie propre... Le projet, baptisé Global Gateway (Portail mondial), rassemblera des ressources de l'UE, des 27 Etats membres, des institutions financières européennes et des institutions nationales de développement, ainsi que des investissements du secteur privé pour mieux connecter l'Europe avec le reste du monde.  

« Les investissements dans le numérique, la santé, le climat, les secteurs de l'énergie et des transports, ainsi que l'éducation et la recherche, seront une priorité », a souligné la Commission qui s'est appliquée à ne pas mentionner la Chine, même si son projet est perçu comme une alternative à la stratégie chinoise des « Nouvelles routes de la soie ».  

Bruxelles présente son initiative comme un modèle vertueux en matière de droits humains.  

« Nous voulons des projets qui soient mis en oeuvre avec un haut niveau de transparence, de bonne gouvernance et de qualité », a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse.  

Pékin a lancé en 2013 sa stratégie mondiale d'investissement des « Nouvelles routes de la soie », projet phare du président Xi Jinping. Officiellement appelé « la Ceinture et la Route », il vise à développer les infrastructures terrestres et maritimes pour mieux relier la Chine à l'Asie, l'Europe et l'Afrique.   

L'Empire du Milieu y a déjà engagé près de 140 milliards de dollars (124 milliards d'euros) d'investissements, selon ses données officielles.  

Une Europe géopolitique  

Les Occidentaux y voient un outil d'influence de la Chine sur les pays pauvres. Ils reprochent à Pékin d'inciter les pays émergents au surendettement, critiquent des appels d'offres non transparents, soupçonnent des pratiques de corruption et dénoncent le non respect des droits humains, sociaux et environnementaux.  

La stratégie européenne d'aide aux investissements intervient alors que la pandémie a révélé les faiblesses des chaînes logistiques internationales et les vulnérabilités de l'UE dans ce domaine.  

Elle représente une opportunité de nouveaux contrats pour les firmes européennes. Selon des estimations du G20, le déficit d'investissement dans les infrastructures au niveau mondial pourrait atteindre 13 000 milliards d'euros d'ici à 2040.  

L'UE explique vouloir apporter « une solution européenne aux besoins urgents de développement, qui prend en compte à la fois les besoins de ses partenaires et ses intérêts propres ».  

« Global Gateway est la réponse de l'UE aux Nouvelles routes de la soie », a commenté sur Twitter l'eurodéputée conservatrice autrichienne Angelika Winzig (groupe PPE).  

La stratégie européenne s'inscrit dans le sillage d'un plan des pays du G7 pour offrir aux pays en développement une alternative aux Nouvelles routes de la soie, présenté en juin lors du sommet des sept puissances industrielles en Cornouailles (Royaume-Uni).  

« La Chine est un partenaire, mais aussi un concurrent. La stratégie Global Gateway nous permettra de concurrencer la Chine là où c'est nécessaire, (...) tout en oeuvrant pour l'autonomie stratégique de l'UE », a réagi l'eurodéputé polonais Radek Sikorski.  

Ce spécialiste des questions de défense et de politique internationale estime que l'UE avait « besoin de cet instrument dans sa boîte à outils géopolitique » alors que Bruxelles entend affirmer davantage son influence dans les affaires du monde.  

Lors de son discours sur l'état de l'Union, le 15 septembre, Ursula von der Leyen avait déjà évoqué la préparation du « Global Gateway ». « Nous sommes très bons pour financer des routes. Mais cela n'a pas de sens que l'Europe construise une route parfaite entre une mine de cuivre sous propriété chinoise et un port également sous propriété chinoise. Nous devons nous montrer plus intelligents pour ces types d'investissements », avait-elle déclaré.   


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".