Le syndicat UGTT réclame un «dialogue national» au président Saied

Le syndicat UGTT réclame un «dialogue national» au président Saied
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Publié le Dimanche 05 décembre 2021

Le syndicat UGTT réclame un «dialogue national» au président Saied

  • Ils étaient entre 6 et 7.000 réunis pour commémorer le 69e anniversaire de l'assassinat par l'organisation pro-coloniale La Main Rouge du fondateur de l'UGTT, Farhat Hached, en 1952, selon les journalistes de l'AFP et des sources autorisées
  • A la tribune, le chef de l'UGTT a appelé le président Saied à un « dialogue national » et à l'instauration d'une « feuille de route »

TUNISIE: La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a réclamé un "dialogue national" et une feuille de route pour sortir de l'état d'exception, décrété fin juillet par le président Kais Saied, samedi, lors d'un rassemblement de plus de 6.000 militants, à Tunis.

"Fidélité au sang des martyrs", "Travail, liberté, et dignité nationale", "Je te défendrai avec mon âme et mon sang UGTT", ils étaient entre 6 et 7.000 réunis pour commémorer le 69e anniversaire de l'assassinat par l'organisation pro-coloniale La Main Rouge du fondateur de l'UGTT, Farhat Hached, en 1952, selon les journalistes de l'AFP et des sources autorisées.

A la tribune, le chef de l'UGTT a appelé le président Saied à un "dialogue national" et à l'instauration d'une "feuille de route".

"La Tunisie ne se construira pas avec l'individualisme", a déclaré ensuite à l'AFP le secrétaire général de l'UGTT, Noureddine Tabboubi, faisant clairement allusion au président Saied qu'il a appelé à adopter "une approche participative".

Le 25 juillet, le chef de l'Etat avait surpris le monde entier en s'octroyant les pleins pouvoirs, après avoir limogé le Premier ministre et gelé le Parlement.

Le 22 septembre, il a officialisé l'instauration de "mesures exceptionnelles" par lesquelles il concentre les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, le temps de mener des "réformes politiques", dont une réforme de la Constitution.

Selon M. Tabboubi, "le train a démarré", et l'UGTT, co-lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2015, sera aux côtés de "celui qui veut construire la Tunisie et la développer". Mais, a-t-il ajouté, il "faut apprendre des erreurs passées", en référence à la politique du cavalier seul de l'ex-dictateur Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011.

"Nous allons jouer notre rôle national avec l'ensemble des citoyens", a poursuivi le chef de l'UGTT, martelant le besoin d'une "méthode participative".

Après "10 ans de disputes, de divergences et de slogans", "le pouvoir d'achat s'est détérioré, la situation environnementale a empiré, les taux de pauvreté et de chômage augmentent", a-t-il estimé.

"Ce n'est pas lié à la situation d'aujourd'hui mais à l'accumulation d'années (de problèmes) amplifiés par des divergences stériles", a-t-il dit, appelant à "sauver le pays", qui traverse "une étape cruciale avec des virages dangereux" à négocier.

Critiqué en Tunisie et à l'international pour "un accaparement des pouvoirs", le président Saied a assuré le 21 novembre qu'il préparait "les prochaines étapes" politiques afin de "sortir de la situation exceptionnelle" actuelle.

Les médias locaux spéculent sur de possibles annonces, le 17 décembre, que M. Saied a décidé jeudi de transformer en jour férié national pour marquer le début de la Révolution de 2010/2011, dont il estime qu'elle est encore inachevée.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.