Le pilote Mick Schumacher évoque le «défi» que pose le Grand Prix de Djeddah

Mick Schumacher, pilote de l'équipe de Formule 1 Haas et membre de la Ferrari Driving Academy, en compagnie d’Arab News, lors du Ferrari Motorsport Festival de Riyad. (Photo Arab News/Faisal Aldakhil)
Mick Schumacher, pilote de l'équipe de Formule 1 Haas et membre de la Ferrari Driving Academy, en compagnie d’Arab News, lors du Ferrari Motorsport Festival de Riyad. (Photo Arab News/Faisal Aldakhil)
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Publié le Samedi 04 décembre 2021

Le pilote Mick Schumacher évoque le «défi» que pose le Grand Prix de Djeddah

Mick Schumacher, pilote de l'équipe de Formule 1 Haas et membre de la Ferrari Driving Academy, en compagnie d’Arab News, lors du Ferrari Motorsport Festival de Riyad. (Photo Arab News/Faisal Aldakhil)
  • Le pilote de l'écurie Haas F1 Team Mick Schumacher déclare qu'il est impatient, ce week-end, de participer au Grand Prix d'Arabie saoudite
  • Les stars internationales Justin Bieber et Jason Derulo seront les têtes d'affiche de deux concerts qui se tiendront après la course, au cours du week-end

RIYAD: Le pilote de l'écurie Haas F1 Team Mick Schumacher déclare qu'il est impatient, ce week-end, de participer au Grand Prix d'Arabie saoudite, une compétition qui fait partie du championnat officiel de formule 1. 

Membre de la Ferrari Driver Academy, Schumacher était à Riyad vendredi et samedi derniers dans le cadre du Ferrari Motorsport Festival. Il s’est ensuite rendu à Djeddah à l’occasion de la cinquième course nocturne de la saison. 

Le pilote allemand, né en Suisse, est l’un des deux enfants du septuple champion du monde de F1 Michael Schumacher. Il déclare à Arab News: «Je n'ai expérimenté [le circuit de la corniche de Djeddah] qu’avec le simulateur, donc ce sera différent dans la vraie vie. Cela semble être une piste très rapide.» 

Schumacher, qui concourt actuellement pour l'équipe américaine Haas, a piloté deux Ferrari historiques au festival de Riyad: la SF70H et la FXX, que son père Michael conduisait avant lui. «Ces voitures sont très spéciales, c'était génial d’être à leur volant et, même si la piste n’est pas grande ici, j’ai quand même pu apprécier les sensations», nous confie-t-il. 

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Mick Schumacher au volant de la Ferrari FXX que son père Michael conduisait avant lui. (Photo Arab News/Zaid Khashogji) 

Le jeune Schumacher a commencé sa carrière avec le karting en 2008. Il est ensuite passé à la Formule 4 allemande Adac en 2015. Après avoir remporté le Championnat d'Europe FIA de Formule 3 en 2018, il est passé à la Formule 2 l’année suivante et a remporté le championnat en 2020. Aux côtés du pilote russe Nikita Mazepin, Schumacher a remplacé Kevin Magnussen et Romain Grosjean dans l'équipe Haas cette saison. 

Le Grand Prix de Djeddah, qui se courra le 5 décembre, est l'avant-dernière course de la saison 2021. Les fans attendent avec impatience le point culminant de cette compétition épique pour découvrir qui l’emportera: le septuple champion du monde Lewis Hamilton, sur Mercedes-AMG, ou le prometteur Max Verstappen, qui pilote une Red Bull Racing. 

«Je pense que la vitesse moyenne [de la piste de Djeddah] est de plus de 250 kilomètres/heure. Ce sera donc un défi, sans nul doute. J'espère que, avec un peu de brise océanique, nous pourrons faire une belle course», souligne Schumacher. 

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Dans les coulisses avec Mick Schumacher et Arab News. (Photo Arab News /Abdelaziz Khashoggi) 

Situé sur la corniche qui longe la mer Rouge, le Grand Prix d'Arabie saoudite de Formule 1 STC est long de 6 175 kilomètres; c’est le deuxième circuit le plus long du calendrier F1 après Spa-Francorchamps, en Belgique, et le circuit urbain le plus long et le plus rapide de Formule 1, avec des vitesses moyennes de 252 kilomètres/heure et des vitesses maximales qui vont jusqu'à 322 kilomètres/heure entre les virages 25 et 27. 

Plusieurs équipes de Formule 1 sont déjà arrivées et ont reçu un accueil haut en couleur à l'aéroport international du roi Abdelaziz de Djeddah; d'autres devraient arriver dans les prochains jours, alors que le compte à rebours de la grande course est lancé. 

Les stars internationales Justin Bieber et Jason Derulo seront les têtes d'affiche de deux concerts qui se tiendront après la course, au cours du week-end. Ils seront rejoints par Tiësto, ASAP Rocky et David Guetta. 

Le village Formule 1 proposera aux visiteurs des loisirs de plein air sur ses nouvelles passerelles, ainsi que des pistes cyclables et des aires de jeux pour les enfants. 

«Djeddah est ma ville natale et j'ai hâte de voir les voitures de Formule 1 rouler sur la corniche, au bord de la mer Rouge, là où je conduisais avant que les travaux ne commencent. J’ai attendu cela toute ma vie», confie un fan à Arab News. 


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.