Israël achève la construction de la barrière le séparant de Gaza

Longue de 65 km et pourvue de centaines de caméras, de radars et autres capteurs, cette barrière «constitue un "mur de fer" (...) entre l'organisation terroriste (le Hamas, NDLR) et les résidents du sud d'Israël«, s'est félicité le ministre de la Défense Benny Gantz. (Photo, AFP)
Longue de 65 km et pourvue de centaines de caméras, de radars et autres capteurs, cette barrière «constitue un "mur de fer" (...) entre l'organisation terroriste (le Hamas, NDLR) et les résidents du sud d'Israël«, s'est félicité le ministre de la Défense Benny Gantz. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 décembre 2021

Israël achève la construction de la barrière le séparant de Gaza

  • Cette barrière, «projet technologiquement avancé et innovant», «donnera aux citoyens israéliens un sentiment de sécurité», a assuré Benny Gantz
  • Elle compte une partie souterraine, pour empêcher le creusement de tunnels entre l'enclave et le sol israélien

NETIV HAASARA : Israël a annoncé mardi avoir achevé la construction de la barrière le séparant de la bande de Gaza, enclave sous blocus gouvernée par le Hamas islamiste, après plus de trois ans de travaux pour mettre au point ce "mur de fer" truffé de technologies.

Longue de 65 km et pourvue de centaines de caméras, de radars et autres capteurs, cette barrière "constitue un 'mur de fer' (...) entre l'organisation terroriste (le Hamas, NDLR) et les résidents du sud d'Israël", s'est félicité le ministre de la Défense Benny Gantz lors d'une cérémonie marquant la fin des travaux.

Cette barrière, "projet technologiquement avancé et innovant", "donnera aux citoyens israéliens un sentiment de sécurité", a assuré M. Gantz cité dans un communiqué de son bureau.

Elle compte une partie souterraine, pour empêcher le creusement de tunnels entre l'enclave et le sol israélien, et une portion en mer "reliée à un système d'armement contrôlé à distance", d'après ce texte. La barrière est composée à certains endroits de pans de béton. 

Israël impose un strict blocus à la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir du mouvement armé Hamas en 2007.

Les deux ennemis se sont livré quatre guerres depuis 2008, dont la dernière en mai 2021 a fait 260 morts à Gaza dans des frappes israéliennes, parmi lesquels des combattants selon les autorités locales et 13 morts en Israël, dont un soldat, après des tirs de roquettes depuis le territoire palestinien, d'après la police et l'armée.

"Nous restons vigilants pour contrecarrer toute tentative du Hamas de faire du mal aux citoyens israéliens, surtout en ce qui concerne les tirs de roquettes", a affirmé M. Gantz.

Deux millions de Palestiniens vivent à Gaza, territoire miné par la pauvreté et coincé entre Israël, l'Égypte et la mer Méditerranée.

L'État hébreu a également construit une barrière composée par endroits de larges sections bétonnées pour séparer son sol de la Cisjordanie, un autre territoire palestinien, occupé depuis 1967 par l'armée israélienne. Israël a aussi érigé un mur d'acier à sa frontière avec l'Égypte.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.