Afghanistan/CPI: le procureur explique sa décision de ne pas enquêter sur les USA

Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a défendu lundi sa décision de ne pas inclure les États-Unis dans une enquête sur l'Afghanistan. (AFP)
Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a défendu lundi sa décision de ne pas inclure les États-Unis dans une enquête sur l'Afghanistan. (AFP)
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Publié le Lundi 06 décembre 2021

Afghanistan/CPI: le procureur explique sa décision de ne pas enquêter sur les USA

  • «J'ai pris la décision, en me basant sur des preuves, que les pires crimes en termes de gravité, d'échelle et d'étendue semblent être commis par l'État islamique-Khorasan (EI-K) et par les talibans»
  • Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient critiqué la décision de M. Khan en septembre d'écarter des priorités l'enquête sur les forces américaines pour se concentrer à la place sur les talibans et leurs adversaires de l'EI-K

LA HAYE: Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) a défendu lundi sa décision de ne pas inclure les États-Unis dans une enquête sur l'Afghanistan, affirmant que les "pires crimes" y ont été commis par les talibans et le groupe État islamique (EI).


"J'ai pris la décision, en me basant sur des preuves, que les pires crimes en termes de gravité, d'échelle et d'étendue semblent être commis par l'État islamique-Khorasan (EI-K) et par les talibans", a déclaré Karim Khan durant une réunion des pays de la CPI.


"J'ai dit que je prioriserais ceux-ci et j'ai demandé aux juges l'autorisation de mener ces enquêtes", a ajouté le procureur britannique.


Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient critiqué la décision de M. Khan en septembre d'écarter des priorités l'enquête sur les forces américaines pour se concentrer à la place sur les talibans et leurs adversaires de l'EI-K.


L'ouverture d'une enquête de la CPI en Afghanistan, notamment sur des crimes présumés commis par des soldats américains, avait conduit l'administration de l'ancien président américain Donald Trump à imposer des sanctions à la prédécesseure de M. Khan, Fatou Bensouda.


Celle-ci avait demandé en 2017 aux juges internationaux l'autorisation d'ouvrir une enquête complète, estimant qu'il existait des soupçons "raisonnables" de crimes de guerre commis tant par les talibans que par les forces américaines en Afghanistan et la CIA dans des centres de détention secrets à l'étranger.


L'investigation avait été suspendue en 2020, le gouvernement - désormais renversé - de Kaboul ayant assuré qu'il tenterait d'enquêter lui-même sur les allégations de crimes de guerre.


Mais le changement de régime à Kaboul a poussé M. Khan à demander de relancer l'enquête, estimant que la prise de pouvoir des talibans signifiaient que les crimes de guerre ne seraient plus examinés correctement.


Les Etats-Unis ne sont pas signataires du traité ayant permis la constitution de la CPI, créée en 2002 pour juger les pires atrocités dans le monde. 


M. Khan a également assuré lundi que le coup d'Etat au Soudan avait "provoqué une certaine interruption" des travaux de la CPI, mais qu'il s'attendait à ce que son équipe puisse y revenir prochainement pour enquêter sur les crimes de guerre.


M. Khan s'est rendu à Khartoum en août pour signer un accord de coopération visant à faire avancer le procès pour génocide de l'ex-dictateur Omar el-Béchir.


"L'heure du changement a sonné" à la CPI, a-t-il ajouté, réitérant ses promesses antérieures de se concentrer sur les affaires ayant des chances d'aboutir à une condamnation.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.